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jeudi 14 février 2019

La Vérité sur Alice - Jennifer Mathieu

Alice Franklin est une traînée, doublée d'une meurtrière. Qu'est-ce que la vérité, sinon ce dont tout le monde est certain ? Et au lycée de Healy, des élèves au plus bas de l'échelle sociale à la fille la plus populaire, en passant par l'ancienne meilleure amie d'Alice elle-même, tout le monde est certain qu'Alice Franklin ne mérite rien de moins que ce qu'ils lui font souffrir. Tout le monde sauf un.


Après en avoir lu un extrait, cela faisait longtemps que je voulais lire ce livre. En plein "book hangover", sa longueur (seulement 200 pages) m'a semblé idéale pour essayer de me remettre à la lecture, et c'est pour cela que je l'ai ouvert. Finalement, je regrette de ne pas m'y être mise plus tôt, car La Vérité sur Alice est à la fois un coup de cœur et un coup de poing, à propos d'un sujet très important.

D'abord, ce roman n'est pas vraiment parti dans la direction à laquelle je m'attendais, et cela a de bons et de moins bons côtés. Je pensais qu'il était composée simplement de nombreux points de vue différents sur Alice, mais il s'agit en fait bel et bien d'un récit à plusieurs voix, avec une évolution de l'intrigue et des personnages. Le scénario est simple et le récit court, mais il reste ainsi intéressant, rapide et facile à lire.

Ces personnages, d'ailleurs, rivalisent tous de réalisme, de cruauté et de crainte. Plus on apprend à les connaître, avec leurs secrets et leurs complexes, et plus on les trouve humains, on compatit et on s'identifie, quand bien même ils peuvent paraître horrible au premier abord ; car ils pourraient en réalité être n'importe lequel d'entre nous. C'est tout aussi bien valable pour Alice que pour ses tortionnaires ou son admirateur secret.

La Vérité sur Alice aborde plusieurs thèmes, plus ou moins sensibles, comme les complexes, la famille, l'adolescence et le passage à l'âge adulte, la relation à l'autre, la différence de traitement entre les hommes et les femmes, mais surtout le harcèlement et l'ostracisme. J'ai trouvé que tous ces sujets, relativement tabous, étaient très bien traités, avec beaucoup de justesse et d'humanité. Avec cela, La Vérité sur Alice rentre dans la catégorie de ces bouquins que j'aimerais faire lire à tout le monde.

Pour conclure cette courte chronique, La Vérité sur Alice est un roman coup de cœur qui touche à des sujets importants et tabous avec justesse et à travers des personnages très réalistes et humains ; ce qui en fait un livre qui devrait être mis entre toutes les mains.

Ma note : 5/5, coup de cœur

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dimanche 20 janvier 2019

Red Queen, tome 4 : War Storm - Victoria Aveyard

Malgré toutes les épreuves qu'ils ont traversé, Mare Barrow et Tiberias Calore ne sont pas au bout de leurs sacrifices...et le plus important est de sacrifier leur amour l'un pour l'autre dans la quête qu'ils poursuivent chacun de leur côté. La couronne a plus d'importance que Mare aux yeux de Cal, et la déchéance des Argents vaut plus que tout l'amour du monde pour Mare. Mais pourront-ils résister longtemps, alors que l'alliance entre les deux camps est si tendue et que Maven Calore, l'enfant-roi qui les a trahi, mène le jeu ?


 [Livre lu en VO]

Sachant que le premier tome de Red Queen avait été un énorme coup de cœur, tandis que le troisième m'avait grandement déçue, j'avais très hâte de lire enfin la conclusion de cette aventure épique...qui commençait à traîner un peu tôt. Malheureusement, War Storm n'a pas pu rattraper la déception qu'a été King's Cage, et je finis cette saga pourtant si bien partie sur une note négative.

Pour commencer, cela fait maintenant trois ans que j'ai lu le premier tome, et avec autant d'attente entre chaque livre, comme cela se ressentait déjà dans le tome précédent, j'ai fini par perdre mon attachement aux personnages ; et malgré tous mes efforts, j'ai été incapable de le retrouver. Mare est très loin du personnage qu'elle était au début de la saga, et même si c'est tout à fait normal et généralement positif pour un personnage d'évoluer, je n'ai pas aimé la direction qu'elle a prise et j'ai été bien incapable de continuer à m'identifier à elle. 

La variation trop fréquente de points de vue trop nombreux, et parfois inutiles, n'a pas aidé ; même si certains, comme celui de Maven ou de Cal, m'ont agréablement surprise. J'ai aussi été déçue de la direction dans laquelle le personnage de Maven a été entraîné, car il avait un gros potentiel (dans le style de Loki dans Avengers). Finalement, Evangeline est peut-être le personnage dont je garde le meilleur souvenir, alors que je la détestais dans Red Queen. Comme quoi, l'évolution de personnages dans le bon sens n'est pas impossible à Victoria Aveyard, mais ça n'a juste pas marché avec Mare.

Comme pour King's Cage, le plus gros problème de ce livre saute aux yeux quand on compare le nombre de pages à l'action concrète qui se déroule. On se rend vite compte que l'on se serait bien moins ennuyé si les péripéties se déroulant en 600 pages avaient été casées en 300. C'était clairement possible, et cela aurait évité tout ce temps inutile et ennuyant que l'on passe dans la tête des différents personnages, dont je me fichais assez et qui ne m'apprenait rien de nouveau sur l'histoire ou leurs personnalités, plutôt fade et sans grand relief.

J'ai également été légèrement gênée par les similarités - qui se sont enfin révélées à moi - entre Red Queen et Hunger Games ou Young Elites. Si la saga est globalement meilleure à mes yeux que le premier, et moins bonne que le second, je n'ai pas pu nier les ressemblances et malheureusement, cela veut dire que je les ai comparées. Or comme Young Elites est l'une de mes trilogies favorites, War Storm, avec tous ses défauts énoncés précédemment, n'a clairement pas fait le poids, et la comparaison n'a fait qu'accentuer ma déception. Si vous recherchez un bon livre de fantasy young adult avec des personnages nuancés, de l'action, un monde bien construit et une intrigue intéressante et bien pensée, je vous conseille donc de vous détourner rapidement de Red Queen et de donner plutôt sa chance à Young Elites de Marie Lu.

Pour finir, War Storm a donc été pour moi une conclusion décevante et aussi peu intéressante que le tome précédent. Trop et inutilement longue, manquante d'action, et loin du coup de cœur qu'a été le premier tome, cette fin me fait regretter le potentiel qu'avait Red Queen. A mes yeux, cette quadrilogie aurait pu facilement être une trilogie et aurait gagné en qualité.

Ma note : 2/5

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lundi 31 décembre 2018

The Disasters - M. K. England

Nax Hall est un raté. La dernière preuve en date : il vient de se faire rejeter de l'Académie; où il était censé réaliser son rêve de devenir pilote et enfin rendre ses parents fiers. Il est résigné à retourner élever des chèvres sur Terre, lorsque la station de l'Académie qu'il s'apprête à quitter est prise d'assaut par des agresseurs non identifiés. Avec les trois autres rejetés, Nax vole un vaisseau et se donne pour mission d'empêcher ces envahisseurs de mener à bien leur plan. Nax, Rion, Case et Zee tiennent-ils enfin l'occasion de faire leurs preuves ?


[Livre lu en VO]

Ce livre m'a conquise dès la lecture de la quatrième de couverture : une sorte de Gardiens de la Galaxie ado avec des personnages LGBT ? Je dis oui ! Et mon flair ne m'a pas failli puisque The Disasters s'est bel et bien révélé être un coup de cœur.

