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dimanche 20 janvier 2019

Red Queen, tome 4 : War Storm - Victoria Aveyard

Malgré toutes les épreuves qu'ils ont traversé, Mare Barrow et Tiberias Calore ne sont pas au bout de leurs sacrifices...et le plus important est de sacrifier leur amour l'un pour l'autre dans la quête qu'ils poursuivent chacun de leur côté. La couronne a plus d'importance que Mare aux yeux de Cal, et la déchéance des Argents vaut plus que tout l'amour du monde pour Mare. Mais pourront-ils résister longtemps, alors que l'alliance entre les deux camps est si tendue et que Maven Calore, l'enfant-roi qui les a trahi, mène le jeu ?


 [Livre lu en VO]

Sachant que le premier tome de Red Queen avait été un énorme coup de cœur, tandis que le troisième m'avait grandement déçue, j'avais très hâte de lire enfin la conclusion de cette aventure épique...qui commençait à traîner un peu tôt. Malheureusement, War Storm n'a pas pu rattraper la déception qu'a été King's Cage, et je finis cette saga pourtant si bien partie sur une note négative.

Pour commencer, cela fait maintenant trois ans que j'ai lu le premier tome, et avec autant d'attente entre chaque livre, comme cela se ressentait déjà dans le tome précédent, j'ai fini par perdre mon attachement aux personnages ; et malgré tous mes efforts, j'ai été incapable de le retrouver. Mare est très loin du personnage qu'elle était au début de la saga, et même si c'est tout à fait normal et généralement positif pour un personnage d'évoluer, je n'ai pas aimé la direction qu'elle a prise et j'ai été bien incapable de continuer à m'identifier à elle. 

La variation trop fréquente de points de vue trop nombreux, et parfois inutiles, n'a pas aidé ; même si certains, comme celui de Maven ou de Cal, m'ont agréablement surprise. J'ai aussi été déçue de la direction dans laquelle le personnage de Maven a été entraîné, car il avait un gros potentiel (dans le style de Loki dans Avengers). Finalement, Evangeline est peut-être le personnage dont je garde le meilleur souvenir, alors que je la détestais dans Red Queen. Comme quoi, l'évolution de personnages dans le bon sens n'est pas impossible à Victoria Aveyard, mais ça n'a juste pas marché avec Mare.

Comme pour King's Cage, le plus gros problème de ce livre saute aux yeux quand on compare le nombre de pages à l'action concrète qui se déroule. On se rend vite compte que l'on se serait bien moins ennuyé si les péripéties se déroulant en 600 pages avaient été casées en 300. C'était clairement possible, et cela aurait évité tout ce temps inutile et ennuyant que l'on passe dans la tête des différents personnages, dont je me fichais assez et qui ne m'apprenait rien de nouveau sur l'histoire ou leurs personnalités, plutôt fade et sans grand relief.

J'ai également été légèrement gênée par les similarités - qui se sont enfin révélées à moi - entre Red Queen et Hunger Games ou Young Elites. Si la saga est globalement meilleure à mes yeux que le premier, et moins bonne que le second, je n'ai pas pu nier les ressemblances et malheureusement, cela veut dire que je les ai comparées. Or comme Young Elites est l'une de mes trilogies favorites, War Storm, avec tous ses défauts énoncés précédemment, n'a clairement pas fait le poids, et la comparaison n'a fait qu'accentuer ma déception. Si vous recherchez un bon livre de fantasy young adult avec des personnages nuancés, de l'action, un monde bien construit et une intrigue intéressante et bien pensée, je vous conseille donc de vous détourner rapidement de Red Queen et de donner plutôt sa chance à Young Elites de Marie Lu.

Pour finir, War Storm a donc été pour moi une conclusion décevante et aussi peu intéressante que le tome précédent. Trop et inutilement longue, manquante d'action, et loin du coup de cœur qu'a été le premier tome, cette fin me fait regretter le potentiel qu'avait Red Queen. A mes yeux, cette quadrilogie aurait pu facilement être une trilogie et aurait gagné en qualité.

Ma note : 2/5

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dimanche 9 décembre 2018

Even The Darkest Stars, tome 2 : All The Wandering Light - Heather Fawcett

Trahie par River et avec le poids de l'échec de sa mission, Kamzin est anéantie. Il ne lui reste plus que sa détermination à protéger Azmiri, sa sœur Lusha et son meilleur ami Tem. Mais pour assurer leur survie face aux sorciers qui sont désormais surpuissants, il n'y a qu'une seule solution : trouver l'étoile déchue dans les montagnes des Ashes, ce qui veut dire pour Kamzin se confronter de nouveau à celui qui l'a trompée et abandonnée.


[Livre lu en VO]

Avec Queen of Air and Darkness, All The Wandering Light était la suite que j'attendais le plus cette année, après le coup de cœur inattendu qu'avait été le premier tome. Si cette conclusion n'était pas aussi excellente que le premier tome, elle reste très bonne et j'ai adoré retrouver Kamzin et River, et ce monde envoûtant inspiré des montagnes du Tibet, très original.

Comme il s'agit d'une duologie, il n'est pas surprenant qu'il n'y ait quasiment aucune longueur, puisque même au début, l'histoire démarre sur les chapeaux de roues en reprenant exactement là où s'était arrêté le premier tome. Pas le temps de s'ennuyer ; All The Wandering Light c'est 400 pages d'exploration, de confrontation, des révélations et retournements par ci par là, et aussi quelques scènes de bataille très bien faites.

Kamzin et River sont toujours à leur top, aussi bien ensemble que chacun de leur côté, puisque l'on a cette fois-ci le point de vue de River, ce que j'ai beaucoup apprécié et qui me l'a rendu encore plus attachant. Ils sont tous les deux charismatiques et réalistes, des personnages déterminés avec des caractères assez forts, ce qui les rend plus ou moins impossible à ne pas aimer. J'avoue cependant que vers la fin, Kamzin m'a parue un peu trop irrationnelle, mais rien de trop important.

J'ai donc beaucoup aimé cette nouvelle incursion aux côtés de Kamzin et River, dans ce monde original, mystérieux et très graphique inspiré du Tibet. Je n'ai en effet jamais lu aucun livre young adult qui traite un univers de ce genre, et surtout avec autant de brio. On a presque l'impression d'être au sommet de ces montagnes enneigés avec Kamzin, de sentir le froid et le poids des étoiles si proches au-dessus de la tête. La sublime couverture y est aussi peut-être pour quelque chose...

Un point négatif malgré tout, qui en plus est assez important et est l'une des deux raisons pour lesquelles All The Wandering Light n'a pas été un coup de cœur comme Even The Darkest Stars : il manquait des détails et explications. Les pouvoirs de sorciers, le passé de l'Empire et de l'Empereur lui-même, celui de River avec sa mère et Sky, la véritable nature de Ragtooth...je comprends qu'il s'agisse d'un effet volontaire de mystère de la part de l'auteure, mais clairement, pour moi, ce n'est pas assez du tout. A ce niveau-là, je suis restée sur ma faim. La deuxième raison, elle, est simple : Even The Darkest Stars était une vraie découverte, un périple à travers un nouvel univers inconnu ; tandis qu'ici on manque légèrement de cet esprit épique, que je recherche dans quasiment toutes mes lectures de fantasy.

Pour conclure, All The Wandering Light est une conclusion qui marche bien et qui colle à merveille avec le premier tome. J'ai adoré tout du long les personnages et l'univers unique et envoûtant, mais j'aurais aimé plus de détails, de flashbacks et d'explication, quitte à devoir lire 100 pages de plus...ou un troisième tome ;)

Ma note : 4/5

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mercredi 5 décembre 2018

The Dark Artifices, tome 3 : Queen of Air and Darkness - Cassandra Clare

Le monde des Chasseurs d'Ombres est plongé dans le chaos. Au milieu de cette période de crise, les Blackthorn déchirés, Emma et leurs alliés doivent lutter contre la Cohorte, une milice qui souhaite prendre le pouvoir et imposer un régime dictatoriale sur le Monde Obscur.


