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dimanche 28 janvier 2018

La Quête d'Ewilan, Version BD - Pierre Bottero, Lylian, Laurence Baldetti

« L’imagination est une dimension. Les innombrables chemins qui la parcourent sont les spires. Ceux qui les empruntent sont les dessinateurs. Ils peuvent rendre réel tout ce qu’ils imaginent »


Ewilan & Ellana sont les héroïnes qui ont bercé mon enfance. J'ai lu leurs aventures très tôt, et je serais toujours admirative de Pierre Bottero pour avoir créé de tels modèles ainsi qu'un aussi bel univers que celui de Gwendalavir. Aussi, quand j'ai appris que la saga avait été adaptée en BD, il fallait que je tente de les lire, même si je ne suis pas une très grande lectrice de tout ce qui penche côté graphique. Pour l'instant, je n'ai lu que les trois premiers tomes, mais je vous propose mon impression globale de ceux-ci.

D'abord, comme il s'agit de courtes bandes dessinées d'une soixantaine de pages chacune, il faut évidemment s'attendre à faire des sacrifices au niveau des explications et des scénarios. Lylian fait le choix de faire l'impasse sur certaines choses et c'est compréhensible ; par contre, cela veut dire que si vous n'avez pas lu les romans avant, vous avez peu de chances d'apprécier votre lecture.

Les illustrations de Baldetti possèdent quant à elles un style et un charme particulier que j'ai plutôt bien aimé, même si je n'ai pas non plus eu un gros coup de coeur. Il arrive que certains dessins paraissent un peu faits à l'arrache, et les visages des personnages prennent parfois des tournures étranges, mais on passe facilement outre.

Pour tout ce qui est du reste, il s'agit de l'histoire en elle-même et des personnages, et comme je l'ai déjà dit, il s'agit d'un classique de mon enfance ; alors évidemment, j'ai adoré replonger dans ce monde magique, redécouvrir la plume de Bottero accompagnée de belles illustrations qui restent fidèles aux romans, et j'ai donc apprécié pouvoir enfin visualiser clairement ce que j'ai pu lire il y a des années.

Si vous êtes comme moi de grands fans de Bottero, Ewilan et Ellana, je vous conseille beaucoup de tenter de lire ces BD, même pour ceux qui ne sont pas friands de dessins. En revanche, pour ceux qui n'ont pas encore lu les chefs-d'oeuvre que sont les romans de Pierre Bottero : 1) lisez-les! et 2) si vous choisissez de vous aventurer dans les BD sans avoir lu les livres, à vos risques et périls!


Ma note : 3/5

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samedi 27 janvier 2018

Nil, tome 2 : Les Secrets de Nil - Lynne Matson

Après l'évasion de Charley et Thad, Rives devient le Leader de la Cité sur Nil. Skye, une mystérieuse nouvelle sur l'île, fait son apparition et se révèle d'une grande aide pour résoudre les secrets que Charley avait laissé sans réponse. Mais tous les deux, parviendront-ils à détruire Nil avant qu'elle ne s'immisce dans leurs têtes?


Le premier tome de cette trilogie bien connue ne m'avait pas convaincu des masses, mais la fin restait assez ouverte pour me donner envie de continuer l'aventure. Comme je n'avais cependant pas de grandes attentes pour ce deuxième volet, il est pour moi ni une déception, ni une belle révélation

Le véritable problème de ce livre à mes yeux est le même que pour le précédent : les personnages sont beaucoup trop idéalisés et parfaits. Leur manque de réalisme empêche pour moi toute forme d'identification ou d'attraction, or j'attache une grande importance aux personnages dans mes lectures. Pour être honnête, Skye est simplement une Superwoman aux physique et mental parfaits et Rives n'est pas en reste. C'est très dommage car je pense qu'ils avaient en eux-mêmes un bon potentiel.

De même, la romance est irréaliste. Coup de foudre, couple parfait, ils ne se connaissent que depuis deux heures mais ne peuvent déjà plus se passer l'un de l'autre...et il n'y a évidemment aucun suspens de ce côté-là.

Pour ce qui était des révélations, rien de bien ébahissant. Le scénario contient pas mal d'action, mais rien de très surprenant et il n'était pas non plus très bien rythmé à mon goût.

Si la traduction reflète bien l'écriture de l'auteure, alors je ne peux pas dire que j'en suis fan. Je ne veux pas que cela paraisse comme une insulte, car elle n'était pas mauvaise, mais c'est plus le genre de plume que je verrais dans un livre pour les 9-14 ans que pour les adolescents et jeunes adultes.

