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jeudi 29 novembre 2018

Les Limbes - Olivier Bal

Vous pensiez que la guerre du Vietnam était horrible ? Et encore...vous ne savez pas tout.
Quand James Hawkins se réveille à l'hôpital de Saigon après avoir survécu à une balle dans la tête, il pense avoir passé le pire. Il peut enfin rentrer chez lui et oublier les horreurs du champ de bataille...ou du moins c'est ce qu'il croit. Mais de retour aux Etats-Unis, c'est une toute autre réalité à laquelle il va devoir se confronter  : ses rêves deviennent des prémonitions de mort et sa vie un chaos. Le jeune James est perdu, jusqu'au jour où, un an plus tard, il va être intégré au projet Limbes et envoyé au fin fond de l'Alaska, avec pour mission de faire ce qui pourrait bien être la plus grande découverte du siècle.


[Livre reçu via Babelio Masse Critique, merci aux éditions De Saxus]

Dès le début, Les Limbes avait tout pour me plaire et me donner envie : un résumé mystérieux et alléchant, un contexte historique intéressant, d'excellentes notes sur les différents réseaux...Et ce thriller fantastique ne m'a pas déçue.

Pour commencer par les personnages, il y en avait pas mal, mais le récit se concentre largement sur celui de James Hawkins. Par chance, c'est un personnage à la fois très humain mais aussi très rationnel ; ici, pas de choix invraisemblable et d'actes incompréhensibles. L'accent mis sur ses sentiments n'est pas trop important, mais pas non plus délaissé : l'auteur a trouvé le juste milieu entre un trop plein de réflexion intérieure et un manque d'humanité. Cependant, je ne peux pas dire que je me sois spécialement attachée à Hawkins. D'un autre côté, il y a tous les autres personnages : ils sont eux aussi intéressants et plutôt réalistes, mais j'aurais aimé les voir plus et en apprendre plus sur eux. En effet, la plupart, même les plus importants après James, ne font quasiment qu'apparaître, raconter un passé très succinct puis restent en toile de fond, ce que j'ai trouvé très dommage car ils paraissaient avoir un très bon potentiel.

J'ai beaucoup apprécié le scénario, qui démarre vite tout en proposant une bonne exposition de la situation, et qui nous tient en haleine jusqu'à la dernière, comme on peut l'attendre d'un thriller digne de ce nom. J'ai ainsi lu le livre bien plus vite que ce à quoi je m'attendais ; les pages se tournent sans difficulté. Autre bonne nouvelle si vous n'êtes, comme moi, pas de grands romantiques : ici, pas d'histoire d'amour inutile rajoutée pour faire joli!

J'ai aussi constaté que les recherches de l'auteur sur le sujet principal du rêve sont bien approfondies, ce qui permet des détails et explications très intéressantes. J'en ai appris pas mal sur des cultures dont j'avais auparavant peu entendu parler, et j'ai presque eu l'impression de voyager, aussi bien dans les Limbes que dans le monde réel. Comme pour les émotions des personnages, là encore, l'auteur trouve le juste équilibre entre un manque d'informations et une explication barbante.

En revanche, je dois noter un point négatif pour moi : je n'ai pas accroché avec la plume d'Olivier Bal. Je lui accorde qu'elle est simple et bien adaptée à ce type de thriller, cependant j'ai eu une étrange impression qu'il manquait des ponctuations ou ce genre de choses. Le style ne me convenait pas vraiment, bien que j'ai pu facilement passer outre et apprécier l'histoire.

En conclusion, Les Limbes a été une lecture un peu en dehors de ma zone de confort mais qui a su totalement me convaincre et se montrer à la hauteur des bons avis que j'avais pu lire. Si vous recherchez un bon thriller fantastique, pas difficile à lire et avec un thème intéressant et travaillé, voilà votre prochaine lecture!

Ma note : 4/5

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samedi 31 mars 2018

Joyland - Stephen King

Pour Devin Jones, l'été 73 recèle d'aventures : premier coeur brisé, premier job loin de la maison, première rencontre avec un fantôme...Quand il s'enrôle sur un coup de tête pour un travail saisonnier à Joyland, petit parc d'attraction en Caroline du Nord, Dev ne s'attendait sûrement pas à faire la connaissance de personnes qui vont changer sa vie...et peut-être la mettre en danger.