[Livre lu en VO]

Vous le savez très probablement, je suis une très grande fan de tout ce qu'écrit Cassandra Clare, et surtout des Shadowhunters Chronicles, dont je dévore chaque nouveau tome dès qu'il sort. Queen of Air and Darkness n'a pas échappé à la règle, malgré mon emploi du temps assez chargé ces derniers temps, et j'ai lu ses 900 et quelques pages en deux jours. Malheureusement, il est arrivé l'impensable : j'ai été déçue par un Cassandra Clare.

Il y a beaucoup de choix de l'auteure que je n'ai pas compris, des éléments qui m'ont parus incohérents ou inutiles, si bien que je vais le dire, oui, j'ai parfois eu l'impression de lire une fanfiction. Une très bonne fanfiction, avec la même plume que celle de Clare, mais une fanfiction quand même. Il manquait ce quelque chose d'épique qui est propre à chaque final des Shadowhunters Chronicles, et que j'attendais depuis maintenant un an et demi.

Parmi les éléments incohérents ou inutiles, j'inclus l'une des romances secondaires : cet étrange triangle amoureux entre Cristina, Mark et Kieran. Il me semble que l'auteure a voulu inclure une relation polyamoureuse, un concept qui m'est encore assez étrangé et que j'ai encore du mal à cerner. Sauf que voilà : c'est vraiment très TRÈS loin du magnifique triangle amoureux qu'elle nous avait offert dans Les Origines. Celui-ci est très mal construit, car je n'ai pas du tout vu l'alchimie entre Mark et Cristina, et encore moins entre Kieran et Cristina, qui de mon point de vue se connaissent à peine. Très honnêtement, lire le point de vue de Cristina qui fantasme sur deux hommes en couple m'a presque paru malsain, et j'en suis venue à beaucoup moins apprécier ces trois personnages, alors même que j'adorais Kieran et Mark dans les deux premiers tomes.

Au départ, ça ne m'a pas du tout dérangé de passer les 400 premières pages du bouquin sans beaucoup d'action ou de choses intéressantes. Je suis également passée outre les révélations attendues que tout le monde connaissait déjà, en me disant que ce qui importait serait le grand final. Sauf que comme je vous l'ai dit, il n'y en a pas eu. C'était extrêmement anti-climatique tout du long, et par conséquent le point le plus décevant. Si vous n'êtes pas, comme je l'étais, à fond dans l'histoire dès le début, vous risquez de beaucoup vous ennuyez, même avec la superbe plume de Cassandra Clare.

Au final, mon bonheur de retrouver ces personnages que j'adore tant, aussi bien ceux de The Mortal Instruments, Les Origines ou Renaissance, a été gâché par les longueurs, le côté anti-climatique et des éléments incohérents qui ont beaucoup de mal à passer, sans compter la fin, que je ne spoilerai pas, mais où les personnages font des décisions qui me paraissent grandement illogiques. Cependant, si je n'avais eu d'aussi grandes attentes, et si le livre n'avait pas été aussi long, on peut dire qu'il reste tout de même très bon, car très bien écrit et travaillé, dans un monde développé à merveille ; et je ne doute pas que beaucoup de fans de Cassandra Clare y trouveront quand même leur compte.

Ma note : 3/5

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mardi 13 novembre 2018

The Darkest Part of the Forest - Holly Black

Il était une fois, un prince d'une beauté féerique était endormi depuis des siècles dans un cercueil de cristal, au coeur de la forêt. Hazel et son frère vivaient plus ou moins paisiblement dans le petit village juste à côté, Fairfold, où les habitants prenaient garde de ne pas irriter leurs voisins venus d'un autre monde. Mais ce que la légende du prince endormi ne disait pas, c'est que le jour où il se réveillera, le chaos se déchaînera sur Fairfold.


Holly Black est une auteure dont j'ai énormément entendu parler, surtout dernièrement pour son livre The Cruel Prince. Elle est surtout connue pour ses sagas sur les êtres féeriques, mais je n'avais encore lu d'elle que Magisterium, qu'elle écrit en collaboration avec Cassandra Clare, elle-même mon auteure préférée. Je n'ai jamais lu que des avis positifs sur ses bouquins, et c'est donc pour cela que même si je n'avais jamais entendu parlé de The Darkest Part of the Forest, lorsque j'ai vu la version numérique à un prix dérisoire, je n'ai pas hésité une seule seconde.

Le plus gros problème avec The Darkest Part of the Forest est le point par lequel je vais commencer : ce livre était trop court. Il y avait clairement le potentiel pour une histoire un peu plus longue, car elle n'était en aucun cas ennuyeuse, et surtout, j'aurais aimé que les personnages soient plus approfondis et que je puisse passer plus de temps avec eux. Hazel, Ben, Severin et les autres étaient très intéressant, mais je ne leur ai pas trouvé assez de reliefs pour m'y attacher vraiment, car l'auteure ne s'est pas laissée assez de temps pour les travailler. C'est donc très dommage, de mon point de vue.

L'histoire était très intéressante. Il y a des inspirations très explicite puisées dans les contes les plus connus, comme on s'en rend déjà compte à la lecture du résumé, mais aussi d'autres plus obscures. Le folklore a une très grande part dans ce récit, ce que j'ai vraiment apprécié, car je n'ai vu le thème des fées traitées de cette manière que dans les Chroniques des Chasseurs d'Ombre de Cassandra Clare, et approfondir ma culture de ce côté-là était en partie ce que je recherchais en ouvrant ce livre. 

Une autre chose que je souhaitais en commencant The Darkest Part of the Forest était de découvrir un peu mieux la plume d'Holly Black, en dehors de ses livres écrits à quatre mains, et je n'ai pas été déçue. J'ai beaucoup aimé son style, bien qu'il ne soit pas très spécialement remarquable, et encore une fois, que ce soit pour l'addictivité, la simplicité toute en poésie et tout le reste, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec Cassandra Clare. Je pense que tout lecteur appréciant The Mortal Instruments trouvera également son bonheur en lisant un livre d'Holly Black, comme je l'ai fais moi-même.

Enfin, j'ai apprécié que la romance, bien que bien développée et pas niaise, soit mise légèrement sur le côté au profit d'un peu d'action. Malheureusement, pour cette dernière, il n'y en avait pas assez à mon goût, mais je m'en suis satisfaite. Je n'ai pas trouvé qu'il y avait une apothéose, une espèce de bouquet final, comme on pourrait pourtant s'y attendre quand il s'agit d'un one-shot.

En conclusion, The Darkest Part of the Forest a été pour moi une très bonne lecture, avec des personnages sympathiques bien que manquant de reliefs à cause de la brièveté du livre, et un folklore développé et très intéressant. Je le recommande pour les fans de Cassandra Clare, surtout si vous appréciez sa vision du Petit Peuple. J'ai très hâte de lire The Cruel Prince lorsque je l'aurais enfin entre les mains !

Ma note : 4/5

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vendredi 2 novembre 2018

Girls of Paper and Fire, tome 1 - Natasha Ngan

Chaque année, huit magnifiques jeunes filles sont choisies comme concubines du roi, et deviennent des Filles de Papier. Pour certaines, c'est un immense honneur...pour d'autres, leur pire cauchemar. Mais cette année, il y a une neuvième fille. Et celle-ci n'est pas de Papier, mais bien de Feu.


[Livre lu en VO]

Girls of Paper and Fire était peut-être l'une des sorties les plus attendues de cette année par la blogosphère littéraire anglophone, et pour cause : de la fantasy avec un couple de filles badass, dans un monde inspiré par la Chine ancienne, ça promet. Si j'ai été un peu déçue à cause de mes attentes très hautes, j'avoue que j'ai quand même passé un très bon moment en compagnie de Lei et Wren.