Malgré tout, ce n'était pas trop lourd, l'ambiance était plutôt agréable (et j'avais bien besoin d'un voyage sur Nil quand il y a un aussi mauvais temps) et le livre était facile à lire, relativement assez addictif passé un certain point ; j'ai donc lu ce second tome assez rapidement.

En conclusion, ce deuxième volet n'est ni plus ni moins bon que le premier ; Les Secrets de Nil a été une lecture qui ne me laissera pas grands souvenirs mais qui n'était pas non plus mal. Ajoutez cela au décor, vous avez la lecture de plage parfaite! La fin laisse encore quelques questions sans réponses, si bien que je pense quand même lire la conclusion quand je le pourrais.

Ma note : 3/5

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samedi 23 décembre 2017

Half Bad, tome 1 : Traque Blanche - Sally Green

Dans un monde qui coexiste avec le notre, sur la même planète, mais dont nous n'avons pas conscience, on nait soit du bon côté, soit du mauvais. Mais Nathan, lui, est né à la fois sorcier blanc et noir. Sa différence pousse son propre clan à se retourner comme lui et à tenter par tous les moyens de contenir son potentiel. Emprisonné et torturé pendant des années, lorsqu'il parvient enfin à s'échapper, il n'a qu'un but : échapper aux sorciers blancs et enfin retrouver son père, tristement célèbre sorcier noir et meurtrier.


Très tentée par le résumé mystérieux et les bons avis que j'ai vu passer sur cette trilogie, je me suis enfin lancée. Si je n'appellerais pas cela une mauvaise lecture, je lui trouve tout de même un peu trop de défauts pour pouvoir dire que ce roman rencontre mes attentes, peut-être un peu trop élevées.

D'abord, le récit m'a parut étrangement assez brouillon au niveau de la structure. La majorité du roman est très longue et quand j'ai enfin cru que la véritable action allait démarrer, j'ai été déçue. Finalement, on aurait plus dit un scénario de second tome de trilogie plutôt que de premier. Malgré tout, les choses s'accélèrent vers la fin et parviennent à combler un peu le manque d'action du début.

Les personnages, quant à eux, sont plutôt sympathiques, mais assez clichés pour la plupart. Un héros tiraillé entre le bien et le mal en lui, une méchante sorcière qui vit en autarcie et mange les petits enfants, des sorciers qui se font passer pour les gentils mais sont en fait les méchants, et une copine "pure", gentille, qui ne voit que le bon dans les choses...Au final, aucun ne m'a parut très attachant. En revanche, Nathan, son côté torturé et l'ambiance du bouquin m'ont vaguement rappelé Kaleb, de Myra Eljundir.

La construction du monde des sorciers et son fonctionnement m'a parut assez bancale et pas assez exploité, mais sachant qu'il s'agit d'un premier tome, je suis plus indulgente et j'attendrais de voir la suite. L'écriture de l'auteure est quant à elle assez sobre, simple à lire, et permet donc de surmonter les longueurs des trois premiers quarts du roman plus ou moins facilement.

En conclusion, ce premier tome d'Half Bad ne propose ni grand chose de très original, ni des personnages très attachants, et il peut arriver au lecteur de s'ennuyer pendant le récit, mais la fin parvient à rattraper tout cela et à donner envie de continuer la trilogie. Personnellement, malgré le manque d'attachement que je reproche au livre, j'ai tout de même très envie de connaître la suite des aventures de Nathan (et ce qu'il advient de Gabriel, je l'avoue).

Ma note : 3/5

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dimanche 15 octobre 2017

La 5e Vague, tome 2 : La Mer Infinie - Rick Yancey

Cassie, Ben, Ringer et les autres ont échappé aux griffes de Vosch, mais la 5e Vague est toujours sur le chemin. Comment sont-ils sensés survivre et en même temps déjouer les plans d'entités extraterrestres millénaires pour détruire le minuscule pourcentage restant de l'humanité?


Bien que n'ayant pas beaucoup apprécié le premier tome de cette célèbre trilogie young adult, j'ai quand même décidé de lui donner une seconde chance avec le tome suivant, malgré avoir vu passer des avis pas très positifs. Au final, je vais m'ajouter à cette masse : je n'arrive toujours pas à comprendre l'engouement autour de cette saga. La Mer Infinie est l'un des seuls livres que j'ai sérieusement songé à abandonner, et bien que je ne l'ai pas fait, j'aurais quand même mit presque six mois à le lire, pour finalement survoler les trois quarts, histoire d'en être débarrassée.