On m'avait vendu Joyland par trois choses : plus facile à lire qu'un habituel roman de King, des clowns, et des frissons. Si le premier est vrai, laissez-moi vous dire que pour le second et troisième, je les ai attendus mais ils ne sont jamais arrivés. Cette chronique va être rapide, pour la simple et bonne raison que ce roman n'a rien d'exceptionnel à mes yeux, et ne mérite pas non plus que je passe des heures sur ses quelques défauts minimes.

En effet, Joyland n'est pas un mauvais livre, et n'a pas de mauvais points à proprement parler. Mais clairement, je m'attendais à "plus". C'est le quatrième roman de Stephen King que je lis, et après Nuit Noire, Etoiles Mortes, Shining et Carrie, c'est sûr que ça dénote : pas de frissons, pas d'horreur, rien de cauchemardesque, rien qui ne me marquera. En compensation, la lecture n'est pas trop longue ou insupportable car pour une fois, j'ai pu lire l'écriture de Stephen King de manière assez aisée, sans que ça me pèse sur le système après une cinquantaine de pages.

Joyland, pour moi, c'est tout simplement le récit des quelques mois d'aventure d'un type de 21 ans dans les années 70, dans un vieux parc d'attraction un peu démodé. On y ressent la nostalgie que l'auteur a essayé de transmettre, on y ressent un peu d'authenticité dans les épreuves universelles que chacun doit surmonter (le premier amour, premier coeur brisé, premier job loin de la maison...)...Mais sûrement rien de phénoménal. L'enquête sur le "Tueur des Fêtes Foraines" est très rapide, vite conclue, on a à peine le temps d'y rentrer ; on survole l'expérience du protagoniste en tant que forain d'une saison, de manière assez détachée d'ailleurs, puisque personnellement, je n'ai trouvé aucun personnage particulièrement attachant...En attendant, l'action stagne, il n'y a aucun pic d'adrénaline, les choses se déroulent tout simplement.

Pour finir, cette quatrième tentative à la lecture d'un Stephen King ne s'est révélée ni bonne, ni mauvaise, mais relativement différente des autres. Si vous venez pour les frissons, les frayeurs d'une lecture d'horreur au coin du feu ou sous la couette, passez votre chemin. Joyland est un roman qui se lit facilement et rapidement, sans problème, mais il n'a rien d'emballant ou d'excitant.


Ma note : 3/5

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samedi 3 décembre 2016

Carrie - Stephen King

Carrietta White, 17 ans, est le souffre-douleur de son école à Chamberlain, petite ville d'Amérique. A la maison, elle subit le fanatisme religieux de sa mère qui l'élève seule à l'écart des autres. Carrie n'en peut plus, jusqu'au jour où le beau et populaire Tommy Ross l'invite au bal de printemps. Alors que l'invitation partait d'une bonne intention, la situation va vite tourner au carnage, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de Chamberlain...

Carrie, comme à peu près tous les bouquins de Stephen King, est un classique du thriller, bien que celui-ci se différencie vaguement des autres par une écriture un peu plus légère et une histoire plus destinée aux adolescents/jeunes adultes, de par l'âge des protagonistes et la situation dans laquelle se trouve Carrie : ils devraient vraiment utiliser ce livre dans les campagnes contre le harcèlement scolaire, ça pourrait facilement en arrêter plus d'un dans ses mauvaises actions....
Au départ, j'ai choisi de lire ce livre pour mon TPE sur les sorcières, et aussi parce qu'on m'avait dit que l'ambiance n'était pas aussi lourde ici que dans, par exemple, Shining. Bien qu'on retrouve le côté sanglant, malsain et pesant typique à Stephen King, effectivement, Carrie est un peu en dessous de la barre; malgré tout, je n'ai pas été déçue par ce livre, qui s'est lu très rapidement. Il n'est déjà pas très long, et bien que l'on connaisse tous la fin par avance, l'envie de savoir comment on en est arrivé là nous pousse à garder ce livre en main jusqu'à ce qu'on ait fini la lecture. Côté original, le récit est entrecoupé d'extraits de rapports, d'articles de journaux et de tas d'autres documents qui l'allègent, et nous propose un point de vue plus clair et extérieur sur l'histoire.
Niveau personnages, on ne peut décidément pas dire que beaucoup attisent notre sympathie : la mère de Carrie, Chris, Billy sont totalement antipathiques, Carrie est très particulière et difficile à suivre, et donc à s'y attacher, surtout quand on sait comment elle finit. Sue et Tommy sont peut-être ceux que l'on peut le plus apprécier, mais il n'y a pas de liens à proprement parler qui se créent entre le lecteur et les différents personnages.
Malgré tout, Carrie est un thriller digne de ce nom qui s'inscrit dans la longue lignée de chefs-d'oeuvre de Stephen King, qui est pour tous, que l'on l'aime ou pas, le maître du genre.