D'abord, il faut savoir que The Disasters est un one-shot : cela veut dire qu'en 350 pages, l'auteure a fait rentrer ce qu'un autre aurait pu faire en une trilogie entière. Par conséquent, ce sont donc 350 pages remplies d'action, avec un scénario qui démarre sur les chapeaux de roues et ne laisse aucun répit, ni aux personnages ni aux lecteurs. Autre conséquence un peu moins positif, c'est qu'évidemment l'intrigue ne peut pas être très développée ou complexe façon Game of Thrones. Elle est simple et pas des plus originales, mais reste très bonne et bien intégrée à l'action.

La force du roman se trouve également dans ses personnages, et plus particulièrement son narrateur à la première personne, Nax Hall. Gros coup de cœur pour ce jeune homme qui a, comme tout le reste du petit groupe de désastres sur pattes, vraiment beaucoup d'humour et de personnalité. Grâce à son point de vue, la lecture est à la fois fluide, amusante et mémorable. Nax, Rion, Case, Zee et Asra sont tous les cinq pleins de force, de charisme et d'humour, chacun à leur façon, tout en restant réalistes. On peut donc facilement s'identifier à eux et s'y attacher, malgré la brièveté de l'histoire.

A noter que The Disasters possède également l'une des meilleures représentations LGBT et de couleur que j'ai jamais vue ; il comporte en effet des personnages métis, arabes, noirs, latinos, musulmans, gays, bisexuels et transgenres. Tout ce beau monde se mélange et s'intègre à l'action sans problème, preuve que mettre ne serait-ce qu'un peu de diversité dans son roman n'est pas si difficile.

En conclusion, The Disasters est un livre à lire absolument pour tout bon fan de science-fiction young adult. Il s'agit d'un one-shot rempli d'aventure, d'action, d'humour et de diversité, accompagné de personnages hors du commun qui restent dans les cœurs et les mémoires des lecteurs bien après qu'ils aient refermés le livre. Je le conseille chaudement aux fans d'Illuminae !

Ma note : 5/5, coup de cœur

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dimanche 9 décembre 2018

Even The Darkest Stars, tome 2 : All The Wandering Light - Heather Fawcett

Trahie par River et avec le poids de l'échec de sa mission, Kamzin est anéantie. Il ne lui reste plus que sa détermination à protéger Azmiri, sa sœur Lusha et son meilleur ami Tem. Mais pour assurer leur survie face aux sorciers qui sont désormais surpuissants, il n'y a qu'une seule solution : trouver l'étoile déchue dans les montagnes des Ashes, ce qui veut dire pour Kamzin se confronter de nouveau à celui qui l'a trompée et abandonnée.


[Livre lu en VO]

Avec Queen of Air and Darkness, All The Wandering Light était la suite que j'attendais le plus cette année, après le coup de cœur inattendu qu'avait été le premier tome. Si cette conclusion n'était pas aussi excellente que le premier tome, elle reste très bonne et j'ai adoré retrouver Kamzin et River, et ce monde envoûtant inspiré des montagnes du Tibet, très original.

Comme il s'agit d'une duologie, il n'est pas surprenant qu'il n'y ait quasiment aucune longueur, puisque même au début, l'histoire démarre sur les chapeaux de roues en reprenant exactement là où s'était arrêté le premier tome. Pas le temps de s'ennuyer ; All The Wandering Light c'est 400 pages d'exploration, de confrontation, des révélations et retournements par ci par là, et aussi quelques scènes de bataille très bien faites.

Kamzin et River sont toujours à leur top, aussi bien ensemble que chacun de leur côté, puisque l'on a cette fois-ci le point de vue de River, ce que j'ai beaucoup apprécié et qui me l'a rendu encore plus attachant. Ils sont tous les deux charismatiques et réalistes, des personnages déterminés avec des caractères assez forts, ce qui les rend plus ou moins impossible à ne pas aimer. J'avoue cependant que vers la fin, Kamzin m'a parue un peu trop irrationnelle, mais rien de trop important.

J'ai donc beaucoup aimé cette nouvelle incursion aux côtés de Kamzin et River, dans ce monde original, mystérieux et très graphique inspiré du Tibet. Je n'ai en effet jamais lu aucun livre young adult qui traite un univers de ce genre, et surtout avec autant de brio. On a presque l'impression d'être au sommet de ces montagnes enneigés avec Kamzin, de sentir le froid et le poids des étoiles si proches au-dessus de la tête. La sublime couverture y est aussi peut-être pour quelque chose...

Un point négatif malgré tout, qui en plus est assez important et est l'une des deux raisons pour lesquelles All The Wandering Light n'a pas été un coup de cœur comme Even The Darkest Stars : il manquait des détails et explications. Les pouvoirs de sorciers, le passé de l'Empire et de l'Empereur lui-même, celui de River avec sa mère et Sky, la véritable nature de Ragtooth...je comprends qu'il s'agisse d'un effet volontaire de mystère de la part de l'auteure, mais clairement, pour moi, ce n'est pas assez du tout. A ce niveau-là, je suis restée sur ma faim. La deuxième raison, elle, est simple : Even The Darkest Stars était une vraie découverte, un périple à travers un nouvel univers inconnu ; tandis qu'ici on manque légèrement de cet esprit épique, que je recherche dans quasiment toutes mes lectures de fantasy.

Pour conclure, All The Wandering Light est une conclusion qui marche bien et qui colle à merveille avec le premier tome. J'ai adoré tout du long les personnages et l'univers unique et envoûtant, mais j'aurais aimé plus de détails, de flashbacks et d'explication, quitte à devoir lire 100 pages de plus...ou un troisième tome ;)

Ma note : 4/5

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mercredi 5 décembre 2018

The Dark Artifices, tome 3 : Queen of Air and Darkness - Cassandra Clare

Le monde des Chasseurs d'Ombres est plongé dans le chaos. Au milieu de cette période de crise, les Blackthorn déchirés, Emma et leurs alliés doivent lutter contre la Cohorte, une milice qui souhaite prendre le pouvoir et imposer un régime dictatoriale sur le Monde Obscur.


[Livre lu en VO]

Vous le savez très probablement, je suis une très grande fan de tout ce qu'écrit Cassandra Clare, et surtout des Shadowhunters Chronicles, dont je dévore chaque nouveau tome dès qu'il sort. Queen of Air and Darkness n'a pas échappé à la règle, malgré mon emploi du temps assez chargé ces derniers temps, et j'ai lu ses 900 et quelques pages en deux jours. Malheureusement, il est arrivé l'impensable : j'ai été déçue par un Cassandra Clare.

Il y a beaucoup de choix de l'auteure que je n'ai pas compris, des éléments qui m'ont parus incohérents ou inutiles, si bien que je vais le dire, oui, j'ai parfois eu l'impression de lire une fanfiction. Une très bonne fanfiction, avec la même plume que celle de Clare, mais une fanfiction quand même. Il manquait ce quelque chose d'épique qui est propre à chaque final des Shadowhunters Chronicles, et que j'attendais depuis maintenant un an et demi.

Parmi les éléments incohérents ou inutiles, j'inclus l'une des romances secondaires : cet étrange triangle amoureux entre Cristina, Mark et Kieran. Il me semble que l'auteure a voulu inclure une relation polyamoureuse, un concept qui m'est encore assez étrangé et que j'ai encore du mal à cerner. Sauf que voilà : c'est vraiment très TRÈS loin du magnifique triangle amoureux qu'elle nous avait offert dans Les Origines. Celui-ci est très mal construit, car je n'ai pas du tout vu l'alchimie entre Mark et Cristina, et encore moins entre Kieran et Cristina, qui de mon point de vue se connaissent à peine. Très honnêtement, lire le point de vue de Cristina qui fantasme sur deux hommes en couple m'a presque paru malsain, et j'en suis venue à beaucoup moins apprécier ces trois personnages, alors même que j'adorais Kieran et Mark dans les deux premiers tomes.