Ce qui m'a frappée presque dès le début, c'est le nombre bien trop important de monologues intérieurs, qui en deviennent très répétitifs. Ajoutez à cela que les personnages qui nous font part de leurs visiblement nombreuses idées sont des personnages puérils, tout à fait agaçants, pas attachants du tout et vulgaires, et vous obtenez un récit quasiment insupportable à lire. 

Le problème, je pense, vient du fait que l'auteur est un homme qui écrit les points de vue de femmes qui sont loin d'être de sa génération : je ne dis pas que ça ne peut rien donner de bon, puisque je lis avec plaisir beaucoup d'autres young adult écrit par des hommes qui ne sont pas de "jeunes adultes", mais ici, ça ne fonctionne pas. Rick Yancey tente d'imiter les comportements et le vocabulaire des jeunes d'aujourd'hui, mais échoue presque lamentablement. Cependant, je ne voudrais pas tout rejeter sur l'auteur, car je m'interroge également sur la qualité de la traduction...

Ce n'est pas tout : je ne suis pas là pour démonter les livres que je chronique, et d'ailleurs ça m'arrive rarement de le faire, mais il faut bien que je donne mon avis, même s'il est négatif. Donc voilà : tout m'a paru irréaliste, invraisemblable et totalement insensé et incompréhensible (même pour de la science-fiction, qui n'est pas bien sûr pas faite pour être réaliste). Entre un type qui perd dix litres de sang mais continue à se battre, et un autre avec une cheville brisée qui trottine tranquillement dans la forêt pendant des jours, on est gâtés.

La seule chose qui m'a retenue de mettre une seule étoile à ce livre, c'est la deuxième partie, avec le point de vue de Ringer, qui s'est révélée un peu moins agaçante que les autres, et dont le récit était légèrement plus intéressant.

Pour ce qui est de l'action : j'avoue que je ne sais même pas quoi en dire, puisque je ne suis à aucun moment rentrée dans l'univers, alors l'action me passait un peu au-dessus de la tête. En tout cas, il se passait rarement quelque chose d'intéressant dans toute la première partie.

Pour conclure, je n'avais déjà pas beaucoup d'espoirs pour La Mer Infinie, mais ce second tome n'a même pas su rencontrer mes attentes. Je doute fortement de lire la suite car les réponses à mes questions (sachant que je n'ai déjà pas compris grand-chose) ne valent probablement pas que je me fatigue à lire les quelques centaines de pages du troisième tome, si elles doivent être aussi ennuyante que celui-ci.

Ma note : 2/5

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mardi 10 octobre 2017

Even The Darkest Stars, tome 1 - Heather Fawcett

Kamzin est la fille cadette de l'Aîné d'Azmiri, un petit village perdu au nord de l'Empire, près des grandes montagnes des Aryas et du Nightwood, la demeure des sorciers, créatures sauvages et maléfiques. Elle rêve d'aventure, d'explorer des contrées inconnues à l'autre bout du monde. Quand River Shara, l'Explorateur Royal, débarque dans le nord pour entamer ce qui pourrait être sa plus périlleuse aventure jusqu'à maintenant, Kamzin y trouve sa chance pour enfin quitter Azmiri et devenir une glorieuse exploratrice. Mais au fil des quelques semaines que vont prendre l'expédition, elle va être confrontée à de nouveaux mystères dont les réponses pourraient remettre en question le monde qu'elle connaît.


[Livre lu en VO]

Soyons honnêtes : je n'aurais probablement jamais ne serait-ce que jeter un coup d'oeil à ce livre, à peine sorti, s'il n'avait pas été le choix de la Fairyloot de Septembre "All That Sass". Et je peux vous dire que si j'étais passée à côté de ça, j'aurais loupé beaucoup de chose : Even The Darkest Stars s'est révélé être un gros coup de coeur inattendu.

Even The Darkest Stars, c'est avant tout un monde de fantasy original extrêmement bien construit, qui s'inspire des régions montagneuses de l'Himalaya et du Tibet comme décor et culture, et qui possède une mythologie composée principalement de shamans, de familiers et de mini-dragons qui font office de lanternes. C'est l'ambiance qui fait tout le charme du bouquin : on se voit bien le lire le soir, pour nous rappeler les récits qu'on raconte au coin du feu.

Ce roman est principalement un roman d'aventure et de voyage, ce qui veut dire que l'action est très bien répartie, tout le temps à petite dose au bon moment, sauf à la fin où tout s'accélère. Cela veut aussi dire que malheureusement, si vous êtes un grand fan d'action à gogo, je doute que vous y trouviez votre compte. 

