samedi 3 décembre 2016

Carrie - Stephen King

Carrietta White, 17 ans, est le souffre-douleur de son école à Chamberlain, petite ville d'Amérique. A la maison, elle subit le fanatisme religieux de sa mère qui l'élève seule à l'écart des autres. Carrie n'en peut plus, jusqu'au jour où le beau et populaire Tommy Ross l'invite au bal de printemps. Alors que l'invitation partait d'une bonne intention, la situation va vite tourner au carnage, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de Chamberlain...

Carrie, comme à peu près tous les bouquins de Stephen King, est un classique du thriller, bien que celui-ci se différencie vaguement des autres par une écriture un peu plus légère et une histoire plus destinée aux adolescents/jeunes adultes, de par l'âge des protagonistes et la situation dans laquelle se trouve Carrie : ils devraient vraiment utiliser ce livre dans les campagnes contre le harcèlement scolaire, ça pourrait facilement en arrêter plus d'un dans ses mauvaises actions....
Au départ, j'ai choisi de lire ce livre pour mon TPE sur les sorcières, et aussi parce qu'on m'avait dit que l'ambiance n'était pas aussi lourde ici que dans, par exemple, Shining. Bien qu'on retrouve le côté sanglant, malsain et pesant typique à Stephen King, effectivement, Carrie est un peu en dessous de la barre; malgré tout, je n'ai pas été déçue par ce livre, qui s'est lu très rapidement. Il n'est déjà pas très long, et bien que l'on connaisse tous la fin par avance, l'envie de savoir comment on en est arrivé là nous pousse à garder ce livre en main jusqu'à ce qu'on ait fini la lecture. Côté original, le récit est entrecoupé d'extraits de rapports, d'articles de journaux et de tas d'autres documents qui l'allègent, et nous propose un point de vue plus clair et extérieur sur l'histoire.
Niveau personnages, on ne peut décidément pas dire que beaucoup attisent notre sympathie : la mère de Carrie, Chris, Billy sont totalement antipathiques, Carrie est très particulière et difficile à suivre, et donc à s'y attacher, surtout quand on sait comment elle finit. Sue et Tommy sont peut-être ceux que l'on peut le plus apprécier, mais il n'y a pas de liens à proprement parler qui se créent entre le lecteur et les différents personnages.
Malgré tout, Carrie est un thriller digne de ce nom qui s'inscrit dans la longue lignée de chefs-d'oeuvre de Stephen King, qui est pour tous, que l'on l'aime ou pas, le maître du genre.

Ma note : 4/5

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mercredi 30 novembre 2016

Tag : Les Personnages Secondaires

Bonjour!

On se retrouve donc aujourd'hui, comme tous les 30 du mois, pour un nouveau tag, qui porte cette fois-ci sur les personnages secondaires. Malgrré mon grand amour pour les personnages masculins qui ont dans l'ombre, ils ont tendance à ne pas être considérés comme des personnages secondaires à proprement parler, du coup, dans un souci de justesse, j'ai préféré ne pas parler de Alec (The Mortal Instruments), Jem (The Mortal Insutruments, les origines), Aaron (Magisterium), ou encore Raffaele (Young Elites).

1) Citer un personnage secondaire que vous préférez au héros du livre.

Comme dit plus haut, j'aurais pu citer mes personnages favoris, mais ils restent des personnages très importants de leurs romans respectifs, et je préfère donc vous parler d'un perosnnage féminin souvent oublié, Cara, dans la trilogie Divergente de Veronica Roth (éd. Nathan, col. Lire en Live). A vrai dire, on la prend d'abord pour une fille pas très gentille, mais dans le tome 3, on apprend à la connaître et je l'ai trouvé beaucoup plus sympathique et raisonnable que Tris. Ma chronique du tome 3 ici.

2) Citer un roman dans lequel un personnage secondaire sauve la vie du héros.

Dans Glass Sword, le second tome de la trilogie Red Queen de Victoria Aveyard (éd. Le Masque, col. MsK), le grand frère de Mare, Shade, est un personnage que j'ai adoré, et qui lui a sauvé la vie plus d'une fois (spoiler : au prix de la sienne). Mes chroniques des tomes 1 et 2 ici et là.

3) Citer une série dans laquelle un personnage secondaire devient le héros d'un autre tome.

Le second tome de La 5e Vague de Rick Yancey (éd. Robert Laffont, col. R), La Mer Infinie (je l'avoue, je n'ai encore lu que la 5e Vague mais je me suis renseignée) se concentre sur un personnage secondaire du premier tome, Ringer. Ma chronique du tome 1 ici.

4) Citer un personnage secondaire qui a moins de 10 ans.