Au départ, ça ne m'a pas du tout dérangé de passer les 400 premières pages du bouquin sans beaucoup d'action ou de choses intéressantes. Je suis également passée outre les révélations attendues que tout le monde connaissait déjà, en me disant que ce qui importait serait le grand final. Sauf que comme je vous l'ai dit, il n'y en a pas eu. C'était extrêmement anti-climatique tout du long, et par conséquent le point le plus décevant. Si vous n'êtes pas, comme je l'étais, à fond dans l'histoire dès le début, vous risquez de beaucoup vous ennuyez, même avec la superbe plume de Cassandra Clare.

Au final, mon bonheur de retrouver ces personnages que j'adore tant, aussi bien ceux de The Mortal Instruments, Les Origines ou Renaissance, a été gâché par les longueurs, le côté anti-climatique et des éléments incohérents qui ont beaucoup de mal à passer, sans compter la fin, que je ne spoilerai pas, mais où les personnages font des décisions qui me paraissent grandement illogiques. Cependant, si je n'avais eu d'aussi grandes attentes, et si le livre n'avait pas été aussi long, on peut dire qu'il reste tout de même très bon, car très bien écrit et travaillé, dans un monde développé à merveille ; et je ne doute pas que beaucoup de fans de Cassandra Clare y trouveront quand même leur compte.

Ma note : 3/5

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samedi 17 novembre 2018

Illuminae, tome 3 : Dossier Obsidio - Amie Kaufman & Jay Kristoff

Après avoir sauvé la population d'une planète entière, puis sauvé la galaxie d'un paradoxe inter-dimensionnel, Kady, Ezra, Nik et Hanna doivent désormais retourner se jeter dans la gueule du loup. La bataille est presque perdue d'avance, mais nos quatre héros sont prêts à tout pour se défendre et au moins faire éclater la vérité au reste du monde sur BeiTech. Mais c'était sans compter sur Aidan, l'intelligence artificielle la plus détraquée de l'univers connu.


Si Kady et ses amis se battent contre des menaces intergalactiques, moi, je me suis battue pour avoir ce livre le jour de sa sortie. Et ça valait le coup! Totalement à la hauteur des deux tomes précédents qui ne sont pourtant pas faciles à égaler, cette conclusion clôt en beauté l'histoire de nos quatre formidables héros.

Toute la trilogie Illuminae est incontournable dans la science-fiction young adult, et si vous ne l'avez pas encore lue, vous ne vous rendez pas bien compte de ce que vous manquez. Il s'agit d'une expérience de lecture unique et magistrale ; aussi bien dans la mise en page à la manière d'un dossier informatique, qui apporte une grande originalité et permet de lire les 600 et quelques pages  de chaque livre très rapidement ; que dans le récit, qui tient le lecteur en haleine dès la première page du tome 1 jusqu'à la dernière page du tome 3.

Illuminae, c'est aussi une grande leçon sur l'humanité, l'inhumanité et la monstruosité, et leurs différentes nuances, démontrées avec grandiose et brio. Les personnages sont toujours hors du commun, mémorables et attachants par leur réalisme ; aussi bien les anciens que ceux dont on fait la connaissance dans ce dernier tome. J'ai adoré voir nos trois duos ne former plus qu'un groupe, uni par leurs valeurs communes.

A l'image des tomes précédents, l'action est très bien gérée et le scénario très intéressant, ce qui permet, couplés avec le format du récit, une addictivité jamais vue dans aucun autre roman.

Pour conclure cette courte chronique (qui est en fait plus une propagande pour la saga), je ne peux que vous recommander mille fois de lire cette incroyable et incomparable trilogie de space opera si unique. Que vous soyez un ado ou un adulte, fan de science-fiction ou non, vous ne pouvez que tomber sous le charme de ses héros et de son format. J'ai hâte de retrouver ces deux fabuleux auteurs dans leur prochaine collaboration, Aurora Rising, prévue pour mai 2019 !

Ma note : 5/5, coup de cœur

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mardi 13 novembre 2018

The Darkest Part of the Forest - Holly Black

Il était une fois, un prince d'une beauté féerique était endormi depuis des siècles dans un cercueil de cristal, au coeur de la forêt. Hazel et son frère vivaient plus ou moins paisiblement dans le petit village juste à côté, Fairfold, où les habitants prenaient garde de ne pas irriter leurs voisins venus d'un autre monde. Mais ce que la légende du prince endormi ne disait pas, c'est que le jour où il se réveillera, le chaos se déchaînera sur Fairfold.


Holly Black est une auteure dont j'ai énormément entendu parler, surtout dernièrement pour son livre The Cruel Prince. Elle est surtout connue pour ses sagas sur les êtres féeriques, mais je n'avais encore lu d'elle que Magisterium, qu'elle écrit en collaboration avec Cassandra Clare, elle-même mon auteure préférée. Je n'ai jamais lu que des avis positifs sur ses bouquins, et c'est donc pour cela que même si je n'avais jamais entendu parlé de The Darkest Part of the Forest, lorsque j'ai vu la version numérique à un prix dérisoire, je n'ai pas hésité une seule seconde.

Le plus gros problème avec The Darkest Part of the Forest est le point par lequel je vais commencer : ce livre était trop court. Il y avait clairement le potentiel pour une histoire un peu plus longue, car elle n'était en aucun cas ennuyeuse, et surtout, j'aurais aimé que les personnages soient plus approfondis et que je puisse passer plus de temps avec eux. Hazel, Ben, Severin et les autres étaient très intéressant, mais je ne leur ai pas trouvé assez de reliefs pour m'y attacher vraiment, car l'auteure ne s'est pas laissée assez de temps pour les travailler. C'est donc très dommage, de mon point de vue.

L'histoire était très intéressante. Il y a des inspirations très explicite puisées dans les contes les plus connus, comme on s'en rend déjà compte à la lecture du résumé, mais aussi d'autres plus obscures. Le folklore a une très grande part dans ce récit, ce que j'ai vraiment apprécié, car je n'ai vu le thème des fées traitées de cette manière que dans les Chroniques des Chasseurs d'Ombre de Cassandra Clare, et approfondir ma culture de ce côté-là était en partie ce que je recherchais en ouvrant ce livre. 

Une autre chose que je souhaitais en commencant The Darkest Part of the Forest était de découvrir un peu mieux la plume d'Holly Black, en dehors de ses livres écrits à quatre mains, et je n'ai pas été déçue. J'ai beaucoup aimé son style, bien qu'il ne soit pas très spécialement remarquable, et encore une fois, que ce soit pour l'addictivité, la simplicité toute en poésie et tout le reste, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec Cassandra Clare. Je pense que tout lecteur appréciant The Mortal Instruments trouvera également son bonheur en lisant un livre d'Holly Black, comme je l'ai fais moi-même.

Enfin, j'ai apprécié que la romance, bien que bien développée et pas niaise, soit mise légèrement sur le côté au profit d'un peu d'action. Malheureusement, pour cette dernière, il n'y en avait pas assez à mon goût, mais je m'en suis satisfaite. Je n'ai pas trouvé qu'il y avait une apothéose, une espèce de bouquet final, comme on pourrait pourtant s'y attendre quand il s'agit d'un one-shot.

En conclusion, The Darkest Part of the Forest a été pour moi une très bonne lecture, avec des personnages sympathiques bien que manquant de reliefs à cause de la brièveté du livre, et un folklore développé et très intéressant. Je le recommande pour les fans de Cassandra Clare, surtout si vous appréciez sa vision du Petit Peuple. J'ai très hâte de lire The Cruel Prince lorsque je l'aurais enfin entre les mains !

Ma note : 4/5

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vendredi 2 novembre 2018

Girls of Paper and Fire, tome 1 - Natasha Ngan

Chaque année, huit magnifiques jeunes filles sont choisies comme concubines du roi, et deviennent des Filles de Papier. Pour certaines, c'est un immense honneur...pour d'autres, leur pire cauchemar. Mais cette année, il y a une neuvième fille. Et celle-ci n'est pas de Papier, mais bien de Feu.