Ma note : 4/5

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samedi 4 juin 2016

Shining - Stephen King

Jack Torrance est en train de rater sa vie et emmène sa femme Wendy et son fils Danny dans sa dérive. Il est alcoolique, écrivain de piètre allure, et pour sauver les apparences, il serait prêt à n'importe quoi, y compris à travailler comme gardien d'hiver dans un hôtel de luxe isolé en montagne à la mauvaise réputation : l'Overlook.
Dès le moment où il met les pieds dans le palace déserté, Danny le sait : personne n'en sortira indemne. Le démon qui hante ces lieux peut revêtir de nombreuses apparences, et quand les masques tombent, il faut être préparé au pire.

Enfin! Cela faisait des mois que ce bouquin à moitié entamé attendait sagement sur ma table de nuit; après avoir lu les deux cents premières pages dans cette atmosphère malsaine et dérangeante, sans avoir droit à aucune action, je désespérais. Pourtant il faut le reconnaître; c'est là où réside le talent de Stephen King : il nous fait baigner dans le quotidien pesant des personnages, et puis, ôtez les masques! c'est une fois qu'on s'est imprégné de cette tension cachée entre les lignes que l'auteur peut enfin nous tordre les tripes comme il se doit.
Par contre, on pourrait penser que cette méthode nous permet de mieux nous attacher aux personnages, mais ça n'a pas été le cas pour moi. Enfin, j'en conviens que Jack et Wendy ne sont pas destinés à nous attendrir, mais même pour Danny, entre son intelligence incongrue, son don et sa naïveté forcée, impossible de nouer un lien.
J'avais déjà lu les nouvelles de Nuit noire, étoiles mortes auparavant, je savais donc plus ou moins à quoi m'attendre avec Stephen King, mais il faut l'avouer, sa plume est loin d'être facile et la lecture n'est pas légère ni reposante. Il y a beaucoup de descriptions - certaines sont même plutôt dérangeantes, peu de véritable action, du suspens à foison, et énormément de tension. J'imagine que c'est ce qui rend ce thriller si bon dans son genre, mais si vous n'êtes pas un adepte de ce style, je ne vous le recommande pas.
Eh bien maintenant, il ne me reste plus qu'à visionner le film, et je pense que je vais attendre un peu et décompresser avec une lecture plus légère avant de me plonger dans le second tome qui est déjà dans ma PAL.

Ma note : 4/5

lundi 4 avril 2016

In The End - Demitria Lunetta

Après s'être enfuie de New Hope, abandonnant Baby, afin de sortir du radar du Docteur Reynolds, Amy reprend sa vie en autarcie dans l'Après avec un but : retrouver Baby. Pour cela, elle doit se rendre à Fort Black pour trouver le frère de son amie Kay qui pourrait l'aider à sauver sa sœur. Mais arrivée là-bas, elle est confrontée au mode de vie particulier de ces survivants, très différent de New Hope. Avec l'aide du peu de personnes bien intentionnées qu'elle trouve, comme Jacks ou Brenna, elle devra se débrouiller afin de mettre la main sur Ken, qui semble être un véritable fantôme. La recherche n'en est que plus pressant lorsqu'Amy apprend que Baby est plus en danger que jamais, tandis que le Docteur Reynolds est bien décidée à la neutraliser et que de nouveaux ennemis veulent la peau de la jeune femme.