En plus d'un scénario très bien structuré, Even The Darkest Stars possède aussi de nombreux autres points positifs, notamment ses personnages : d'abord, Kamzin est une très bonne héroïne, pas trop clichée et relativement badass, et surtout très attachante. Quant à River...il a déjà trouvé sa place sur ma liste de bookboyfriends! Et c'est définitivement grâce à lui que ce livre a obtenu une place dans une box qui s'appelle "All That Sass".

Quant à la romance, on a le droit à un discret triangle amoureux ; mais rassurez-vous, même si c'est un peu cliché, ce n'est pas niais du tout (sinon je n'aurais même pas fini ma lecture). De plus, j'ai tellement apprécié les personnages que ça ne m'a pas dérangé du tout.

Enfin, la plume était parfaite, addictive et tout à fait adaptée au récit : légèrement poétique, sans en faire trop, elle était simple et donc facile à lire, même en anglais. Even The Darkest Stars est donc assez abordable au niveau de la langue, si vous souhaitez le lire mais que vous ne maîtrisez pas tout à fait l'anglais. En revanche, la plume a eu beau m'embarquer dans l'univers, je suis assez fière de moi car j'ai réussi à deviner une grosse révélation dès le début...encore mieux : comme je n'en était pas sure, ça n'a absolument rien gâché, au final.

En conclusion, Even The Darkest Stars est un livre de fantasy YA qui a su me surprendre et me convaincre par une atmosphère originale, des personnages attachants et un scénario très bien mené. Et évidemment, ça va être un véritable calvaire d'attendre une année entière pour lire la suite. 

Ma note : 5/5, coup de cœur

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samedi 29 avril 2017

Traqué, tome 2 : Libérez le prédateur qui est en vous - Andrew Fukuda

Gene, Sissy et les garçons sont parvenus à échapper aux griffes de leurs prédateurs, mais leur menace plane toujours alors qu'ils atteignent enfin la Mission. Ils vont vite découvrir qu'il ne s'agit pas de la Terre promise par le Scientifique, qui semble d'ailleurs manquer à l'appel...Les mystères s'accumulent au fur et à mesure que l'origine des monstres est dévoilée, et Gene, toujours hanté par le souvenir d'Ashley June, s'interroge sur l'existence de la fameuse Terre promise.

Je referme ce livre avec un goût amère sur la langue, contrairement à de nombreux autres lecteurs. Ce n'est pas vraiment de la déception, car le premier tome ne m'avait pas non plus paru magistral, et comme cela fait bien un mois que je bloque sur le début, je ne m'attendais pas à une fin géniale. 
Le suspense est la seule chose positive présente dans ce livre et peut-être ce qui m'a poussée à enfin le finir : j'avais quand même envie de savoir ce qu'il allait se passer, d'où venait les monstres, ce genre de choses, même si c'était prévisible, pour la dernière.
Au niveau des absents, on a par exemple le charisme des personnages, beaucoup trop lisses, trop honnêtes, fades en somme : les parfaits petits héros pour Gene et Sissy, les gamins exécrables pour Epap et ses copains, les pervers dégoûtants pour Krugman et les anciens. Manquant à l'appel, il y a aussi la jugeote desdits personnages. Au fil du récit, et plus particulièrement à la fin, je n'ai fait que rager : une personne a l'intelligence de laisser des instructions précises pour sauver l'humanité, mais bien sûr, personne ne pense à les suivre. L'alchimie de Gene et Sissy, pour moi, c'était pas ça non plus et je préférais Ashley.
Le scénario est super lent au début, tourne et retourne à partir de la moitié à la guise des décisions débiles de nos chers héros, et je n'ai pas du tout accroché, même si j'avoue avoir dévoré la seconde moitié en une soirée (c'est dire par rapport au mois que j'ai passé sur le début...). La plume ne m'a pas non plus convaincue.
C'est dommage car l'idée de base n'est pas mal, les retournements de situations ont parfois su me surprendre, et c'est peut-être pour cela que je lirais potentiellement le troisième et dernier tome.
En conclusion, ce second tome n'est sûrement pas ce que j'appellerais une bonne lecture, car il possède beaucoup trop de défauts qui ne peuvent pas être compensés par les rares points positifs.