J'ai dit que je ne parlerais pas de Alec, mais je n'ai jamais rien dit pour The Mortal Instruments de Cassandra Clare (éd. Pocket Jeunesse)! Donc comme il se doit, je le place dans ce tag en parlant de l'adorable Max Lightwood, qui, il me semble, a 9 ans et toutes ses dents.

5) Citer un roman dans lequel les parents du héros ont un rôle secondaire important.

Une bonne excuse pour vous parler de ma dernière lecture en date, et aussi un coup de coeur, c'est Kaleb, le premier tome, de Myra Eljundir (éd. Robert Laffont, col. R). On ne peut pas parler de parents au pluriel ici, puisqu'il ne s'agit que du père de Kaleb, Franck, mais il joue un rôle très important bien que mineur. Ma chronique du tome 1 ici.

6) Citer un personnage secondaire qui vous ressemble.

Voilà probablement la question où j'ai le plus galéré, et puis je me suis dit que ça ferait une nouvelle excuse pour parler du meilleur livre écrit par John Green, Qui es-tu Alaska (éd. Gallimard, col. Scripto), où nous pouvons retrouver Takumi, aka le Renard, un personnage rusé et assez drôle.

7) Citer un personnage secondaire qui n'est pas humain, alors que le héros l'est.

Là encore, je vous parle de Cassandra Clare, mais cette fois-ci pour sa saga jeunesse, Magisterium, écrite avec Holly Black (éd. Pocket Jeunesse). Alors oui, pour moi un magicien est humain, tout du moins en apparence, ce que n'est pas un lézard. Car oui, dans Magisterium, vous pourrez trouver, en plus d'ados un peu paumés, des lézards magiques qui parlent à la troisième personne et qui vous feront fortement penser à un certain maître Yoda, en un peu moins bienveillant, comme Warren. Mes chroniques des tomes 1 et 2 ici et là.

8) Citer un livre dans lequel toute l'histoire tourne autour d'un personnage secondaire.

Dans Forget Tomorrow de Pintip Dunn (éd. Lumen), le personnage principal fait tout pour protéger sa petite soeur Jessa, qui n'apparaît pourtant pas tant que ça. On la retrouvera sûrement avec un rôle plus important dans le prochain tome de la trilogie, si un jour il daigne s'écrire tout seul, visiblement. Ma chronique ici.

9) Citer un roman pour lequel vous auriez aimé qu'un personnage secondaire ait un rôle plus important.

Dans Young Elites de Marie Lu (éd. Castelmore), une trilogie de dark fantasy Young Adult, il y a pas mal de personnages badass, dont un pour lequel beaucoup de lecteurs, dont moi, attendaient un développement qui au final n'a jamais vu le jour, et il s'agit de Maeve Corrigan, la reine de Beldain, Elite au pouvoir de ramener les âmes d'entre les morts, et accessoirement, la petite amie de Lucent. Mes chroniques des tomes 1, 2 et 3 ici, ici et là.

10) Citer un livre où il y a peu de personnages.

Ici, j'ai choisi Shining de Stephen King (éd. Livre de Poche), où, j'ai compté, on retrouve 7 personnages "réels" (Jack, Wendy, Danny, Dick, Watson, Al et Ullman). Bien sûr, je ne compte pas les gentils fantômes invités à la fête. Ma chronique ici.

11) Citer un livre où il y a beaucoup de personnages.

Dans chacun des tomes de la saga de Sophie Audouin-Mamikonian, Tara Duncan (éd. XO), on a tout un tas de personnages hauts en couleur, pattes, plumes, sabots, ailes, cornes, fourrures (et en nom, surtout pour les dragons), parfois un peu idiots, très souvent la cause des mésaventures du Magicgang. Ma chronique de Dan et Celia ici.

12) Citer un personnage secondaire que vous aimeriez avoir en ami.

Et c'est sûrement cette dernière réponse qui m'est apparue la plus évidente : Gemma Salvatore dans Young Elites de Marie Lu (éd. Castelmore). C'est une jeune Elite joyeuse qui peut éclairer toute une pièce avec son sourire et qui a même failli être la rédemption de Adelina. M'enfin fallait pas rêver.

Et voilà! Merci à Pocket Jeunesse, qui ne cesse de nous refiler plein de tags livresques de qualité, et que vous pouvez retrouver sur leur site. N'hésitez pas à reprendre ce tag ou à simplement partager vos réponses en commentaires, elles sont toujours intéressantes! ;)

samedi 26 novembre 2016

Kaleb, saison 1 - Myra Eljundir

A 19 ans, Kaleb Helgusson, déjà un séducteur hors-pair, se découvre de dangereux pouvoirs d'empathe qu'il n'arrive pas à maîtriser. Etranger à ses propres origines, sans appui de la part de son seul parent, il manipule les autres en quête d'un amour qu'il n'a jamais eu et devient petit à petit son pire ennemi. La ligne entre le Bien et le Mal est très fine, et Kaleb oscille dangereusement du mauvais côté. Parviendra-t-il à se sauver lui-même, alors qu'il se retrouve traqué comme une bête par une société mystérieuse ?