J'ai franchement hésité à mettre trois étoiles à ce roman, avant de finalement me décider à lui en mettre quatre. En fait, je l'ai comparé à Of Fire and Stars, une autre de mes lectures de fantasy avec un couple F/F de 2018, et je ne le trouve pas aussi bon. C'est avant tout car malgré les mêmes points forts globalement, le plus important manque à l'appel : la romance. Elle était certes sympathique et pas aussi simple que je l'imaginais, tout en étant très loin de la prise de tête, mais elle ne m'a pas du tout emportée ou convaincue comme a pu le faire celle d'Of Fire and Stars.

De plus, parmi les deux protagonistes, j'avoue avoir préféré Wren à Lei, or nous n'avons que le point de vue de cette dernière et nous n'en apprenons pas beaucoup sur Wren, qui reste très mystérieuse. Je comprends que cela lui donne un charme, mais du coup, je n'ai pas trouvé que son potentiel de "badasserie", comme j'aime à l'appeler, ait été complètement exploité. Lei reste une narratrice agréable, et je l'ai assez bien apprécié, mais sans plus. La plupart des autres filles, même celles que l'auteure essaie de nous rendre sympathiques, ne m'ont pas convaincue et m'ont même parues plutôt antipathiques.

L'écriture de Natasha Ngan, quant à elle, était très bonne et très fluide. L'auteure propose une découverte de son monde assez intéressante, pas trop lourde, mais d'un autre côté, pas vraiment complète. Ce qu'on a eu était bon, mais je n'ai pas trouvé que c'était assez. Cependant, c'est un premier tome, qui en plus se joue presque à huit clos, donc comme d'habitude, je garde mes réserves sur ce point-là et ne le considère pas comme un point négatif à proprement parler. L'univers en question était très original, d'autant plus que les mondes inspirés par l'Asie se font encore un peu trop rare dans le young adult.

L'histoire démarre assez vite, mais malheureusement elle perd rapidement haleine. J'ai été assez vite lassée par le manque d'action, mais tout est relatif car avec la plume fluide de l'auteure, l'univers original, et globalement le nombre de pages assez court, je n'ai eu aucun mal à terminer ce roman.

En conclusion, Girls of Paper and Fire est un premier tome qui manque légèrement de développement au niveau du monde et du potentiel de son second personnage principal Wren, mais reste très bon à lire. Je le conseille fortement pour son originalité, son inspiration asiatique et sa diversité au niveau des personnages de couleur et de la représentation lesbienne.

Ma note : 4/5

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mardi 30 octobre 2018

The Curse, tome 2 : The Crime - Marie Rutkoski

Kestrel a tout ce que n'importe quelle fille du royaume de Valorie pourrait demander : un nom de famille prestigieux, une garde-robe à faire pâlir d'envie, une réputation de stratège reconnue par tous, et surtout, elle est promise au meilleur parti possible, le Prince. Mais la seule chose qu'elle veut lui a échappé il y a bien longtemps : Arin, le gouverneur d'Herran, pour qui elle a sacrifié sa liberté en acceptant ce mariage arrangé. Entre les intrigues à la Cour et les campagnes militaires à l'autre bout du monde connu, Kestrel parviendra-t-elle à préserver les intérêts d'Arin? Et à quel prix?


The Crime n'était pas un livre que j'étais très particulièrement impatiente de lire, preuve en est que cela fait presque deux ans depuis que j'ai lu le premier tome. En effet, celui-ci avait été une bonne lecture, mais sans plus, et ne m'avait pas laissé de souvenir indélébile. Malgré tout, ce second tome m'a très agréablement surprise.

D'abord, comme je l'ai dit, je ne garde pas de souvenirs marquants du premier tome et de son intrigue, et j'ai été donc assez satisfaite de la remise en contexte des événements au début de ce tome-ci. L'action dans l'histoire est plutôt bien gérée, bien qu'il s'agisse d'un tome de transition très centrée sur les manigances à la Cour de l'Empereur. 

S'il n'y a pas réellement de révélations, les retournements de situation étaient à la fois frustrants et jouissifs, et maintiennent l'intrigue à flots sans difficulté tout en rendant la lecture addictive. Pour être tout à fait honnête, ce sont les quelques dernières pages qui ont fait gagné à The Crime sa quatrième étoiles dans ma note. La qualité des intrigues politiques est loin de l'excellence de Prince Captif ou Game of Thrones, pour n'en citer que quelques uns, mais reste tout à fait passable.

Les personnages n'avait pour moi pas été plus marquants que l'intrigue dans The Curse, mais là encore cela a changé : je me suis plus attachée à Kestrel que je ne me souviens l'avoir fait dans le premier tome. Cependant, je continue à ne pas vraiment voir ce qu'il y a de si exceptionnel à propos d'Arin.

Pour conclure, The Crime égale et dépasse facilement son prédécesseur grâce à une intrigue intelligente et bien pensée et ses retournements de situation, particulièrement vers la fin. L'héroïne est également intéressante à suivre. Maintenant, je me retrouve avec une grande hâte de lire le troisième et dernier tome, et donc j'espère pouvoir vite me le procurer!

Ma note : 4/5

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vendredi 19 octobre 2018

Terre de Brume, tome 1 : Le Sanctuaire des Dieux - Cindy Van Wilder

Dans un monde où la magie peut avoir de graves conséquences, le pire est arrivé. Dix sept ans plus tard, la jeune Héra, apprentie prêtresse de l'Eau et guerrière, va faire la connaissance dans des circonstances tragiques d'Intissar, une Soeur de Feu. Alors que les deux jeunes femmes s'opposent aussi bien dans leur magie que leur vision du monde, elles vont devoir former une alliance pour espérer sauver ce qu'il reste de leur monde, recouvert par une Brume toxique, qui va se révéler encore plus dangereuse qu'il n'y paraît.


[Livre reçu via Babelio Masse Critique, merci à Rageot]

Cindy Van Wilder est une auteure française de littérature young adult dont vous avez peut-être déjà beaucoup entendu parler pour ses romans Les Outrepasseurs. En tout cas, c'est le cas pour moi! En revanche, ses livres précédents ne m'avaient jamais particulièrement attirée ; mais Terre de Brume réunit un bon résumé, un monde de fantasy et une sublime couverture, alors quand on m'a proposé la Masse Critique privilégiée, je n'ai pas hésité, car j'avais aussi très envie de découvrir cette fameuse auteure.

D'abord, ce que j'ai le plus apprécié dans ce premier tome a été la construction du monde et sa découverte au fur et à mesure. C'est un univers de fantasy assez original, très complet, bien expliqué, tout en gardant des potentielles nouvelles surprises ou découvertes pour la suite.

Les deux personnages principaux, Héra et Intissar (et j'ai plus particulièrement aimé Héra) ont un très gros potentiel, avec de la diversité et de la force de caractère, mais malheureusement, à cause du récit qui était vraiment très court, je ne les ai pas trouvées très développées et je le regrette.

Il en va de même pour l'histoire : si elle était très intéressante et qu'on tourne les pages vite et sans s'en rendre vraiment compte, en revanche, sa longueur est un autre problème. J'ai été un peu laissée sur ma faim et une fois le livre terminé, j'ai un peu eu l'impression qu'on aurait dit une introduction au monde et aux personnages avant tout.

Sinon, je suis contente d'avoir enfin pu découvrir la plume de Cindy Van Wilder. J'avoue que je n'en retient rien d'exceptionnel non plus (encore une fois, je ne peux pas m'empêcher de comparer tous les auteurs de fantasy jeunesse français à Pierre Bottero, donc la barre est très très haute), mais elle était très agréable à lire, se fondait bien dans l'ambiance et le décor qu'elle décrivait, assez mystérieuse et envoûtante, tout en restant simple à lire.

En conclusion, Le Sanctuaire des Dieux vous transporte facilement dans un univers mystérieux aux côtés de bons personnages, mais on en ressort bien trop vite et en restant sur sa faim : en somme, un bon potentiel mais que je n'ai pas trouvé assez exploité. J'espère que ce développement tant attendu aura lieu dans le prochain tome.