Ma note : 2/5

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samedi 11 mars 2017

Seuls au monde, tome 1 : Les Rescapés du Greenway

L'apocalypse débarque aux Etats-Unis au moment où les écoliers de Colorado Springs sont en route pour les cours. Par chance (si on peut appeler ça comme ça), ils parviennent à se réfugier dans un supermarché. Alors qu'à l'extérieur, le glas semble avoir sonné pour tout le monde, avec des catastrophes à la chaîne, les enfants et les ados, à l'abri dans le Greenway, doivent s'organiser pour espérer survivre, en sachant que tous ceux qu'ils aiment ne sont peut être plus.

Pour Seuls au monde, c'était assez mal parti. J'avais envie de le lire depuis un petit moment, mais au moment de me lancer, je suis tombée sur une critique pas très flatteuse et ça m'a un peu retenu. Malgré tout, ce n'était au final pas du tout un mauvais bouquin, quoique pas exceptionnel non plus. 
Il ne s'agit en fait pas à proprement parler de survival, puisque c'est un groupe d'une quinzaine de gosses qui s'enferment dans une espèce de Walmart et montent une sorte de petite société, à la Sa Majesté des Mouches, mais pas sur une île. Niveau scénario, on a vu mieux mais ça restait intéressant, il se passait assez de choses pour nous donner envie de continuer à lire.
Les personnages, c'est une autre paire de manche. Je n'ai jamais apprécié les enfants en littérature, et alors là clairement, avec des gosses écris pour être exaspérants, il y en a certains pour qui les baffes se perdent (Chloe, Batiste...). Même certains ados sont exécrables au début, mais ça change petit à petit. Au final, les personnages ne sont pas super attachants ni rien, mais ils sont très supportables. Petit malus cependant : bien que ce soit écrit par une femme, les filles sont un peu mises de côté, et ressemblent parfois plus à des pots de fleurs ou des nounous qu'autre chose.
Ce qui m'a le plus dérangé au début, ça a été le manque de sentiments. "C'est l'apocalypse? On a failli mourir? Tous les gens que nous connaissons sont peut-être déjà morts et enterrés? Tant pis, gavons-nous de bonbons!". Encore une fois, j'ai trouvé que ça a évolué au fil du récit, mais c'était très dérangeant au début. De même pour l'amour obsessionel, qui tournait parfois au malsain, de Dean pour Astrid.
Par contre, petit coup de coeur pour l'écriture d'Emmy Laybourne : encore une chose qui n'a pas su me convaincre au tout début, mais au fur et à mesure, le langage familier et le sarcasme m'est apparu tout à fait adapté à ce livre. De plus, la plume était très fluide et s'est révélée addictive à la fin du récit.
Bon alors par contre, le plus gros problème est sans doute les décisions prises par certains personnages à la fin. J'ai trouvé cela inutile, sans intérêt, idiot, tout ce que vous voulez. Mais je ne peux pas en dire plus!
Au final, Seuls au monde, ce n'est pas un épique récit de survival/thriller Young Adult, mais une bonne lecture à propos d'un groupe de jeunes qui tentent de s'en sortir en se serrant les coudes. Je pense que je lirais sûrement la suite.

Ma note : 3/5

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dimanche 18 décembre 2016

Le Jeu du Maître, tome 1 : La Doctrine de Mortalité - James Dashner

Dans le futur, la réalité augmentée s'est développée. Maintenant, la plupart des adolescents jouent à leurs jeux-vidéos préférés reliés à des fils, enfermés dans un cercueil. Le joueur ressent tout ce qu'il souhaite, et le bouton replay est toujours là pour rattraper le coup si vous vous loupez. 
Tout du moins, c'est ce que tout le monde pensait dans le VirtNet, jusqu'à une série de suicides étranges dans le cadre d'un jeu, qui remontent tous à une même personne : un joueur dénommé Kaine. La nouvelle ne tarde pas à se répandre : ces gens morts dans le VirtNet sont aussi morts dans la vraie vie.
Michael a vu l'une de ces personnes disparaître sous ses yeux. Il se voit alors confier une mission, qu'il doit remplir avec ses deux amis hackers, Sarah et Bryson, en s'enfonçant au plus profond du VirtNet : découvrir l'identité de Kaine, et le débusquer. Mais qu'est-ce que cette Doctrine de Mortalité que détient leur ennemi?