Contrairement à ce à quoi je m'attendais en lisant la quatrième de couverture, ce n'est pas tout à fait l'histoire d'un jeune homme maléfique qui sème déjà le mal : en réalité, on suit sa descente aux enfers vers sa sombre destinée. Et comment vous dire que ça, c'est mon dada. 
Fans d'antihéros et de pouvoirs maléfiques, vous trouverez votre bonheur dans ce thriller Young Adult écrit, chose rare (en tout cas dans ma bibliothèque), par un auteur français. Plus encore, on nous propose non pas un voyage en Amérique, vu et revu dans le Young Adult, mais en France et au coeur même d'une culture Islandaise sombre et mystérieuse. Oui, au final ça fait beaucoup de sombre, parce qu'en la matière, ce livre fait partie du must-read en YA.

Myra Eljundir (aka Ingrid Desjours, maître dans l'écriture de thrillers) possède une plume très fluide et définitivement addictive. Et puis il faut l'avouer, les pages ne sont pas très larges et la police d'écriture est énorme, donc en fait, les 442 pages sont passées à la vitesse de la lumière.

Niveau personnages, notre petit Kaleb apparaît d'abord (en tout cas pour moi) comme le typique bad boy détestable, mais j'ai été forcée d'admettre que je m'étais trompée et finalement, c'est le personnage que j'ai le plus aimé dans cette histoire. On développe beaucoup de compassion pour lui au fil du récit (à croire que son pouvoir est sorti du papier pour contrôler nos émotions) et même quand il faisait des trucs horribles, je l'encourageais presque, parce que bon, c'était vraiment trop DARK, et c'est trop cool.

J'ai aussi trouvé la description de son pouvoir très bien faite, très immersive (de toute façon, on est plongé dans l'univers du début à la fin) et c'était très appréciable, car évidemment, le thème des pouvoirs magiques a lui aussi déjà été bien exploité auparavant, et ça fait du bien de le retrouver dans un contexte un peu moins "classique", plus original. Je pense que même si vous commencez à être fatigué par le surnaturel et autres choses du genre, vous pourrez tout de même apprécier cette lecture.

L'action s'enchaîne, et quand on pense que l'auteur n'a plus rien à nous mettre sur la dent, et bien devinez quoi? Quand y'en a plus, y'en a encore. Je releverais tout de même un petit défaut, car rien n'est parfait : en général, je ne suis pas bonne détective dans mes lectures, et ici, bien que certaines révélations m'aient prise par surprise, d'autres étaient assez prévisibles pour moi, particulièrement l'une d'entre elle, que beaucoup ont dû voir venir à 10 000 kilomètres. Mais ça ne gâche en rien cette superbe lecture, qui se termine sur un cliffhanger horrible et un Kaleb plus DARK que jamais, donc ça ne serait pas étonnant qu'avec ma volonté de brindille, je craque rapidement pour la suite.

En conclusion, un premier tome réussi et un thriller YA sombre à souhait écrit d'une main de maître que je vous conseille, sauf  si vous avez moins de 14/15 ans.

Ma note : 5/5, coup de cœur

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mardi 15 novembre 2016

Tag : Les Couleurs

Bonjour!
Aujourd'hui, pour le premier tag du mois, je vous propose l'un des derniers de Pocket Jeunesse (vous pouvez d'ailleurs en retrouver régulièrement sur leur site pocketjeunesse.com), qui porte sur les couleurs des couvertures. Vous me connaissez peut-être, mais je suis un peu superficielle du coup, pour moi, les couvertures ont une grande importance dans le choix du livre (en tout cas pour les YA). Comme d'habitude, je me prête au jeu avec plaisir! Il faut donc citer pour chaque question un livre différent que l'on possède (on n'est pas obligé de l'avoir lu).

1) Un des mots du titre est une couleur.

Red Rising de Pierce Brown (éd. Hachette)
Et je ne vais pas avoir grand chose à dire là-dessus, parce que je n'ai pas encore lu le premier tome de cette trilogie à succès, mais j'en ai toutefois entendu pas mal de bonnes choses.


2) La couverture est en majorité jaune.