Ma note : 3/5

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dimanche 16 septembre 2018

Magisterium, tome 4 : Le Masque d'Argent - Holly Black & Cassandra Clare

Depuis six mois, Callum est enfermé dans une cellule du Panopticon, seul contre tous...ou presque. Quand il parvient à s'échapper, son but premier est de donner tort à ceux qui le croient maléfique. Mais après des révélations de la part de son pire ennemi, ses convictions commencent à changer, et Callum n'est plus si convaincu que les choses devraient redevenir comme elles étaient avant. Cependant, alors qu'il essaie d'échapper aux manigances des deux côtés et de trouver des réponses à ses questions, il doit aussi faire de son mieux pour ne pas se laisser battre par son pire ennemi : lui-même.


Puisqu'il s'agit d'une suite, que j'ai déjà chroniqué les trois tomes précédents sur mon blog, et que je ne trouve pas qu'il y ait grand chose de plus à ajouter, cette chronique est plutôt courte.

On retrouve donc nos attachants petits personnages, un peu plus âgés et dans une tournure un peu plus grave que les précédentes, toujours aussi sympathiques. Je ne suis pas sûre que ce soit le cas de tout le monde, d'autant plus qu'il n'était pas des plus rationnels, mais j'ai très bien compris les réactions et décisions de Callum.

Ce quatrième tome est le plus court jusque là, et c'est peut-être une bonne chose car il ne comporte pas beaucoup d'actions. C'est véritablement là le tome de transition de cette pentalogie : beaucoup de temps morts, un peu de réflexion (pas des plus matures ou profondes non plus car il s'agit d'un livre jeunesse avant tout), et globalement pas aussi emportant que les tomes précédents. Les révélations sont assez prévisibles et les retournements de situation rares, attendus et sans plus.

En revanche, les pages se tournent au final toujours assez vite et facilement grâce à l'écriture combinée d'Holly Black et Cassandra Clare. Avec ces deux superbes auteures, impossible de produire autre chose que la qualité même s'il y a forcément des défauts, et que c'est évidemment un style simple qui s'adapte à la littérature jeunesse.

Pour conclure, ce quatrième tome de la saga est un tome de transition, pas aussi bon que ses prédécesseurs mais qui nous permet tout de même de retrouver les personnages que l'on a appris à aimer au fil des tomes et de passer un bon moment sans prise de tête en leur compagnie. J'ai maintenant hâte d'avoir la conclusion entre mes mains, mais pour cela il faudra attendre encore l'année prochaine.


Ma note : 4/5

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samedi 8 septembre 2018

Les Âmes Croisées - Pierre Bottero


A 17 ans, Nawel Hélianthias, issue d’une des plus nobles et riches familles dirigeantes de son royaume, est une adolescente arrogante, qui se voit déjà maîtriser les arcanes des Mages comme tout le monde attend d’elle. Mais quand elle découvre la vérité sur la nature de sa famille, ce que sont capables de faire ses proches par pure égoïsme, et ce qu’elle-même a commis par stupidité, elle remet en question tout ce qu’elle connaît et tenait pour vrai, jusqu’à sa propre personnalité et sa destinée.


Comme je pouvais m’y attendre, Pierre Bottero a une nouvelle fois frappé fort. Cet auteur a bercé mon enfance avec La Quête et Les Mondes d’Ewilan, puis Le Pacte des Marchombres, tous d’énormes coups de coeur pour moi « mini-moi », et c’est avec plaisir et impatience que je me suis enfin replongé dans ses univers magiques qui vous transportent. Je regrette même de ne pas l’avoir fait plus tôt, même si je ne sais pas si le personnage et l’histoire de Nawel aurait trouvé autant de résonance en un moi plus jeune.

Tout d’abord, évidemment, Bottero revient en puissance avec la même plume poétique et frappante dont j’avais oublié le charme légendaire avec les années. J’avais peur que je n’apprécie pas autant Les Âmes Croisées car je pensais que ce serait à peine moins jeunesse que La Quête d’Ewilan, mais je me trompais, si bien que je me retrouve avec un livre qui s’adresse totalement au genre de public que je suis, tout en gardant ce qui m’avait fait tant adoré Pierre Bottero depuis le début.

Une autre grande force de ce roman est le personnage de Nawel, qui est le personnage principal mais aussi le seul que l’on apprend réellement à connaître (tous les autres m’ont parus très secondaires comparés à elle). D’abord, je tiens à souligner qu’il n’est pas si commun que ça de trouver un auteur masculin qui écrive aussi bien les épopées d’un personnage féminin, mais Pierre Bottero paraît le réussir sans effort. Nawel a beaucoup de défauts, mais cela ne la rend que plus réaliste et surtout, entraîne un « character development » remarquable tout au long du récit, ce qui ne l’en rend que plus intéressant à suivre. Si j’ai peu aimé Nawel, à la fin du roman, je l’adorais et pouvais facilement m’identifier à elle sur pas mal de points.

La construction du monde fantastique est également remarquable, comme on peut s’y attendre lorsque l'on a déjà lu un roman de Bottero. Il est par contre évidemment incomplet puisqu’il s’agit d’un premier tome d’une trilogie qui ne sera malheureusement jamais finie. J’ai beaucoup apprécié les clins d’oeil aux autres sagas de l’auteur, mais je suis infiniment triste de savoir que personne ne connaîtra jamais la suite et le dénouement des aventures de Nawel et des descendants d’Ewilan et Ellana, personnages devenus si chers à mes yeux. En revanche, pour le coup, ce roman m’a donné une grande envie de lire L’Autre pour retrouver une dernière fois le talent de Bottero et mieux comprendre Les Âmes Croisées.

Enfin, il n’y a rien non plus à reprocher au scénario, car même si le début et peut-être légèrement lent et manque d’action, ça ne dure pas longtemps (après tout, le livre ne fait de toute manière que 400 pages et se lit vite) et l’écriture de Bottero ajoutée à des personnages intéressants nous font vite oublier ce point négatif très mineur. Il faut aussi préciser que vous ne devez surtout pas vous attendre à de la romance, qui, à mon grand plaisir, est quasi totalement absente de l'histoire.

Pour conclure, Les Âmes Croisées, comme j’aurais dû m’y attendre, fut un véritable coup de cœur avec tout ce qui fait des livres de Pierre Bottero de véritables chefs-d’oeuvre à mes yeux (personnages, histoire, construction du monde, et surtout écriture). Ce roman est également frappant dans son lien avec les autres mondes de l’auteur et la nostalgie qu’il apporte à ceux qui les ont déjà découverts. Si vous êtes déjà un fan de Bottero mais que vous n’avez pas encore lu Les Âmes Croisées, je ne peux que vous le recommander chaudement.

Ma note : 5/5, coup de cœur

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vendredi 17 août 2018

Of Fire and Stars, tome 0.5 : Inkmistress - Audrey Coulthurst

Asra vit recluse dans une montagne au fin fond du royaume, faisant de son mieux pour que les humains ne découvrent jamais ses véritables capacités. Quand Ina, une jeune fille flamboyante et ambitieuse d'un village proche, vient à sa rencontre, Asra croit ressentir l'amour pour la première fois de sa vie. Mais ses rêves d'un futur paisible à ses côtés vont vite être balayés quand le village d'Ina est détruit par des bandits et que la jeune mortelle se lance dans une quête de vengeance sanglante et sans merci. Asra doit alors quitter la sécurité de sa montagne pour protéger la fille qu'elle aime d'elle-même. Au fil de sa découverte du royaume, elle va être confrontée à des complots, des guildes et surtout, des doutes sur ce qu'elle pensait être indubitable : ses capacités, ses origines et ses sentiments.


[Livre lu en VO]

Après avoir lu et beaucoup apprécié Of Fire and Stars, je n'ai pas pu m'empêcher de commencer Inkmistress dès que j'ai pu, bien que sachant qu'il ne s'agirait pas des adorables personnages du premier tome. Je n'ai pas été déçue! De peu, Inkmistress détrône Of Fire and Stars.