Comme le tome précédent, In The End est composé de trois parties : les deux premières se passent à Fort Black, tandis que la dernière prend place à New Hope (ben non c'est pas un spoiler, on sait très bien que quoi qu'il arrive, il faudra y retourner).
Tout d'abord, l'atmosphère pesante de Fort Black était extrêmement bien réalisée par l'auteure. Tandis qu'on enchaîne révélations sur révélations, Demitria Lunetta garde un rythme endiablé au niveau de l'action, de quoi me réjouir. Dans cet endroit où la loi du plus fort règne, on découvre de nouveaux personnages très différents de ceux que l'on connaissait déjà.
D'abord du côté des "gentils", on a Jacks et Brenna. Cette dernière est une fille bien particulière, vu qu'en fait c'est pas trop une fille. J'ai adoré son caractère de battante, mais en revanche, j'ai été très déçue que sa relation amoureuse ne soit pas approfondie. Et puis Jacks. Torturé par la mort de sa petite sœur, bousculé par l'apocalypse, même si il a survécu par pure chance, c'est un débrouillard très charismatique qui fait tout son possible pour aider et protéger Amy (bien qu'au final, ce soit plutôt l'inverse). J'ai aussi adoré son personnage et sa relation avec Amy.
Du côté des "autres" (ils ne sont pas tous vraiment "méchants", mais la plupart ne méritent définitivement pas le titre de "gentil"), il y a Tank le psychopathe pédophile, son acolyte Peter (pas très exploité mais moi ça me convient, un psychopathe à la fois s'il vous plait-merci), mais aussi le Surveillant (un personnage qui représente bien les opportunistes très communs à notre société) et Doc. Pour Doc, je suis plutôt conflictuelle. Il appartient ni aux méchants ni aux gentils, on pourrait juste dire que c'est un pauvre type qui n'a rien à faire là et qui subit.
J'ai trouvé que tous ces personnages apportaient une grande diversité au diptyque, qui jusque là s'est restreint à représenter des héros et des méchants qui contrôlent le reste du commun des mortels (à savoir la population de New Hope). Grâce à ça notamment, au fil de la lecture, on ressent plus d'émotions différentes que celles recherchées dans In The After, selon moi; et c'est un bon point.
Quant à Amy, si parfois l'héroïne en vient à m'agacer, là ça n'a pas été le cas. Ses réactions étaient plus ou moins réalistes (ce à quoi j'attache beaucoup d'importance) quoique très héroïques, et elle reste en fait la même que dans le premier tome. Par contre, je n'ai pas apprécié Baby comme j'ai pu le faire dans In The After, dommage car elle était sûrement destinée à être très attachante.
La fin était satisfaisante, probablement pour tous les goûts, sans s'étendre dessus pour ne pas spoiler.
Quoi qu'il en soit, je recommande beaucoup de diptyque passionnant centré sur la dystopie et l'action, avec un brin de "zombies".

Ma note : 5/5

lundi 22 février 2016

King's Game - Nobuaki Kanazawa

Nobuaki vit une vie tout à fait ordinaire d'un adolescent japonais. Il file le parfait amour avec une fille de sa classe, Chiemi, et il a un super meilleur ami, Noaya. Tout va bien dans leur classe de seconde, jusqu'au soir où les trente deux élèves qui la compose reçoivent le même message. Il s'agit d'un "jeu du roi", bien connu par les élèves; ce jeu que l'on pratique pendant les fêtes, où l'une des personnes est désignée pour donner des gages aux autres. Le premier défi consiste à ce que deux élèves s'embrassent. Les adolescents, naïfs, jouent de bon cœur, et réalisent le premier et le second défi. Mais les choses commencent à se compliquer, et quand deux personnes refusent l'un des défis, elles sont retrouvées mortes le lendemain. La panique et la paranoïa commence à s'instaurer dans la classe. Le mot "confiance" n'aura bientôt plus aucun sens.