Après avoir lu et adoré l'Epreuve, quand j'ai vu que James Dashner allait sortir une nouvelle trilogie, en plus sur les jeux-vidéos, clairement, je me suis "oh chic". Mais petit à petit la "hype" est un peu passée, et j'ai tardé à lire ce premier tome, mais enfin voilà! Et je ne peux pas vous cacher que ce fut quand même une petite déception.
En cause, d'abord, un scénario et une intrigue trop fouillis : je suis sortie de ma lecture en... buggant. Il y avait pas mal de choses assez incohérentes, des idées qui partent dans tous les sens, on ne comprend pas tout ou alors avec trois trains de retard, l'univers est mal mis en place et exploité...Avec tout ça, impossible de rentrer totalement dans l'ambiance et de s'éclater.
Mais je n'irais sûrement pas jusqu'à dire que ce fut une mauvaise lecture : bien que je n'ai pas forcément retrouvé la plume qui m'a tant charmé dans l'Epreuve, l'écriture de James Dashner reste très fluide et très facile à lire : en une journée c'est plié sans soucis. Et puis, malgré des longueurs, mon incompréhension et des passages que j'ai jugé inutiles, il faut l'admettre  : il y a beaucoup de choses pour tenir le lecteur en haleine, tout un tas de questions sans réponses ; celles-là même qui me donnent maintenant envie de lire le second tome malgré la déception.
Niveau personnages, j'avoue qu'aucun n'est vraiment sorti du lot pour moi ; au contraire des personnes du Labyrinthe, ils n'étaient pas particulièrement attachants, et n'avaient pas vraiment d'éclat singulier. Franchement, on aurait plus des esquisses de hackers, des ados qui essaient de jouer dans le cour des grands, plutôt que de véritables héros.
Au final, ce premier tome est assez compliqué dans son intrigue et son univers n'a pas su me convaincre, tout comme les personnages. Cependant, là où je retrouve bien James Dashner, c'est dans le fait que j'ai vraiment trop besoin de réponses et que du coup, je finirais quand même par lire la suite, vu que ce livre-ci n'était pas du tout une catastrophe. Qui sait, ça pourrait bien s'améliorer dans le second tome.

Ma note : 3/5

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dimanche 13 novembre 2016

Red Queen, tome 2 : Glass Sword - Victoria Aveyard

Si il y a bien une chose que Mare Barrow sait, c'est qu'elle est différente.
Son sang est rouge, celui du peuple, mais ses capacités d'Argent, le pouvoir de contrôler les éclairs, a fait d'elle une arme que la royauté tente de contrôler.
La Couronne la traite d'aberration, d'imposteur, mais quand elle s'échappe des griffes de Maven, le prince, l'ami, qui l'a trahit, Mare découvre une chose surprenante : elle n'est pas la seule de son espèce.
Traquée par Maven, devenu un roi sans pitié, Mare se met en tête de trouver et de recruter ses semblables pour joindre son combat contre leurs oppresseurs.
Mais elle se retrouve sur un chemin mortel, et devra surtout se battre pour ne pas devenir le genre de monstre qu'elle tente de vaincre.
Se brisera-t-elle sous le poids des vies que coûte la rébellion? Ou la trahison l'a-t-elle déjà trop endurcie?

J'ai failli commencer en disant que ce livre surpasse son prédécesseur, et puis j'ai un peu réfléchi et je me rends compte qu'ils ne sont pas vraiment comparables : en lisant ce second tome, on se retrouve dans une toute autre atmosphère. Il ne s'agit plus de sauver les apparences derrière des masques de soie et d'argent, dans une gigantesque cage dorée qu'était le palais et la manipulation des nobles, mais bien de survie dans un milieu hostile qui n'épargne personne. Les masques sont tombés, Mare sait à qui et à quoi elle a à faire, et elle sait aussi ce qu'elle veut. Effectivement, elle est endurcie, et alors que j'ai pu voir quelques critiques passer, disant qu'elle était moins appréciable, plus agaçante, je ne partage absolument pas cet avis. Ces épreuves que l'on traverse aux côtés des personnages me les ont rendus encore plus attachants, et l'identification est facile. Ils vivent dans un monde fait de nuances de gris, et eux-mêmes en sont faits ; ils sont tout à fait réalistes, et j'ai adoré. J'ai même parfois tellement ressenti un sentiment d'injustice pour Mare que j'avais envie de rentrer dans les pages pour mettre une bonne claque à tous ces gens qui ne la comprennent pas.
C'est aussi grâce à ce changement d'atmosphère qu'on voit que le talent de Victoria Aveyard reste le même : sous sa plume, en toutes circonstances, les personnages et les décors prennent vie et s'animent, si bien qu'on est immédiatement plongé dans l'univers qu'elle a créé. Si un jour un film est fait à partir de ce livre, il a toutes ses chances d'être une véritable réussite.
Bon d'accord, je dois l'admettre : il a eu quelques micro-points négatifs au cours de cette lecture, parce que rien n'est parfait. J'ai adoré l'action à gogo, mais par moment elle était peut-être un peu mal gérée : trop touffue, on a parfois du mal à comprendre ce qu'il se passe. Le roman débute sur les chapeaux de roue, exactement là où on a laissé Mare et la Garde écarlate (qui d'ailleurs se révèle un peu plus dans ce tome, tout en restant mystérieuse, à mon grand plaisir), et on a directement du combat, et c'est génial, mais ensuite, pendant un moment un peu long, il n'y a rien de très très intéressant, c'est dommage, mais compréhensible : il faut remettre les lecteurs à la sauce.
Et à la fin, on nous laisse distinguer que la cause des Rouges s'étend au-delà des frontières connues, ce qu'on pouvait facilement imaginer, et ça nous laisse sur une énorme envie de connaître la suite.
En conclusion, ce second tome est, à l'image du premier, un vrai chef-d'oeuvre écrit d'une main de maître du Young Adult/Fantasy, dont je ne manquerais pour rien au monde de lire la suite.