Malgré mon amour pour Denna et Mare, les protagonistes du premier tome, elles ne m'ont pas manquées dans ce préquel : en effet, on y retrouve de nouveaux personnages tout aussi attachants, surtout Asra et Hal. Ils sont très réalistes : ils se trompent, changent d'avis, apprennent au fur et à mesure, prennent des décisions rationnelles sans non plus être des robots...Malgré leur statut de demi-dieux, ils sont en fait très humains et sont une véritable force dans ce roman.

J'ai beaucoup apprécié les clins d'oeil à Of Fire and Stars et les liens subtils, tout comme j'ai aimé que l'auteure lève enfin le voile sur le mystère du premier tome, c'est-à-dire ce qu'il se passe en Zumorda. Cependant, il faut noter que ce tome-ci peut être lu indépendamment du tome un. Si Of Fire and Stars pose les bases du monde de nos héroïnes (Denna, Mare et Asra), Inkmistress vient les compléter avec brio.

Comme dans Of Fire and Stars, la romance est le deuxième meilleur point du récit : très bien construite, de manière très progressive et sans niaiseries, elle donne autant envie de tourner les pages que l'action et le scénario. Audrey Coulthurst écrit encore une fois à propos d'une protagoniste issue de la communauté LGBT, ici bisexuelle, sans en faire quelque chose d'extraordinaire ou hors de la norme.

Ainsi, le seul reproche que je peux faire à ce livre, hormis le fait qu'il lui manquait cette petite étincelle pour devenir un coup de coeur, ce sont les petits longueurs par ci et par là...

En somme, Inkmistress est largement à la hauteur de mes attentes : non seulement ce préquel reprend à Of Fire and Stars un monde de fantasy très bien développé, mais également le schéma d'une romance bien construite et des personnages très attachants, le tout dans un scénario encore mieux ficelé et plus addictif. Maintenant, il va falloir endurer une longue attente avant la sortie d'Of Ice and Shadows...et je vous conseille d'ailleurs de lire Inkmistress avant le second tome, puisqu'il explique beaucoup sur le royaume de Zumorda.

Ma note : 4/5

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dimanche 5 août 2018

The Conqueror's Saga, tome 3 : Bright We Burn - Kiersten White

Après les horreurs du siège de Constantinople qui le hante encore, Radu reprend sa place aux côtés de Mehmed, qui lui, se sent plus seul que jamais et oppressé par son statut quasi-divin. Lada, de son côté, se livre à un règne sans merci et plonge petit à petit dans l'obsession de prendre le dessus sur Mehmed et de vaincre les Ottomans. Bientôt, les deux côtés vont se livrer une guerre qui, avec tout ce qui lie ses principaux acteurs, pourrait bien ne jamais prendre fin...ou bien en connaître une plus tragique que voulue.


 [Livre lu en VO]

And I Darken avait été une très bonne lecture ; Now I Rise était quasiment un coup de coeur, et pour suivre dans la même lignée, j'avais espéré une lecture parfaite pour Bright We Burn. Malheureusement ce n'est pas le cas, mais ce dernier tome de The Conqueror's Saga est tout de même exceptionnel.

J'ai retrouvé avec grand plaisir des personnages toujours aussi forts et attachants, qui restent fidèles à eux-mêmes et très humains. Comme dans les tomes précédents, entre Lada, une femme puissante et fière, parfois cruelle ; Mehmed, le souverain qui fait ce qu'il croit être juste ; et le doux Radu qui préfère la diplomatie et ne souhaite qu'un futur calme et paisible, il y en a pour tous les goûts. Malgré tout, impossible de ne pas retrouver cette affection pour les trois personnages en même temps, même si je dois avouer que mon coeur penche plus pour Radu, qui est un peu plus réfléchi que les autres.

Niveau scénario, c'est là où j'ai été légèrement déçue, avant tout car je m'attendais plus à un final avec de grandes étincelles et une bataille épique, qui n'est jamais venu. Au début de ma lecture, j'ai même trouvé certains moments un peu étirés et peu nécessaires, mais il y a quand même beaucoup d'intrigues politiques intéressantes, de coups bas, manipulations, et pour les fans d'action, ne vous inquiétez pas, il y en a quand même une bonne dose. Les temps morts sont les bienvenus, permettent de réfléchir un peu, et sont empreints de la plume légèrement sarcastique de White que je suis venue à adorer.

Toujours aussi talentueuse, Kiersten White nous offre un dernier tome peut-être pas aussi épique qu'on pourrait l'espérer, mais tout de même flamboyant. Pour moi, c'est la fin d'une grande aventure aux côtés de superbes personnages très bien travaillés et très attachants dont je me souviendrais longtemps. Si aucun des tomes à part n'a été un coup de coeur pour moi, en revanche, je considère quand même la trilogie dans son ensemble comme tel.


Ma note : 5/5

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lundi 16 juillet 2018

L'Héritage des Rois-Passeurs - Manon Fargetton

La vie d'Enora, étudiante en théâtre à Paris, est plus ou moins ordinaire, jusqu'au jour où sa famille est massacrée. Elle se découvre alors un talent particulier, celui de se transporter dans un monde parallèle, appelé "Ombre", qu'elle compte bien utiliser pour venger les siens.
En Ombre, la reine se meurt et la princesse est revenue réclamer son droit de naissance : le trône du royaume. Tandis que Ravenn affronte les coups bas et les machinations de son propre père, son chemin va croiser celui d'Enora, et le destin d'un univers tout entier va alors reposer sur l'alliance de ces deux caractères forts.


Acheté pendant la Grosse OP de Bragelonne de 2017 car j'en avais entendu beaucoup de bien, j'ai décidé que puisque je suis dans une frénésie "fantasy", c'était le parfait moment pour enfin me plonger en Ombre.

Pour commencer, je ne peux pas nier que j'ai trouvé beaucoup de similarités entre L'Héritage des Rois-Passeurs et les livres de Pierre Bottero qui ont bercé mon enfance ; cependant, si je devais faire une comparaison, ce premier livre de Manon Fargetton en serait plus une version "adulte". En effet, les personnages y sont plus âgés, les thèmes plus matures, et vous y trouverez aussi de la violence et un peu de sexe. Définitivement pas recommandable aux plus jeunes, donc.

Si Manon Fargetton ne possède pas la plume superbe et poétique de Pierre Bottero, qui restera toujours inégalable à mes yeux, elle reste tout de même agréable à lire, mais je n'ai pas trouvé qu'elle ajoutait énormément de charme au récit.

L'univers qui se dévoile au lecteur petit à petit au travers des extraits d'archives m'a paru relativement intéressant et bien construit. Cette mise en place du décor me donne très envie de lire Les Illusions de Sav-Loar, qui est également dans ma pile à lire. J'ai également apprécié le féminisme présent tout au long de l'histoire, incarné par des héroïnes différentes mais fortes. 

En revanche, niveau personnages, je dois avouer qu'hormis Bleue, qui n'apparaît que brièvement, je n'ai réellement apprécié que Ravenn. Les autres ne m'ont pas vraiment marqué ou parus attachants, et j'ai en fait eu l'impression que l'accent était plutôt mis sur Ravenn, qui possédait plus de reliefs.

En conclusion, L'Héritage des Rois-Passeurs a été une lecture sympathique et agréable, qui m'a rappelé l'univers de Gwendalavir tout en étant plus adapté à mon âge. Cependant, il manquait un certain charme ou peut-être un ou deux tomes de plus pour en faire une lecture mémorable. Je me plongerais cependant dans Les Illusions de Sav-Loar avec plaisir et impatience!

Ma note : 3/5

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samedi 23 juin 2018

Three Dark Crowns, tome 2 : One Dark Throne - Kendare Blake

Sur l'île de Fennbirn, l'Année de l'Ascension vient de commencer. Après s'être revues pour la première fois depuis leurs six ans, les trois reines vont se vouer à une lutte sans merci pour le trône. Mais elles ne sont pas les seules concernées. Quand Katharine revient des morts, que Mirabella se résout à accomplir son destin et qu'Arsinoe découvre son don secret , le moindre danger extérieur pourrait bien causer leurs pertes à toutes.