[Livre lu en VO]

Girls of Paper and Fire était peut-être l'une des sorties les plus attendues de cette année par la blogosphère littéraire anglophone, et pour cause : de la fantasy avec un couple de filles badass, dans un monde inspiré par la Chine ancienne, ça promet. Si j'ai été un peu déçue à cause de mes attentes très hautes, j'avoue que j'ai quand même passé un très bon moment en compagnie de Lei et Wren.

J'ai franchement hésité à mettre trois étoiles à ce roman, avant de finalement me décider à lui en mettre quatre. En fait, je l'ai comparé à Of Fire and Stars, une autre de mes lectures de fantasy avec un couple F/F de 2018, et je ne le trouve pas aussi bon. C'est avant tout car malgré les mêmes points forts globalement, le plus important manque à l'appel : la romance. Elle était certes sympathique et pas aussi simple que je l'imaginais, tout en étant très loin de la prise de tête, mais elle ne m'a pas du tout emportée ou convaincue comme a pu le faire celle d'Of Fire and Stars.

De plus, parmi les deux protagonistes, j'avoue avoir préféré Wren à Lei, or nous n'avons que le point de vue de cette dernière et nous n'en apprenons pas beaucoup sur Wren, qui reste très mystérieuse. Je comprends que cela lui donne un charme, mais du coup, je n'ai pas trouvé que son potentiel de "badasserie", comme j'aime à l'appeler, ait été complètement exploité. Lei reste une narratrice agréable, et je l'ai assez bien apprécié, mais sans plus. La plupart des autres filles, même celles que l'auteure essaie de nous rendre sympathiques, ne m'ont pas convaincue et m'ont même parues plutôt antipathiques.

L'écriture de Natasha Ngan, quant à elle, était très bonne et très fluide. L'auteure propose une découverte de son monde assez intéressante, pas trop lourde, mais d'un autre côté, pas vraiment complète. Ce qu'on a eu était bon, mais je n'ai pas trouvé que c'était assez. Cependant, c'est un premier tome, qui en plus se joue presque à huit clos, donc comme d'habitude, je garde mes réserves sur ce point-là et ne le considère pas comme un point négatif à proprement parler. L'univers en question était très original, d'autant plus que les mondes inspirés par l'Asie se font encore un peu trop rare dans le young adult.

L'histoire démarre assez vite, mais malheureusement elle perd rapidement haleine. J'ai été assez vite lassée par le manque d'action, mais tout est relatif car avec la plume fluide de l'auteure, l'univers original, et globalement le nombre de pages assez court, je n'ai eu aucun mal à terminer ce roman.

En conclusion, Girls of Paper and Fire est un premier tome qui manque légèrement de développement au niveau du monde et du potentiel de son second personnage principal Wren, mais reste très bon à lire. Je le conseille fortement pour son originalité, son inspiration asiatique et sa diversité au niveau des personnages de couleur et de la représentation lesbienne.

Ma note : 4/5

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mardi 30 octobre 2018

The Curse, tome 2 : The Crime - Marie Rutkoski

Kestrel a tout ce que n'importe quelle fille du royaume de Valorie pourrait demander : un nom de famille prestigieux, une garde-robe à faire pâlir d'envie, une réputation de stratège reconnue par tous, et surtout, elle est promise au meilleur parti possible, le Prince. Mais la seule chose qu'elle veut lui a échappé il y a bien longtemps : Arin, le gouverneur d'Herran, pour qui elle a sacrifié sa liberté en acceptant ce mariage arrangé. Entre les intrigues à la Cour et les campagnes militaires à l'autre bout du monde connu, Kestrel parviendra-t-elle à préserver les intérêts d'Arin? Et à quel prix?


The Crime n'était pas un livre que j'étais très particulièrement impatiente de lire, preuve en est que cela fait presque deux ans depuis que j'ai lu le premier tome. En effet, celui-ci avait été une bonne lecture, mais sans plus, et ne m'avait pas laissé de souvenir indélébile. Malgré tout, ce second tome m'a très agréablement surprise.

D'abord, comme je l'ai dit, je ne garde pas de souvenirs marquants du premier tome et de son intrigue, et j'ai été donc assez satisfaite de la remise en contexte des événements au début de ce tome-ci. L'action dans l'histoire est plutôt bien gérée, bien qu'il s'agisse d'un tome de transition très centrée sur les manigances à la Cour de l'Empereur. 

S'il n'y a pas réellement de révélations, les retournements de situation étaient à la fois frustrants et jouissifs, et maintiennent l'intrigue à flots sans difficulté tout en rendant la lecture addictive. Pour être tout à fait honnête, ce sont les quelques dernières pages qui ont fait gagné à The Crime sa quatrième étoiles dans ma note. La qualité des intrigues politiques est loin de l'excellence de Prince Captif ou Game of Thrones, pour n'en citer que quelques uns, mais reste tout à fait passable.

Les personnages n'avait pour moi pas été plus marquants que l'intrigue dans The Curse, mais là encore cela a changé : je me suis plus attachée à Kestrel que je ne me souviens l'avoir fait dans le premier tome. Cependant, je continue à ne pas vraiment voir ce qu'il y a de si exceptionnel à propos d'Arin.

Pour conclure, The Crime égale et dépasse facilement son prédécesseur grâce à une intrigue intelligente et bien pensée et ses retournements de situation, particulièrement vers la fin. L'héroïne est également intéressante à suivre. Maintenant, je me retrouve avec une grande hâte de lire le troisième et dernier tome, et donc j'espère pouvoir vite me le procurer!

Ma note : 4/5

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mercredi 10 octobre 2018

To All The Boys I've Loved Before, tome 1 - Jenny Han

Lara Jean est invisible, et ça lui va plutôt bien comme ça. Sa famille est ce qui compte le plus pour elle : ses soeurs Kitty et Margot, son père, son futur beau-frère Josh et sa meilleure amie Chris. Sauf que voilà : Lara Jean écrit des lettres d'amour à tous les garçons qu'elle aime pour se débarrasser de ces amourettes sans lendemain. Et le jour où elles disparaissent mystérieusement de la boîte où elles étaient soigneusement entreposées, les choses se compliquent, surtout alors que l'une d'entre elles est destinée à Josh, le petit ami de longue date de Margot. Pour empêcher ses lettres de semer le chaos dans la famille, Lara Jean va devoir faire un gros sacrifice : faire semblant de sortir avec Peter K, le garçon le plus populaire du lycée, et également l'un des destinataires d'une lettre.


[Livre lu en VO]

To All The Boys I've Loved Before est un livre qui me donnait envie depuis très longtemps, bien que je ne sois pas une grande fan de romance un peu clichée, et la sortie du film Netflix, qui a eu un succès retentissant, m'a convaincue que ça devenait urgent. Je me suis donc enfin lancée, et je regrette un peu de ne pas l'avoir fait plus tôt.

Lara Jean est une héroïne réaliste à laquelle je me suis facilement identifiée sur plusieurs plans. Je me suis donc très vite attachée à elle, et j'ai trouvé ses actions et pensées plutôt normales et rationnelles pour une adolescente comme elle. Elle est plus adorable que niaise.

Même chose pour la romance : To All The Boys I've Loved Before n'est certes pas une histoire d'amour très originale, mais elle est mignonne et bien ficelée, avec deux garçons sympas. Peter peut paraître un peu superficiel et imbus de lui-même au début, mais j'ai vite changé d'avis. J'ai aussi trouvé que même si leur relation tourne autour du mensonge, ce roman transmet de plutôt bonnes valeurs. Et puis tout simplement, parfois, ça fait du bien à tout le monde de lire une romance facile et un peu niaise.

Ecrit très simplement, sans fioriture ou passage excessivement long sur la réflexion existentialiste comme on peut parfois en trouver dans les romances contemporaines, le récit se lit vite et facilement. Les péripéties s'enchaînent bien et j'ai eu l'impression de finir le livre en un clin d’œil, tout en gardant une très bonne et durable impression.