Ma note : 5/5, coup de cœur

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samedi 10 septembre 2016

Traqué, tome 1 : Cessez d'être la proie, devenez le chasseur - Andrew Fukuda

"À dire vrai, je ne pense pas qu'il reste un seul d'entre nous. À part moi. Voilà ce qui arrive quand on est un mets délicat. Une drogue dure. L'espèce s'éteint." 

Gene est l'un des derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l'un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu'il est un humain, un "homiféré". Cela fait dix-sept ans qu'il se fond parmi ceux qui n'hésiteraient pas à le tuer s'ils découvraient sa véritable nature. 
Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l'événement. Sélectionné pour traquer les siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D'autant qu'une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu'il n'a pas le droit d'avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir.
Gene a la rage de vivre... Mais vaut-elle le prix de son humanité?

J'ai acheté ce livre en occasion sur Gibert Joseph, parce que son prix était super bas, mais du coup, il n'était pas du tout dans mes priorités de lectures, et il est resté un petit moment au fond de ma bibliothèque. Finalement, je me suis résolue à le sortir de ma PAL, parce qu'il me faisait quand même très envie. Maintenant tout compte fait, je me dis que j'ai peut-être mis la barre trop haut en voyant des commentaires tels que "superbe thriller" "frissons garantis" et autres en tout genre. Très honnêtement, il n'y a eu ni frissons ni réelles peurs, et je ne peux pas qualifier ce livre de "superbe thriller" : c'est un thriller young adult (voire ados), avec une romance sympathique et un univers un peu barré.
Avant ma lecture, j'imaginais des créatures originales et sauvages, et puis je me suis retrouvée avec des vampires un peu particuliers. La civilisation de la "nouvelle race" a des coutumes plutôt....étranges, comme se gratter le poignet pour manifester son amusement, parce qu'ils ne rient ni ne sourient pas. Il y a tout au fil des pages plein de petits détails comme cela qui étaient pour moi assez difficiles à me représenter, mais on ne peut pas nier l'originalité.
En revanche, certaines révélations étaient très faciles à prévoir, mais les derniers retournements de situation était bien écrits.
D'ailleurs, l'écriture de l'auteur est facile à lire et son style (entre le soutenu et le courant, mais très simple à comprendre pour les jeunes) était sympathique, donc les pages se sont vite tournées, et malgré un suspense par forcément phénoménal, j'avais très souvent envie de me replonger dans cette lecture pour connaître la suite lorsque je faisais autre chose.
D'autant plus que même si l'action n'est pas tellement au rendez-vous au début, on nous raconte pas mal de choses importantes et on met l'histoire en place, si bien qu'il n'y a pas de longueurs, ou alors elles sont facilement surmontables.
Pour finir, les personnages ont une personnalité plutôt profonde : Gene, par exemple, sait qu'il n'est pas l'une des créatures parmi lesquelles il vit, mais il a du mal à s'en détacher, et encore plus à se considérer réellement comme un "homiféré". Mon personnage préféré reste Ashley June, qui est très intelligente, même si elle est certes un peu trop idéalisée (super belle, super cool, super courageuse, tout ça quoi).
En somme, c'était une bonne lecture, assez originale, et avec de bons personnages et un bon style, mais un peu prévisible. Je ne manquerais toutefois pas de me procurer le second tome, parce que la dernière révélation, elle, était assez étonnante!
Je recommande ce bouquin surtout aux ados, plus qu'aux jeunes adultes.