La Face Cachée de Margo de John Green (éd. Gallimard, col. Scripto)
Dans ce bouquin, le talent de John Green pour les romances contemporaines frappe encore, à moindre mesure cependant, comparé à Qui es-tu Alaska ou encore Nos étoiles contraires.


3) Tous les tomes de la saga sont dans les mêmes tons de couleurs.

The Mortal Instruments, les Origines de Cassandra Clare (éd. Pocket Jeunesse)
Oui, hein, on va pas faire dans les détails non plus, moi je trouve que les couleurs se ressemblent et s'accordent parfaitement ; elles reflètent aussi l'univers steampunk de ce préquel qui illustre les Chasseurs d'Ombres dans un Londres Victorien.


4) Les couleurs de la couverture reprennent celles du drapeau de votre pays.

The Memory Book de Lara Avery (éd. Lumen)
Hymne à la mémoire, à l'amour et à la vie, ce magnifique livre a été un grand coup de coeur et je ne perds jamais une occasion d'en parler.


5) Le titre du livre est de couleur rouge.

Le Jeu du Maître, tome 1 de James Dashner (éd. Pocket Jeunesse)
Encore un livre qui traîne dans ma Pile à Lire! Mais comme j'ai adoré la célèbre trilogie de l'Epreuve du même auteur, j'ai très hâte de m'y plonger.


6) La couverture est aux couleurs de l'automne.


The Mortal Instruments, tome 4 : La CIté des Anges Déchus de Cassandra Clare (éd. Pocket Jeunesse)
Non, je n'arrêterais jamais de parler de cette saga. Vous ne connaissez pas les Chasseurs d'Ombres? Vous aimez l'urban fantasy? En fait, simplement, vous aimez lire? En fait non. Même pas. Que vous aimiez lire ou pas, vous DEVEZ lire cette saga (attention, si vous avez vu la série de ABC, sachez que c'est pas vraiment la même chose, c'est beaucoup mieux).


7) La couverture reprend uniquement 3 couleurs.

Expérience Noa Torson, tome 1 : Ne t'arrête pas de Michelle Gagnon (éd. Nathan, col. Lire en Live)
Là encore, une trilogie must-read, axée action et science-fiction mais qui reste dans un univers assez réaliste, où on suit des adolescents (matures quand même) hackers dans un périple à travers les méandres de la société actuelle pour combattre une entreprise sans scrupules qui utilise des enfants pour leurs expériences.


8) Il y a un effet brillant sur la couverture.

Flocons d'amour de John Green, Maureen Johnson et Lauren Myracle (éd. Hachette)
Trois jolies petites nouvelles connectées qui vous transporteront à Noël avant l'heure et vous feront baigner dans un univers tout douillet et tout plein d'amour.


9) La couverture est en majorité verte.

Magisterium, tome 1 : L'épreuve de Fer de Holly Black et Cassandra Clare (éd. Pocket Jeunesse)
Je suis sûre qu'en pourcentage, c'est le vert qui domine sur cette couverture. Non vraiment. Bon, c'est aussi un peu une excuse pour évoquer l'un de mes récents coups de coeur, alors que je m'attendais à autre chose de la part d'une saga jeunesse.


10) La couverture est de votre couleur préférée.

Tous Nos Jours Parfaits de Jennifer Niven (éd. Gallimard Jeunesse)
 
Oui, ce livre a vraiment une place énorme dans mon coeur, parce qu'en plus d'être le plus beau livre que j'ai jamais pu lire (LISEZ-LE!), sa couverture est sublime, toute mignonne, et de ma couleur préférée. En fait c'est peut-être pour pouvoir l'exposer dans ma bibliothèque que j'ai décoré toute ma chambre en bleu...


11) La couverture reprend au moins les 7 couleurs de l'arc-en-ciel (rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, violet).

Dan et Celia, les jumeaux d'AutreMonde, tome 1 : L'impossible Mission de Sophie Audouin-Mamikonian (éd. XO)
Une couverture colorée pour une aventure de fantasy jeunesse haute en couleurs!


12) La couverture est noire et blanche.

Bird Box de Josh Malerman (éd. Livre de Poche, col. ORBIT)
A vrai dire, je n'ai encore par lu ce livre et je pense que c'est celui qui traîne depuis le plus longtemps dans ma PAL. J'ai essayé une fois, et puis j'ai l'ai reposé et il ne m'a pas vraiment attiré de nouveau depuis...


Voilà, donc, c'est fini pour ce tag! Je suis fière d'avoir pu plus ou moins répondre à chaque question, ça montre que ma bibliothèque est de plus en plus fournie et j'en suis très contente! Bien sûr, n'hésitez pas à reprendre ce tag si ce n'est pas déjà fait ou à partager vos propres réponses en commentaires, elles sont toujours intéressantes! ;)