Exactement ce dont j'avais besoin et plus ou moins ce que j'attendais, To All The Boys I've Loved Before a totalement rempli mes attentes, et j'ai tout autant hâte de lire la suite que de regarder le film sur Netflix! Si vous cherchez une adorable romance facile à lire et pas trop prise de tête, voilà votre champion.

Ma note : 5/5

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lundi 8 octobre 2018

Love Me With Lies (The Opportunist, Dirty Red & Thief) - Tarryn Fisher

Olivia Kaspen a fait beaucoup d'erreurs dans sa vie, mais elle est toujours parvenue à ses fins. Sauf avec Caleb Drake, celui qu'elle voulait plus que tout au monde mais n'a jamais pu avoir, malgré toutes ses manipulations. Alors quand une seconde chance se présente sous la forme d'un accident qui laisse le jeune homme amnésique, la question n'est pas tant de savoir si le reconquérir est moral. La question est : comment le reconquérir maintenant qu'il est fiancé avec une autre, qui semble toute aussi déterminée qu'Olivia?


[Livre lu en VO]


J'ai lu le premier tome de cette trilogie de New Romance (ma première, en fait) sur la recommandation d'une amie avec qui je partage mon goût pour les anti-héros...et puis j'ai lu les deux autres, sans explication. Il faut vous le dire tout de suite : le premier est largement le meilleur et se suffit à lui-même. Si vous finissez le tome un et que vous êtes satisfait, ne vous torturez pas en lisant la suite, ce n'est pas la peine.

Dans ce fameux premier tome, on rencontre trois personnages très intéressants qui forment un triangle amoureux parmi les plus destructeurs sur lesquels j'ai jamais lu. J'avoue que comme je l'ai ouvert sur une recommandation pour "anti-héros", je m'attendais à un peu plus horrible, mais Olivia est en fait plus réaliste et légèrement égoïste que méchante. Cela participe aussi à la rendre plus attachante, car on peut s'identifier à elle. Cependant, j'ai beaucoup moins apprécié le fait que tout le monde soit parfait, beaux et riches...et que le seul homme soit mis sur un piédestal alors qu'il est largement tout aussi fautif et mauvais que les deux femmes.

Le véritable antihéros est en fait Leah, qui est, contrairement à bon nombre d'antagonistes que j'adore, totalement exécrable. Le second tome, dont elle devient le narrateur, est par conséquent le plus mauvais et le moins intéressant à lire, tout simplement parce que j'ai détesté être dans sa tête. Le troisième tome est du point de vue de Caleb, et c'est là où j'ai réalisé à quel point c'est en fait un macho inintéressant.

Niveau intrigue, c'est une romance plutôt superficielle. L'action se construit sur des flashbacks alternés avec le présent, et j'ai parfois eu un peu de mal à suivre, mais cela permet de tenir le lecteur en haleine pendant les plus ou moins 300 pages que font chaque tome. Ils se lisent donc très rapidement. En revanche, le plus gros point négatif de cette trilogie, c'est qu'elle tourne en rond. Mais alors, VRAIMENT. C'est TOUT LE TEMPS, dans chaque tome, à chaque chapitre, la même chose. : et vas-y qu'on casse, et voilà que j'essaie de te reconquérir, tiens je suis sur le point de me remettre avec toi, ah mais non il se passe quelque chose d'impardonnable. C'est comme ça pendant près de 900 pages, toutes les 20 pages. C'est à s'en arracher les cheveux. Les retournements de situations sont aussi très prévisibles, donc ça ne rattrape rien.

Pour conclure, Love Me With Lies est une trilogie "péché-mignon" : objectivement, tous ces points négatifs en font à mes yeux une saga absolument nulle et cliché. Mais je ne peux pas nier qu'elle m'a beaucoup diverti et que j'ai développé un certain attachement à Olivia (mais absolument pas aux autres). Donc je ne vous la recommande que si vous recherchez du New Romance soft, simple et rapide à lire et que vous n'avez rien contre les intrigues qui tournent en rond. Parfait pour les fans de romances "torturées mais un peu superficielles" pour passer le temps.

 Ma note : 3/5

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jeudi 27 septembre 2018

Jane Eyre - Charlotte Brontë

Jane Eyre, orpheline maltraitée qui n'a jamais connu de véritable amour, rentre comme gouvernante au service de Mr Rochester, dans le manoir isolé de Thornfield. Si une attraction irrésistible naît rapidement entre ces deux personnages atypiques peu favorisés par la vie, Jane ne veut être rien d'autre qu'une femme indépendante et refuse de se laisser conquérir facilement. D'autant plus qu'il rôde dans le manoir d'étranges fantômes...ou peut-être en réalité bien pire.


Si Jane Eyre est un classique qu'il faut absolument lire au moins un fois dans sa vie, ce qui m'a donné envie de le découvrir est le nom de famille de l'auteure : en effet, mon classique préféré est Les Hauts de Hurlevent, écrit par la soeur de Charlotte Brontë. En ouvrant ce bouquin, j'espérais trouver encore une pépite qui me prouverait une nouvelle fois que les classiques ne sont pas tous barbants. Ce fut le cas, bien que Jane Eyre n'est pour moi pas à la hauteur de Les Hauts de Hurlevent.

S'il n'y avait qu'une chose que j'ai adoré dans ce roman dont je pouvais vous parler, ce serait l'héroïne. Car Jane Eyre n'est ni héroïque, ni belle : elle est en somme très ordinaire, si ce n'est pour son caractère fort. C'est la protagoniste non idéalisée que j'ai cherché dans toutes les romances que j'ai lues jusque là.

D'ailleurs, ladite romance, bien qu'inspiration pour bon nombre de romans contemporains assez niais qui remplissent les rayons de librairies aujourd'hui, n'est pas vraiment clichée comme je le croyais avant d'ouvrir ce livre, même si elle apparaît par moments un peu niaise et emportée. L'alchimie entre Jane et Rochester explose dès leurs premières rencontres, et d'ailleurs, Rochester est un personnage envoûtant dont le charisme se ressent à travers les pages et les mots.

Avec une ambiance gothique et des aspects psychologiques et réalistes qui rappellent Les Hauts de Hurlevent de "l'autre soeur" Brontë, Jane Eyre se démarque cependant par une atmosphère un peu moins sombre et une romance un peu moins compliquée (par contre je pense que les Brontë ne savent pas faire sans un arbre généalogique un minimum tordu).

Il y a en revanche un long passage que je n'ai pu finir qu'en le lisant en diagonale, durant le troisième tiers, car je l'ai trouvé ennuyeux et inutile. L'action se déplace et les égarements philosophiques se multiplient, et on se retrouve en plein milieu d'une réflexion sur la religion que j'ai peu apprécié. Mais cela s'excuse par l'époque à laquelle Charlotte Brontë appartient, et ayant un père pasteur, on ne pouvait que s'attendre à ce qu'elle soit très croyante et que cela se ressente à un moment donné dans son roman.

Evidemment, comme il s'agit d'un classique de la romance du XIXe siècle de 700 pages, il faut s'attendre à des longueurs et être prêt à s'ennuyer un peu par moments, voire lire quelques passages en diagonale.

En conclusion, Jane Eyre est la genèse des romances à l'eau de rose qui sont encore écrits par centaines aujourd'hui, et donc un classique incontournable pour tout fan de romance, mais qui peut quand même aussi être apprécié par ceux qui, comme moi, n'en sont pas de grands amateurs.


Ma note : 4/5

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samedi 22 septembre 2018

Seven Ways We Lie - Riley Redgate

Dans la petite ville américaine de Paloma, tout le monde se connaît. Les rumeurs vont toujours bon train au lycée, et tous les ados sont persuadés de tout savoir sur leurs camarades. Mais les secrets sont parfois très bien enfouis sous les mensonges, et le jour où ils éclatent, ça peut faire l'effet d'une bombe.