[Livre lu en VO]

Avec la fin du premier tome, je ne pouvais pas facilement me retenir de me lancer directement dans la suite, malgré le fait que Three Dark Crowns n'avait pas non plus été un coup de coeur. Malheureusement, ce second volet se révèle légèrement décevant.

D'abord, il faut savoir que Three Dark Crowns était au départ censé être une duologie, et clairement, ça se voit du tome deux. J'aurais pu me contenter de cette fin, pour être honnête, mais d'un autre côté ça ne me dérange pas vraiment que l'auteure reparte pour deux nouveaux rounds, car je pense qu'avec les quelques révélations dans ce livre-ci, il y a encore de quoi faire sur Fennbirn, et pas mal de réponses à obtenir.

En revanche, ce roman s'est révélé très peu intéressant niveau romance. Tous les couples sont sans alchimie à mes yeux, avec peu d'intérêt au scénario. C'est aussi et malheureusement probablement dû à mon manque d'attachement aux personnages eux-mêmes. La psychologie changeante des trois reines est assez difficile à saisir, tandis que tous les autres personnages secondaires m'ont parus sans reliefs et auraient très bien pu être mieux approfondis ou mis en avant. J'ai trouvé Mirabella et Katharine encore plus pathétiques voire antipathiques que dans le tome précédent.

Niveau action, c'est encore une petite déception. Sachant que c'était censé être le tome final, j'aurais imaginé un paroxysme, un bouquet final, mais finalement le bouquin tout entier m'est apparu comme une succession de petits moments d'action entrecoupés par des moments plus longs et moins intéressants avec chaque reine de son côté. Ma lecture s'est ainsi révélée légèrement ennuyante, même si ce point reste facilement surmontable.

L'écriture de Kendare Blake reste aussi appréciable et fluide que dans le premier tome, mais j'avoue que j'ai parfois trouvé le côté "soutenu" un peu surjoué, notamment dans les dialogues.

En conclusion, ce second volet est une légère déception, sans cependant être une mauvaise lecture. Les personnages et les romances m'ont parus ternes et j'ai regretté l'absence d'un paroxysme, mais l'histoire en elle-même reste assez intéressante et les questions laissées sans réponses seront suffisantes pour que je lise la suite.

 Ma note : 3/5

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lundi 21 mai 2018

Timekeeper, tome 1 - Tara Sim

Dans un Londres alternatif où la maîtrise du temps est un art réservé aux dieux et à quelques mécaniciens, à 17 ans, Danny est un prodige, le plus jeune de sa profession. Mais depuis la disparition de son père et son accident, il a du mal à se remettre sur les rails ; jusqu'au jour où il est assigné à l'horloge d'Enfield et où il rencontre un nouvel apprenti hors du commun. Mais bientôt, Danny va devoir mettre la lumière sur son passé, et son accident qui pourrait bien ne pas en être un : pendant que des manifestants se révoltent contre les mécaniciens, les attentats contre les horloges se multiplient et menacent de Stopper la ville toute entière. La course contre la montre est lancée.


[Livre lu en VO]

Timekeeper est un livre qui a fait un peu parler de lui à sa sortie car il met en scène un couple gay dans un monde steampunk, ce qui est quand même relativement rare dans le young adult. J'en ai entendu pas mal de bien et évidemment, quand l'ebook a été mis en solde, je n'ai pas su résister et je me suis d'ailleurs immédiatement lancée dans ma lecture ; que je ne regrette absolument pas!

Le steampunk est un genre qui m'attire beaucoup mais que je n'ai pas souvent l'occasion de lire. Ici, ça a été un vrai plaisir que de parcourir ce Londres Victorien alternatif (qui comporte des anachronismes très vite expliqués) très bien construit. Si le système du temps m'a paru assez confus au tout début, ça a vite été réglé par des explications simples au fil du récit. J'ai été dès le début emporté dans l'univers des Timekeepers grâce aux courtes descriptions, à l'intrigue et à la superbe plume de Tara Sim, assez facile à lire.

Pour ce qui est de l'intrigue, justement, elle est très réaliste et je n'ai pas trouvé le dénouement trop prévisible. Il y a largement assez d'action et de suspense, et cela assez tôt, pour tenir le lecteur en haleine jusqu'au bout et sans problème. Je n'ai pas vu les pages passer!

Les personnages, quant à eux, étaient parfaits dans leur genre, très mignons tout en restant humains, pas trop idéalisés. Je les ai trouvé très attachants, principalement Danny et Colton, bien sûr ; et par conséquent, j'ai adoré la romance, qui avait beaucoup d'alchimie et était tout aussi mignonne et simple que les personnages concernés.

Au final, je suis presque triste d'avoir fini Timekeeper aussi vite et de devoir quitter son monde charmant et ses personnages attachants pour un temps. J'ai très hâte de lire la suite et de voir quoi d'autre Tara Sim nous réserve!

Ma note : 5/5, coup de cœur

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samedi 19 mai 2018

The Conqueror's Saga, tome 2 : Now I Rise - Kiersten White

Toujours déchirée entre Mehmed et sa patrie, Lada Dracul est retournée prendre son trône en Valachie. Mais les nobles, qui y ont déjà mis leur pantin, repoussent ses troupes et elle doit alors faire des alliances inattendue dans l'espoir de reprendre ce qu'il lui a été promis.
Pendant ce temps, Radu, qui a préféré rester auprès de Mehmed, l'homme qu'il aime, et a ainsi abandonné sa soeur, est envoyé en infiltration dans la cité de Constantinople, le but ultime du sultan. Mais les gens qu'il rencontre là-bas et les horreurs de la guerre le font rapidement remettre en question sa décision de suivre Mehmed au dépit de Lada.
Entre victoires militaires, conquêtes amoureuses et vengeance, qui saura l'emporter?


[Livre lu en VO]

Après avoir beaucoup apprécié le premier tome, je n'ai pas pu attendre bien longtemps avant de me procurer la suite. En voyant que ce second volet était un peu plus long, j'avais un peu peur d'être déçue car le premier comportait déjà quelques longueurs et les seconds tomes se révèlent généralement être des transitions sans beaucoup d'action. Mes doutes se sont révélés incorrects, et j'en suis très contente!

D'abord, le problème des enfants qui me paraissaient trop matures est bien évidemment éliminé puisque depuis la moitié de And I Darken, Lada et Radu sont sortis de l'enfance. Ce fut également un grand plaisir de retrouver l'univers ottoman que je découvrais dans le tome 1 ; et ce fut encore meilleur d'obtenir enfin les conquêtes et batailles que j'attendais déjà dans le tome précédent : le titre The Conquerors Saga prend enfin tout son sens, à ma grande satisfaction.

Certes, on ressent légèrement qu'il s'agit tout de même d'un tome de transition, mais l'action s'enchaîne facilement sous la plume fluide et toujours parfaite de Kiersten White, avec ce qu'il de sarcasme et de langage soutenu sans en rajouter. L'alternance des chapitres entre Lada et Radu, qui ont chacun leur propre histoire malgré quelques liens, finit de rendre le récit très addictif.

Les personnages, que j'appréciais déjà un peu dans And I Darken, sont encore plus attachants, plus particulièrement Radu mais aussi, de façon surprenante pour moi, Lada, qui est toujours une battante et ne lâche jamais. Malgré son sale caractère, j'ai enfin réussi à mieux m'attacher à elle. Tous les personnages sont plutôt rationnels et prennent des décisions compréhensibles...et même parfois satisfaisantes (notamment à la fin, du côté de Lada).

Enfin j'ai également beaucoup apprécié le féminisme et la représentation diverse de la femme présents dans ce livre : il y a des battantes, des douces, des arrogantes ; et il en va de même chez les hommes, sans distinction. Ce tome-ci était aussi plus nuancé que le précédent : la ligne entre les "gentils" et les "méchants" se floute et est parfois franchie, ce qui ajoute au réalisme (et puis aussi, j'ai toujours eu un faible pour les histoires qui mettent en scène des antihéros).