Il s'agit d'une adaptation d'un manga, et aussi de mon premier essai dans la littérature japonaise. Deux raisons qui me poussaient à penser que cette lecture serait un peu difficile. Mais il faut l'admettre, le côté manga ne s'est pas ressenti; si je ne l'avais pas su, je ne l'aurais pas deviné. Mais ce qui me faisait le plus peur, c'était bien sûr les noms. Pour moi, les prénoms japonais sont des assemblements de syllabes hasardeux, et je craignais de n'en retenir aucun et du coup, de ne pas pouvoir bien comprendre l'histoire. Toutefois, ce problème ne s'est pas trop posé. On finit par s'y habituer assez facilement.
En revanche, il y avait peut-être un peu trop de personnages. On finit par se référer à eux en utilisant "les autres" car on connait à peine leur prénom, et au moins la moitié des trente deux élèves n'ont pas grande importance. D'ailleurs, je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. J'ai beaucoup aimé Ria, la fille mystérieuse qui semble en savoir plus que les autres, et j'avais très envie de voir Nobuaki survivre, mais c'est tout. En fait, j'ai un peu détesté ce dernier au début du livre, car il était le parfait cliché du héros qui, à la moindre menace, prend les choses en main, celui que personne ne déteste et que tout le monde écoute. Mais ce coté finit par vite être oublié, même si Nobu continue à faire le "chef".
Ensuite, les émotions étaient à la fois trop et pas assez mises en avant. J'ai trouvé qu'il y avait un gros problème à ce niveau-là, même si, comme il s'agit d'un survival horror, ce n'est pas très dérangeant car ce n'est pas ce que l'on attend. Au début, lors des premières morts, les élèves ne paniquaient quasiment pas, presque aucune larme n'a été versée. Puis, vers la fin, nos personnages sont happés par les grands flots de sentiments contradictoires et on ne sait plus où donner de la tête.
Enfin, les explications étaient un peu bancales. Je n'ai pas tout compris, et même si ce côté mystérieux nous donne envie de lire la suite pour, peut-être, plus d'explications, ça m'a un peu agacé.
Sinon, le suspense, l'action, la réflection et l'horreur sont effectivement au rendez-vous, et c'était ce que j'attendais. Avec les indices donnés, on nous invite à faire comme les victimes : chercher ce roi aux idées macabres et malsaines.
On ne voit pas les pages filer car le récit est très bien mené, et on ne peut pas reposer ce bouquin avant de savoir le nom du maître du jeu.
Un très bon survival horror mené par une main de maître, qui, bien que manquant de personnages attachants, nous absorbe dans l'histoire.

Ma note : 3/5

samedi 9 janvier 2016

In The After - Demitria Lunetta

Amy est une ado, mais aussi et surtout une survivante. Elle sait qu'elle ne doit sa vie qu'à la paranoïa de sa mère, qui a fait construire la grille électrifiée qui entoure sa maison, et à laquelle Ils se sont heurtés lorsqu'Ils ont voulu lui faire subir le même destin que le reste de l'humanité.
Cela fait trois ans qu'Amy survit, sans la moindre compagnie, hormis Baby, une petite fille qu'elle a recueillie peu après Leur arrivée. Ils sont arrivés, comme ça, sans le moindre préavis, et Ils ont pris le contrôle de la Terre entière en dévorant tout sur leur passage. Eux, les aliens, ces choses hideuses et sauvages, dotées d'une intelligence très douteuse, d'une ouïe exceptionnelle et d'une grande vitesse. A partir du moment où Ils t'entendent, il ne Leur faut que quelques secondes pour t'attraper et te dévorer vivant.
C'est pour cela qu'Amy et Baby ont appris à vivre et communiquer sans bruit. Pendant ces trois ans, elles sont devenus inséparables.
Jusqu'au moment où de plus en plus de survivants croisent leur chemin. Elles commencent alors à se poser beaucoup de questions. Combien sont-ils? Que sont réellement ces monstres?

In The After - qui, il faut le dire, est un titre bien étrange pour un premier tome, mais qui est ensuite justifié - m'avait tout l'air d'un roman post-apocalyptique de survie avec des zombies, des combats et une adolescente bien trop badass pour être réelle. Effectivement, la première partie - il y en a trois - est centrée sur la survie sur cette Terre devenue hostile, mais Amy est simplement une adolescente comme vous et moi, qui a eu la bonne idée de rester chez elle le jour de l'invasion. Quant à Baby, c'est une enfant très énigmatique. La seconde et troisième parties ont un aspect beaucoup plus dystopique que j'ai tout autant adoré. Enfin, il faut savoir que le mot zombie n'est jamais utilisé au cours du livre. Il y a du suspense tout au long du livre, on se demande tout le temps ce qui va advenir de notre héroïne ou de la petite Baby très attachante, et il est bien difficile de reposer ce bouquin une fois qu'on l'a commencé. Le seul truc qu'il manquait peut-être : un petit peu plus de romance.
En somme : un thriller palpitant pour jeune adulte à immédiatement ajouter à votre wishlist!

Pour clore cette chronique, voilà la citation que je vous offre, celle du moment où Amy comprends pourquoi les enfants ont eu tellement de facilités à survivre :
«Ils croyaient aux monstres bien avant que les monstres n'arrivent » ~ Amy Harris

Ma note : 5/5