[Livre lu en VO]

Lu dans le cadre du Challenge Diversité Livresque sur Twitter pour la catégorie personnage aro/ace et personnage pansexuel, Seven Ways We Lie est une lecture dont je n'attendais rien de particulier hormis une bonne représentation LGBTQ+, et j'ai donc été très agréablement surprise par ce roman qui dépeint à merveille les difficultés de chaque ado.

Les personnages sont ultra réalistes, tout comme leur vie, leurs pensées et leurs actions. Chacun a son défaut qui lui est particulier, sans non plus devenir stéréotypé, et on s'identifie très bien à chacun d'entre eux. Il y a donc sept points de vue, et même si cela peut paraître un nombre un peu élevé, on s'y retrouve très vite, d'autant plus que l'auteure a la capacité admirable d'adapter sa plume à la personnalité de chacun des sept, ce qui ne rend le récit que plus réaliste.

Sur le plan de la représentation LGBTQ+, elle était effectivement comme je m'y attendais très bonne. Les orientations sexuelles de deux des personnages sont très bien expliquées et dépeintes, sans définir leurs personnes ; et cela donne donc une valeur pédagogique très appréciable à ce livre. D'un autre côté, il aborde aussi d'autres sujets importants, dont je ne peux pas parler pour ne pas spoiler ; mais voir ces personnages qui portent en eux une partie de nous, apprendre à vivre avec, nous permet de nous sentir mieux. C'est en tout cas l'impression que ça m'a donné.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le scénario ne repose pas vraiment sur des révélations chocs ou ce genre de choses, puisque nous sommes dans la tête des personnages et apprenons donc très vite de quoi il relève pour chacun d'entre eux. Malgré tout, la lecture est très addictive, avec assez d'action pour nous faire tourner les pages, et rechigner à reposer ce bouquin avant de l'avoir terminé.

En conclusion, Seven Ways We Lie est un très bon roman sur l'apprentissage de la vie quand on est ado, avec ses difficultés mais aussi l'amitié. Ses personnages sont réalistes et la plume de l'auteure met l'emphase sur chacun des aspects qui nous lient à eux ; et il approche des sujets parfois tabous d'une très bonne manière. Si l'occasion se présente, je lirais avec plaisir un autre livre de Riley Redgate.

Ma note : 4/5

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dimanche 16 septembre 2018

Magisterium, tome 4 : Le Masque d'Argent - Holly Black & Cassandra Clare

Depuis six mois, Callum est enfermé dans une cellule du Panopticon, seul contre tous...ou presque. Quand il parvient à s'échapper, son but premier est de donner tort à ceux qui le croient maléfique. Mais après des révélations de la part de son pire ennemi, ses convictions commencent à changer, et Callum n'est plus si convaincu que les choses devraient redevenir comme elles étaient avant. Cependant, alors qu'il essaie d'échapper aux manigances des deux côtés et de trouver des réponses à ses questions, il doit aussi faire de son mieux pour ne pas se laisser battre par son pire ennemi : lui-même.


Puisqu'il s'agit d'une suite, que j'ai déjà chroniqué les trois tomes précédents sur mon blog, et que je ne trouve pas qu'il y ait grand chose de plus à ajouter, cette chronique est plutôt courte.

On retrouve donc nos attachants petits personnages, un peu plus âgés et dans une tournure un peu plus grave que les précédentes, toujours aussi sympathiques. Je ne suis pas sûre que ce soit le cas de tout le monde, d'autant plus qu'il n'était pas des plus rationnels, mais j'ai très bien compris les réactions et décisions de Callum.

Ce quatrième tome est le plus court jusque là, et c'est peut-être une bonne chose car il ne comporte pas beaucoup d'actions. C'est véritablement là le tome de transition de cette pentalogie : beaucoup de temps morts, un peu de réflexion (pas des plus matures ou profondes non plus car il s'agit d'un livre jeunesse avant tout), et globalement pas aussi emportant que les tomes précédents. Les révélations sont assez prévisibles et les retournements de situation rares, attendus et sans plus.

En revanche, les pages se tournent au final toujours assez vite et facilement grâce à l'écriture combinée d'Holly Black et Cassandra Clare. Avec ces deux superbes auteures, impossible de produire autre chose que la qualité même s'il y a forcément des défauts, et que c'est évidemment un style simple qui s'adapte à la littérature jeunesse.

Pour conclure, ce quatrième tome de la saga est un tome de transition, pas aussi bon que ses prédécesseurs mais qui nous permet tout de même de retrouver les personnages que l'on a appris à aimer au fil des tomes et de passer un bon moment sans prise de tête en leur compagnie. J'ai maintenant hâte d'avoir la conclusion entre mes mains, mais pour cela il faudra attendre encore l'année prochaine.


Ma note : 4/5

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dimanche 9 septembre 2018

Leah à Contretemps - Becky Albertalli

A l'aube de l'entrée à l'université, le lycée de Creekwood est en ébullition pour les terminales. C'est aussi le chaos dans la tête de Leah Burke, meilleure amie de Simon Lewis. Leah s'aime malgré ce que les autres peuvent penser d'elle, elle a de supers amis qui la soutiennent et une mère adorable...mais malgré tout, personne hormis cette dernière ne sait qu'elle est bi. Ce ne serait pas un si gros problème, si elle n'avait pas des sentiments si conflictuels pour l'un des membres de leur petit cercle d'amis.


Ayant adoré à la fois le livre Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens et le film Love, Simon, je n'ai pas pu attendre bien longtemps avant de me jeter sur cette suite, d'autant plus que le personnage central est mon personnage coup de coeur du roman précédent. Seulement j'en attendais peut-être un peu trop, ce qui fait maintenant de Leah à Contretemps une petite déception pour moi.

On peut attribuer à ce nouveau roman de Becky Albertalli beaucoup des points positifs également présents dans Love, Simon, à commencer bien sûr par la thématique LGBT très bien abordée, ou encore la fluidité de la lecture puisque l'écriture est simple à lire. Comme Love, Simon, Leah à Contretemps est une histoire sympathique, avec une ambiance "teenage movie", mais elle m'a quand même parue légèrement plus prise de tête, puisque le personnage principal est un peu plus conflictuel.

Mon plus gros problème avec ce roman, que je ne peux d'ailleurs même pas vraiment expliquer, c'est que je n'ai pas retrouvé ce gros coup de coeur que j'avais eu pour le personnage de Leah dans Simon. Si nos points communs sont toujours, je n'ai pas ressenti la même connection. De même avec tous les autres personnages : je ne me suis attachée à aucun, pas même Simon ou Bram, que j'adorais pourtant précédemment.

D'un autre côté, je pense aussi que la traduction y est pour quelque chose : dès le début, on est bombardé de "meufs", "posay" et "la vie de ma mère". Alors certes, il m'arrive d'utiliser ce vocabulaire moi aussi, et on pourrait se dire que ça rend les ados plus réalistes...mais pour moi, ça ne passe pas, surtout quand ensuite on les entend dire "ne vas-tu pas faire ci?", "ne pourrais-tu pas faire ça?". Comme il s'agit de la même traductrice, je suis surprise de ne pas l'avoir remarqué dans Love, Simon, mais ici ça m'a vraiment sauté aux yeux et ça a été un petit frein à ma lecture.

Niveau scénario, si l'on met de côté la thématique LGBT, il faut savoir qu'il s'agit plus ou moins d'une romance légèrement clichée, malgré que Leah soit un peu "anti-conventionnelle". L'histoire est lente à démarrer, il ne se passe pas grand chose, j'ai eu plusieurs fois l'impression de tourner en rond, et à la fin, j'en avais un peu marre de passer mon temps dans la tête de Leah, à sans cesse lire ses commentaires, pensées et tergiversations. Comme toute romance clichée, il n'y a pas non de suspense à proprement parler : dès qu'on comprend de quoi il relève, on sait comment ça va finir. Encore une fois, c'est un point qui ne m'avait pas dérangé dans Love, Simon, mais inexplicablement, ici, je n'ai pas apprécié.