En conclusion, Now I Rise est un second tome qui a su encore mieux me convaincre que le premier, et où j'ai adoré retrouver Lada et Radu au coeur des intrigues politiques et guerrières qui manquaient légèrement à And I Darken. Je me retrouve donc avec une très grande envie d'enchaîner avec le tome 3, mais pour cela il faudra attendre Juillet!

Ma note : 5/5

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dimanche 6 mai 2018

Three Dark Crowns, tome 1 - Kendare Blake

Sur l'île de Fennbirn, où la magie règne, à chaque génération, la Reine donne naissance à des triplettes. Chacune appartient à une des trois principales castes qui maîtrisent la magie : les empoisonneurs, les naturalistes et les élémentaux. Mais seulement une seule, à l'issue de l'année de l'Ascension, pourra prendre le trône : la plus puissante, c'est-à-dire celle qui aura éliminé ses soeurs. Pour Katharine, Arsinoe et Mirabella, personne sur Fennbirn ne s'attend à la lutte du siècle ; car les deux premières sont faibles et quasiment dénuées de magie. Mais aucune caste n'est prête à céder son pouvoir, car c'est celle dont fait partie la prochaine Reine qui règnera à ses côtés sur l'île. Que va-t-il se passer pour les trois soeurs lorsque les personnes en lesquelles elles font le plus confiance vont se mêler des affaires de succession plus qu'elles ne le devraient?


[Livre lu en VO]

Ces derniers temps, j'essaie de lire plus de fantasy car il s'agit de mon genre préféré ; et particulièrement de la dark fantasy. En fait, j'ai cherché pendant un bon moment ma prochaine lecture sans trouver quoi que ce soit d'intéressant, avant de me souvenir que j'avais acheté l'ebook de Three Dark Crowns en promotion il y a plusieurs mois de cela ; donc j'ai pu, à mon grand plaisir, m'y plonger immédiatement, et même si je m'attendais peut-être à plus spectaculaire, je ne suis pas non plus déçue et je l'ai dévoré en une journée.

Tout d'abord, on commence par faire la rencontre, tour à tour, des trois soeurs, et Kendare Blake pose le décor à chaque fois. C'est assez intéressant au début, par contre, l'action ne commence vraiment que passés les trois quarts du livre, ce qui, évidemment, provoque pas mal de longueurs. Heureusement, cette difficulté à démarrer est quand même surmontable grâce à un récit assez fluide, mais prenez garde : je ne pense pas que le niveau d'anglais convienne pour un débutant dans la lecture VO.

Les trois soeurs et le reste des personnages qui nous sont présentés ne sont pas particulièrement attachants, même si j'ai une petite inclination pour Jules et Mirabella ; mais aucun n'est détestable, et ils sont réalistes, ainsi toutes leurs décisions sont compréhensibles et plutôt adéquates aux situations dans lesquels ils se trouvent, ce que j'apprécie beaucoup. Leurs personnalités sont également assez variées et ils sont tous distinguables.

La découverte du monde de Fennbirn, sa mythologie et la magie est approfondie et intéressante, et assez originale pour que je ne m'en lasse pas. L'ambiance sombre correspond très bien à ce à quoi je m'attendais en lisant le résumé ; et on ne doute jamais, au cours de la lecture, qu'il s'agit bel et bien d'une dark fantasy young adult. J'avoue que j'ai fait un petit rapprochement avec Young Elites, bien qu'il n'y ait pas vraiment de similarités à proprement parler ; je pense que si vous êtes fan de la trilogie de Marie Lu, vous apprécierez sûrement celle-ci.

Enfin, pour finir sur un point légèrement décevant : j'aurais aimé retrouver dans ce livre un peu plus d'intrigue politique, et j'aurais préféré que la lutte pour le pouvoir soit un peu moins "ouverte", un peu plus subtile...Cependant je ne baisse pas les bras et, avec la fin de ce tome-ci, j'espère que le prochain sera encore meilleur.

En conclusion, Three Dark Crowns est un premier volet d'une trilogie avec un bon potentiel aussi bien dans ses personnages que dans son histoire, et il me tarde de le voir encore mieux exploité, si possible avec un peu moins de longueurs, dans les tomes suivants.

Ma note : 4/5

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jeudi 26 avril 2018

Le Joyau, tome 2 : La Rose Blanche - Amy Ewing

Lorsque Violet est découverte transgressant les règles du Joyau avec son amant Ash, elle doit s'enfuir et se mettre à l'abri du joug de la Duchesse du Lac et du reste de la noblesse. Avec Ash et sa meilleure amie Raven, et l'aide inattendu de Garnet, le propre fils de la Duchesse, Violet doit rejoindre un des anneaux extérieurs, où Lucien lui promet qu'elle trouvera de l'aide pour apprendre à maîtriser ses capacités et comprendre les véritables enjeux de sa liberté.


Après avoir fini le premier tome de cette trilogie, j'ai très vite enchaîné avec le second que j'avais sous la main. Beaucoup de points, positifs comme négatifs, sont assez similaires aux deux tomes, notamment le fait qu'ils se lisent tous les deux très vite et facilement.

Cependant, ce tome-ci est encore un peu moins entraînant que le premier. L'action stagne beaucoup et on ressent facilement l'effet "tome de transition" : les personnages bougent beaucoup mais il ne se passe pas grand chose a final.

On rencontre plusieurs nouveaux personnages et on apprend à connaître un peu certains, mais je ne m'en suis pas sentie plus proche que dans Le Joyau, où le manque d'attachement se faisait déjà ressentir. Du coup, entre ça et le manque d'action, j'ai toujours du mal à rentrer dans l'univers créé par Amy Ewing ; d'autant plus que la romance n'a rien d'emballant et ne me convainc toujours pas.

En revanche, j'ai apprécié en apprendre plus sur le monde du Joyau, la Cité Solitaire et les capacités des mères porteuses, et les passages les concernant étaient relativement intéressant. Malheureusement, ça ne suffit pas à rendre ce roman entraînant ou mémorable.

En conclusion, La Rose Blanche s'inscrit est un tome de transition qui s'inscrit dans la continuité du premier volet, ni plus ni moins bon ; facile et rapide à lire sans être particulièrement entraînant. J'espère que le tome 3 concluera la trilogie sur une bonne note avec un peu plus d'action.

Ma note : 3/5

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Le Joyau, tome 1 - Amy Ewing

Violet Lasting a été préparée pendant des années à remplir sa fonction de Mère Porteuse et à abandonner son identité au profit d'un numéro de lot, mais elle n'en est pas moins plus réticente que jamais à se plier aux règles de la Cité Solitaire. Avec leurs capacités hors-normes, on leur rabâche sans cesse qu'elles sont indispensables à la longévité du Joyau, la noblesse qui dirige la cité-état. Mais derrière les cinq anneaux qui séparent le Marais, là où naissent les mères porteuses dans les familles pauvres, et le Joyau qu'en est-il vraiment? Qui détient réellement le pouvoir?


Cela fait des années que cette trilogie est dans ma wishlist sans que je n'ai eu l'occasion de l'en sortir ; et puis les deux premiers tomes ont atterri par hasard dans ma PAL quand j'ai fait mes petites emplettes d'occasion dans la bibliothèque d'une copine. J'avoue, les sublimes couvertures y sont pour beaucoup dans mon enthousiasme à lire cette saga. Bien qu'elle soit assez connue, je n'ai jamais vraiment entendu parler de l'histoire en elle-même et je n'en ai jamais vu d'avis. Aujourd'hui, je vous livre le mien...

Ma première impression des personnages est restée tout au long du roman : ils ne sont pas mauvais, mais disons qu'ils paraissent un peu superficiels ; aucun ne se démarque par sa profondeur et je ne les ai pas vraiment trouvé assez travaillés pour me charmer. Du coup, pas moyen de m'y attacher.

Ensuite, il faut ajouter que l'histoire d'amour tombe comme un cheveu sur la soupe : elle est assez soudaine, mal construite, et en conséquence, pas très crédible. Elle m'a également parue assez inutile au récit et je n'ai distingué aucune alchimie entre Violet et Ash.

Le récit est simple et agréable à lire, grâce à une plume très fluide et très adaptée à la ce que j'appellerais de la fantasy Young Adult "légère" : très loin de la fantasy sombre et frappante de livres comme par exemple And I Darken ou Prince Captif, elle consiste notamment à faire très bien passer les descriptions de scènes de bal, de jolies tenues et de coiffures sophistiquées. J'ai beau ne pas raffoler de ce genre de passages, ils étaient ici très bien intégrés au récit et j'ai même trouvé qu'il lui apportait un certain charme.

En revanche, heureusement que cette fluidité et simplicité était présente, car le scénario, lui, ne m'a pas paru très emballant et je n'ai pas eu l'impression qu'il se passait tant de choses que ça, pour un premier tome censé accrocher le lecteur et le pousser à lire la suite.

En somme, ce premier tome de la trilogie du Joyau était une lecture sympathique et agréable ; mais avec l'absence d'attachement aux personnages et de scénario emballant, il reste une lecture moyenne, que je recommande à ceux qui aiment les récits de fantasy et dystopie style Divergente, The Book of Ivy ou encore The Curse, même si je ne l'ai pas trouvé du même niveau.

Ma note : 3/5

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dimanche 22 avril 2018

Of Fire and Stars, tome 1 - Audrey Coulthurst

Promise depuis ses six ans au prince de Mynaria, Dennaleia quitte son royaume avec l'espoir de vivre un conte de fées. Mais lorsqu'elle arrive à la Cour de Lyrra, l'assassinat d'un membre de la famille royale et sa rencontre avec la soeur de celui qu'elle est censée épouser, Amaranthine, vont bousculer ses projets et mettre en danger l'alliance entre les deux royaumes. Sans compter les pouvoirs de Dennaleia, qu'elle a de plus en plus de mal à contrôler, alors qu'elle se trouve en plein territoire ennemi de la magie.


[Livre lu en VO]

Lorsque j'ai reposé ce bouquin après avoir lu les premiers chapitres, j'avoue que j'étais assez mitigée : j'en avais entendu beaucoup de bien et je m'attendais à mieux. Cependant, au fil des pages, la lecture s'est améliorée et j'en ressors très satisfaite. J'ai même légèrement hésité à lui donner le titre de coup de coeur.

La principale raison pour laquelle je ne peux pas donner ce titre à Of Fire and Stars est sa lenteur à démarrer : je me suis ennuyée pendant une bonne partie du roman, mais s'il est resté tout au long très facile et rapide à lire. Le roman commence comme un assez mauvais conte de fées, avec une protagoniste qui paraît naïve et faible.

Mais cela s'améliore : à la moitié du récit, les choses commencent à s'accélérer et Denna et Mare sont passées du stade de personnages supportables à personnages très attachants. On apprend à mieux les comprendre et même à s'y identifier ; et on découvre également qu'elles ne sont pas si bêtes et sans défense que ça.

Malheureusement, j'ai aussi trouvé que le potentiel de l'histoire n'est pas exploité à son maximum : l'intrigue et les personnages secondaires comme Nils, ainsi que l'univers et l'approche de la magie auraient pu être un peu mieux travaillés pour rendre la première partie plus intéressante. J'espère donc que l'auteure garde ça pour le second tome.

En revanche, le plus gros point fort de ce roman repose clairement sur la romance : même si elle m'a laissée légèrement sceptique au début, j'ai vite compris que ce serait l'une des meilleures romances que j'ai lue jusqu'à maintenant. Dans l'univers imaginé par Audrey Coulthurst, les femmes peuvent être des soldats, des monarques, des capitaines de bateaux sans soucis ; et les relations homosexuelles sont normalisées. Ainsi, le véritable obstacle de la relation entre Mare et Denna est leur capacité de communication et surtout, le mariage de Denna. Leur romance fait rêver, et malgré le cadre fantastique, elle reste très réaliste. J'avoue que ça m'a fait mal au coeur de refermer ce livre et de quitter nos deux protagonistes, surtout Mare que j'adore, mais c'est aussi un signe qu'il s'agit là d'un très bon livre, et j'attendrais la suite avec impatience.

A défaut d'avoir eu un coup de coeur pour le livre en lui-même, trop lent à démarre et avec un potentiel qui aurait pu être un peu mieux exploité à mes yeux ; j'ai eu un gros coup de coeur pour la romance entre les deux protagonistes, personnages réalistes et attachants.

Ma note : 4/5

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jeudi 19 avril 2018

The Conqueror's Saga, tome 1 : And I Darken - Kiersten White

Et si Vlad l'Empaleur, la fameuse et sanguinaire inspiration pour Dracula, avait été une fille? Quand la féroce princesse de Valachie et de Transylvanie Ladislav et son doux petit frère Radu sont envoyés à la cour de l'Empire Ottoman en tant qu'otages, ils rencontrent l'un des fils du sultan, Mehmed, et deviennent vite amis. Prisonnière dans un pays étranger, loin de sa terre natale, Lada n'a que deux choix : cesser de se battre pour avoir une chance de survivre, ou lutter plus que jamais pour obtenir le pouvoir qui lui a été nié lorsqu'elle est née fille.


[Livre lu en VO]

Entre la sublime couverture (largement la plus belle que j'ai jamais vue) et la promesse d'une héroïne badass, il ne m'en a pas fallu plus pour craquer. Je me suis lancée dans ce bouquin sans vraiment savoir à quoi d'autre m'attendre, et j'en ressors avec une très bonne impression et une grande envie de lire la suite.

Pour commencer, il n'y a que trois petits points qui m'ont un peu tracassés pendant ma lecture : d'abord, je voulais vraiment enfin pouvoir lire un livre avec une héroïne badass qui n'a pas besoin d'une romance pour être mise en valeur ; et si effectivement Lada s'est révélé à la hauteur, sa relation était un peu trop mise en avant à mon goût. Le deuxième point et le fait que plus du premier quart du livre se déroule avec Lada et Radu (et Mehmed) à l'âge d'environ treize ans, mais ils se comportaient déjà comme des adultes : leur maturité et leurs dialogues paraissaient un peu trop décalés pour leur âge. Dernier point négatif : il y avait quelques longueurs, surtout au début, qui ont rendu mon immersion dans l'univers légèrement difficile. L'action ne s'enclenche vraiment qu'au bout des deux tiers du livre.

Niveau personnage, on peut difficilement demander mieux : Lada est une véritable guerrière, Radu est la mention douce qui tempère le caractère de sa soeur (tout en sachant se défendre, ne vous y méprenez pas), et Mehmed est...un fils de sultan. Les personnages connaissent tous une importante évolution au fil de l'histoire, et celle-ci est très bien amenée. La construction des personnages et des relations entre eux est l'un des points forts du récit. La romance est également assez bien amenée. En revanche, j'avoue que j'ai déjà connu beaucoup plus attachant niveau personnage, mais ce n'est pas trop un problème.

L'univers était quant à lui très bien approfondi et exploité. Ce fut un véritable plaisir de découvrir le monde ottoman qui est assez peu vu dans le Young Adult, et la culture m'a aussi parue très bien mise en avant.

And I Darken promet sang et batailles, mais ne vous attendez pas non plus à de la violence à gogo : tout est bien mesuré et il n'y a rien de gore (en tout cas, il ne m'a pas semblé...) ; il s'agit surtout de passions et de lutte pour le pouvoir. J'ai aussi beaucoup aimé qu'il n'y ait ni méchants ni gentils : les personnages comme les évènements sont toujours justifiés et nuancés. Cependant, même si le rapprochement peut être fait avec des chefs-d'oeuvre comme Game of Thrones, je vous conseillerais quand même de ne pas mettre la barre si haute au risque d'être déçu.

En conclusion, ce premier tome de The Conqueror's Saga a été une très bonne lecture, avec des personnages et un univers bien exploités et approfondis qui m'ont permis de découvrir une culture différente ; malgré quelques longueurs et des difficultés à rentrer dans l'aventure au début. Il me tarde désormais de découvrir la suite des aventures de Lada et Radu!

Ma note : 4/5

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