En conclusion, Leah à Contretemps est un roman qui n'a clairement pas su me convaincre autant que Love, Simon, et le fait que je n'ai pas pu retrouver mon attachement aux personnages constitue une petite déception. La lecture reste relativement sympathique et facile et les thèmes importants, mais la traduction et le scénario typique de romance contemporaine ont mis un frein à l'enthousiasme que j'avais en débutant ma lecture.

Ma note : 3/5

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vendredi 17 août 2018

Of Fire and Stars, tome 0.5 : Inkmistress - Audrey Coulthurst

Asra vit recluse dans une montagne au fin fond du royaume, faisant de son mieux pour que les humains ne découvrent jamais ses véritables capacités. Quand Ina, une jeune fille flamboyante et ambitieuse d'un village proche, vient à sa rencontre, Asra croit ressentir l'amour pour la première fois de sa vie. Mais ses rêves d'un futur paisible à ses côtés vont vite être balayés quand le village d'Ina est détruit par des bandits et que la jeune mortelle se lance dans une quête de vengeance sanglante et sans merci. Asra doit alors quitter la sécurité de sa montagne pour protéger la fille qu'elle aime d'elle-même. Au fil de sa découverte du royaume, elle va être confrontée à des complots, des guildes et surtout, des doutes sur ce qu'elle pensait être indubitable : ses capacités, ses origines et ses sentiments.


[Livre lu en VO]

Après avoir lu et beaucoup apprécié Of Fire and Stars, je n'ai pas pu m'empêcher de commencer Inkmistress dès que j'ai pu, bien que sachant qu'il ne s'agirait pas des adorables personnages du premier tome. Je n'ai pas été déçue! De peu, Inkmistress détrône Of Fire and Stars.

Malgré mon amour pour Denna et Mare, les protagonistes du premier tome, elles ne m'ont pas manquées dans ce préquel : en effet, on y retrouve de nouveaux personnages tout aussi attachants, surtout Asra et Hal. Ils sont très réalistes : ils se trompent, changent d'avis, apprennent au fur et à mesure, prennent des décisions rationnelles sans non plus être des robots...Malgré leur statut de demi-dieux, ils sont en fait très humains et sont une véritable force dans ce roman.

J'ai beaucoup apprécié les clins d'oeil à Of Fire and Stars et les liens subtils, tout comme j'ai aimé que l'auteure lève enfin le voile sur le mystère du premier tome, c'est-à-dire ce qu'il se passe en Zumorda. Cependant, il faut noter que ce tome-ci peut être lu indépendamment du tome un. Si Of Fire and Stars pose les bases du monde de nos héroïnes (Denna, Mare et Asra), Inkmistress vient les compléter avec brio.

Comme dans Of Fire and Stars, la romance est le deuxième meilleur point du récit : très bien construite, de manière très progressive et sans niaiseries, elle donne autant envie de tourner les pages que l'action et le scénario. Audrey Coulthurst écrit encore une fois à propos d'une protagoniste issue de la communauté LGBT, ici bisexuelle, sans en faire quelque chose d'extraordinaire ou hors de la norme.

Ainsi, le seul reproche que je peux faire à ce livre, hormis le fait qu'il lui manquait cette petite étincelle pour devenir un coup de coeur, ce sont les petits longueurs par ci et par là...

En somme, Inkmistress est largement à la hauteur de mes attentes : non seulement ce préquel reprend à Of Fire and Stars un monde de fantasy très bien développé, mais également le schéma d'une romance bien construite et des personnages très attachants, le tout dans un scénario encore mieux ficelé et plus addictif. Maintenant, il va falloir endurer une longue attente avant la sortie d'Of Ice and Shadows...et je vous conseille d'ailleurs de lire Inkmistress avant le second tome, puisqu'il explique beaucoup sur le royaume de Zumorda.

Ma note : 4/5

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dimanche 5 août 2018

The Conqueror's Saga, tome 3 : Bright We Burn - Kiersten White

Après les horreurs du siège de Constantinople qui le hante encore, Radu reprend sa place aux côtés de Mehmed, qui lui, se sent plus seul que jamais et oppressé par son statut quasi-divin. Lada, de son côté, se livre à un règne sans merci et plonge petit à petit dans l'obsession de prendre le dessus sur Mehmed et de vaincre les Ottomans. Bientôt, les deux côtés vont se livrer une guerre qui, avec tout ce qui lie ses principaux acteurs, pourrait bien ne jamais prendre fin...ou bien en connaître une plus tragique que voulue.


 [Livre lu en VO]

And I Darken avait été une très bonne lecture ; Now I Rise était quasiment un coup de coeur, et pour suivre dans la même lignée, j'avais espéré une lecture parfaite pour Bright We Burn. Malheureusement ce n'est pas le cas, mais ce dernier tome de The Conqueror's Saga est tout de même exceptionnel.

J'ai retrouvé avec grand plaisir des personnages toujours aussi forts et attachants, qui restent fidèles à eux-mêmes et très humains. Comme dans les tomes précédents, entre Lada, une femme puissante et fière, parfois cruelle ; Mehmed, le souverain qui fait ce qu'il croit être juste ; et le doux Radu qui préfère la diplomatie et ne souhaite qu'un futur calme et paisible, il y en a pour tous les goûts. Malgré tout, impossible de ne pas retrouver cette affection pour les trois personnages en même temps, même si je dois avouer que mon coeur penche plus pour Radu, qui est un peu plus réfléchi que les autres.

Niveau scénario, c'est là où j'ai été légèrement déçue, avant tout car je m'attendais plus à un final avec de grandes étincelles et une bataille épique, qui n'est jamais venu. Au début de ma lecture, j'ai même trouvé certains moments un peu étirés et peu nécessaires, mais il y a quand même beaucoup d'intrigues politiques intéressantes, de coups bas, manipulations, et pour les fans d'action, ne vous inquiétez pas, il y en a quand même une bonne dose. Les temps morts sont les bienvenus, permettent de réfléchir un peu, et sont empreints de la plume légèrement sarcastique de White que je suis venue à adorer.

Toujours aussi talentueuse, Kiersten White nous offre un dernier tome peut-être pas aussi épique qu'on pourrait l'espérer, mais tout de même flamboyant. Pour moi, c'est la fin d'une grande aventure aux côtés de superbes personnages très bien travaillés et très attachants dont je me souviendrais longtemps. Si aucun des tomes à part n'a été un coup de coeur pour moi, en revanche, je considère quand même la trilogie dans son ensemble comme tel.


Ma note : 5/5

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mardi 17 juillet 2018

Don't Look Back - Jennifer L. Armentrout

Sam a une vie parfaite, des parents riches, des amis, un avenir tout tracé...dont elle ne se souvient plus. Elle ne se souvient pas non plus du moment où tout a basculé ; où elle et Cassie, sa meilleure amie, ont disparues toutes les deux, et surtout, pourquoi Cassie n'est jamais réapparue. Alors qu'elle devient le suspect n°1 dans le supposé meurtre de Cassie, Sam réalise aussi que sa vie n'était peut-être pas aussi parfaite qu'elle le paraissait, et qu'elle a plus de choses à se reprocher qu'elle ne le croyait. Comment peut-elle retrouver sa meilleure amie et son ancienne vie alors qu'elle n'est plus sûre de les vouloir? Et surtout, comment peut-elle prouver son innocence alors qu'elle-même n'en est pas convaincue?


[Livre lu en VO]

Cela fait maintenant des années que j'entends éloges sur éloges à propos de Jennifer Armentrout, et que je me suis donc promise de lui donner une chance un jour. Si les romances et science-fictions pour lesquelles elle est le plus célèbre ne me donnait pas vraiment envie, en revanche, Don't Look Back me paraissait un bon livre pour commencer.

Les personnages sont relativement attachants, mais avec un nombre de pages limité et une héroïne qui ne se connaît pas si bien soi-même, ou son entourage, c'était un peu compliqué de s'y retrouver. La romance fonctionne bien, elle n'apparaît pas forcée, mais je l'ai trouvé sans plus. 

Sinon, cette première lecture d'Armentrout tient entièrement sa promesse au niveau suspense : l'enquête prend la plus grosse part de l'intrigue et est omniprésente, accompagnée par quelques moments qui donnent des frissons.  Pour cela, Don't Look Back est tout ce que j'attendais : un thriller young adult qui nous plonge sans grande difficulté dans l'histoire et nous pousse à nous interroger et à mener l'enquête en même temps que les protagonistes. On doute autant que Sam (et on se trompe autant qu'elle), et personnellement, je n'ai deviné la fin qu'au dernier moment, juste avant le dénouement ; si bien que, dans l'incertitude et l'envie de connaître l'identité du coupable, je n'ai pas pu reposer ce livre avant de l'avoir terminé.

La plume de Jennifer Armentrout se prête à l'ambiance et est très fluide, cependant ce n'est rien de remarquable pour moi et ne me donne pas spécialement envie de tenter de lire cette auteure dans un autre registre (comme sa saga Lux).

Don't Look Back est donc un thriller young adult qui tient ses promesses et nous embarque dans une enquête sombre où l'on en vient à questionner chaque personnage et chaque certitude. J'ai beaucoup apprécié cette lecture et je pense qu'elle pourrait plaire à ceux qui ont également apprécié Nous Les Menteurs, par exemple.


Ma note : 4/5

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mardi 10 juillet 2018

All for the Game, tomes 2 & 3 :The Raven King & The King's Men - Nora Sakavic

En l'espace de quelques mois, Neil Josten s'est fait une place précaire dans l'équipe encore peu soudée des Foxes de Palmetto State. Avec le mince espoir de survivre jusqu'à la fin de l'année et d'emmener l'équipe en finale d'Exy, Neil sait qu'il faudra passer par beaucoup de sacrifices pour enfin unifier les Foxes, convaincre Andrew et avoir une chance de battre les Ravens d'Evermore, et surtout, Riko.


[Livre lu en VO]

Si le premier tome d'All for the Game m'a légèrement laissé sur ma faim, je n'ai pas pu hésiter longtemps à me lancer dans la suite, dans l'espoir de comprendre l'engouement pour cette trilogie. Et autant vous le dire tout de suite : Nora Sakavic m'en a mis plein les yeux.

A l'image de The Foxhole Court, The Raven King et sa suite The King's Men continuent dans la lancée de l'intrigue très axée sur ses personnages. Cependant, vous pouvez vous attendre à de grosses améliorations : on apprend enfin à connaître ces personnages torturés et mystérieux en profondeur, tour à tour, ce qui nous les faire paraître plus attachant (comme je le pressentais, Nicky reste mon personnage préféré) ; mais en plus, le scénario est bien mieux mené et mieux structuré, rendant la lecture intéressante et, attention, très très addictive. Je n'ai vraiment pas pu lâcher ces deux tomes avant d'en parvenir à bout.

Le tome trois m'a aussi semblé assez original par son scénario dont le paroxysme est plutôt vers le milieu ; mais comme tout tome final qui se respecte, il est rempli d'action et de dénouement tout au long. C'est aussi ce tome-ci qui change enfin mon point de vue sur la romance, pour laquelle j'étais plutôt sceptique depuis le début. La relation de Neil avec Andrew se développe petit à petit, au fur et à mesure qu'on apprend à mieux les connaître, et j'ai finalement accroché au wagon.

Ces deux tomes démarrent également plus rapidement que  le tome 1, qui m'avait parue être une introduction un peu ennuyante, bien que néanmoins, je vois maintenant toute son utilité. Le petit reproche que je pourrais faire à cette saga, notamment dans le dernier tome, sont les petites facilités (voire illogismes) prises par l'auteure, mais dont je ne peux pas parler sans spoiler.

Finalement, cette conclusion de la saga All for the Game a su faire ce que The Foxhole Court n'était pas parvenu à faire : me convaincre totalement et m'embarquer enfin réellement dans l'aventure Exy. Entre personnages avec beaucoup de reliefs, scénario intéressant, addictivité et une romance réaliste qui se construit lentement mais sûrement, The Raven King et The King's Men ont été deux superbes surprises pour ces vacances d'été, même pour une personne peu fan de sports comme moi.

Ma note : 5/5, coup de cœur

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samedi 30 juin 2018

La Nuit des Temps - René Barjavel

L'Homme du vingtième siècle a toujours cru être la forme la plus avancée de son espèce. Quand une expédition française en Antarctique découvre toute une civilisation enfouie sous la glace depuis 900 000 ans, les principes mêmes de l'évolution sont remis en question et scientifiques comme gouvernements se jetent dans cette nouvelle course au savoir - et au pouvoir.


Pour commencer cette chronique, je vais être tout à fait honnête avec vous : j'ai quasiment détesté ce livre, bien que j'en sois allée au bout. Evidemment, tout ce que je vais en dire n'est que ma propre opinion. Je ne comprends pas trop l'enthousiasme énorme derrière ce livre, et j'en suis la première déçue, car il m'a beaucoup été recommandé, y compris par des personnes qui n'aiment pas vraiment la lecture, du coup ça me dérange un peu d'être aussi décalée d'une grande majorité.

D'abord, au contraire de tout ce que j'en avais entendu, je n'ai pas du tout trouvé ce livre universel et intemporel. Je sais bien qu'il a été écrit dans les années 60, et que ça forme plus ou moins une excuse pour les réflexions qui m'ont gênée, mais cette excuse n'en a pas rendue ma lecture meilleure. J'ai trouvé La Nuit des Temps raciste, sexiste et même légèrement homophobe par moments. Dire que c'est prouvé scientifiquement que le sexe masculin est plus intelligent, réduire la femme à son corps et l'objectifier, parler de "nègres" ou de "jaunes" alors qu'on pourrait très bien dire "africains" ou "asiatiques", ou encore n'envisager purement et simplement que des relations hétérosexuelles tout en disant que les gens qui ne trouvent pas l'amour sont forcément seuls et tristes, oui, je trouve ça très limite. Mais comme je l'ai dit, sachant que ça a été écrit il y a plusieurs décennies, j'aurais peut-être pu passer outre. Le problème, c'est que le reste du bouquin ne m'en a tout simplement pas donné l'envie.

D'abord, Barjavel s'emploie à juger et critiquer un à un tous les systèmes et gouvernements possibles et imaginables (ça constitue la moitié du roman), mais la conclusion m'a plus ou moins semblée être que de toute manière, on ne trouvera pas mieux que ce que l'on a déjà. Tout ça pour ça.

Les personnages sont très loin d'être attachants, tous autant qu'ils sont. Ils sont méprisants et méprisables, et la stupidité de certains personnages qui, dans ce monde fictif, sont censés être hauts placés, ne les en rends que plus irréalistes. Cela, ajouté aux visions abracadabrantes et rocambolesques qui constituent ce monde imaginé par l'auteur, ont rendu toute l'histoire invraisemblable, même dans le contexte de la science-fiction.

La révélation finale et la fin était aussi plutôt prévisibles, je crois bien que je les avais devinées dès la moitié du roman. La Nuit des Temps a véritablement été une lecture ennuyeuse et longue, bien que rapide à lire.

Les seuls points positifs à mes yeux, qui à eux deux ne parviennent pas à remonter la barre, sont la construction assez complète du monde (bien que, comme je l'ai déjà dit, je l'ai trouvé très invraisemblable) ; et le fait que le récit démarre plutôt vite...mais stagne rapidement, ce qui crée des longueurs.

En conclusion, tout ce que j'ai à dire d'un roman pareil, qui clairement ne comble pas mes attentes, c'est que quand, comme moi, on lit pour rêver et s'éloigner de la réalité, ce genre de livres ne convient clairement pas. Il m'a bien plus fait rager que rêver, à mon grand regret.

Ma note : 2/5

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