Ma note : 4/5

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mardi 9 août 2016

La 5e Vague - Rick Yancey

"Si les extraterrestres nous rendent visite un jour,
je pense que le résultat sera semblable
à ce qui s'est produit quand Christophe Colomb
a débarqué en Amérique, un résultat
pas vraiment positif pour les Indiens..."

Stephen Hawking

Il y a quelques mois, Cassie n'aurait pas cru à ces paroles. Il y a quelques mois, Cassie Sullivan vivait tranquillement sa vie de lycéenne, avec son petit frère, son père, sa mère, et son crush sur Ben Parish, le beau gosse du bahut. Mais aujourd'hui, Cassie n'a plus de lycée, plus de famille, et plus de Ben Parish. Ils sont venus du ciel, et ils ont tout dévasté, avec quatre vagues successives, lui arrachant tout ce qu'elle avait de plus cher. Mais Cassie a fait une promesse à son petit frère, et elle compte bien la tenir, avant que la cinquième vague ne s'abatte sur ce qu'il reste de l'humanité.


Ce livre, premier tome d'une trilogie à (grand) succès, m'a conforté dans l'idée qu'il faut vraiment que j'arrête de regarder les films avant de lire le bouquin. Mais alors vraiment. Parce que franchement, dans ce petit pavé de 600 pages, la seule chose qui est censée nous tenir en haleine pendant les 400 premières pages, c'est les deux révélations chocs à venir, et non pas l'action. Malheureusement pour moi, après avoir vu l'adaptation, je ne savais que trop comment ça allait finir. Et donc, oui, la majorité de ce livre a été relativement ennuyante à lire, malgré les quelques moments d'actions et les flashbacks qui nous expliquent comment la très attachante Cassie en est arrivée là (et bien sûr, ça aussi je le savais déjà).

En revanche, passé cela, tout s'accélère, et ça remonte vraiment la barre. J'ai aussi apprécié connaître certains détails, qui bien sûr sont absents dans le film. De plus, comme je l'ai dit auparavant, Cassie, ainsi qu'Evan et Ben, sont vraiment attachants, et ça compte. Je pense que c'est surtout parce que l'auteur nous les présente réellement comme des adolescents, qui pensent comme vous et moi, et on ne s'en sent que plus proche. La lecture, très facile, est ainsi régulièrement ponctuée de "putain" et de "cul" qui détendent légèrement l'atmosphère. Mais ne vous y méprenez pas : la plume de l'auteur peut aussi parfois se révéler poétique, et j'ai beaucoup apprécié ces moments.
En somme, les longueurs du début rendent mon avis mitigé, mais je conseille malgré tout ce livre qui finit quand même par séduire, par sa plume agréable, ses personnages réalistes et attachants et son scénario intéressant (dont la perspective de l'envahisseur forcé).

Ma note : 4/5

dimanche 17 juillet 2016

Hunger Games, tome 3 : La Révolte - Suzanne Collins

Katniss Everdeen a échappé à son destin de vainqueur des Hunger Games par deux fois. Maintenant, elle est un symbole : le geai moqueur, leader de la rébellion. Mais derrière les portes fermées, Katniss est détruite et manipulée par d'autres : Coin, la présidente du district Treize qui l'a recueillie, Plutarch, le Haut Juge qui l'a faite évadée...Les Hunger Games on détruit la vie de Katniss, et lui ont arraché Peeta. Elle doit se reprendre en main, pour devenir ce que tout le monde veut qu'elle soit : le véritable geai moqueur.

Le début de cette histoire me semble à des siècles! Et non, ce n'est pas parce que j'ai vécu cette aventure au rythme de Katniss, Gale, Peeta et tout leurs petits potes, mais plutôt parce que j'ai eu un mal incroyable à lire. Cela peut s'expliquer par plusieurs choses :
J'ai d'abord eu la mauvaise idée de voir le film (les deux parties) avant de lire le livre : alors bien sûr, je sais ce qu'il va se passer, et en plus, bien que je n'ai rien contre Jennifer Lawrence, son incarnation de Katniss m'a fait détester le personnage : ça ne s'est pas arrangé avec la lecture.
Parce que oui, à chaque page, je trouvais une nouvelle chose à reprocher à Kat, mais la plus redondante, c'est sûrement le statut de victime qu'elle s'attribue dès que ça l'arrange, ainsi que sa faiblesse constante, et son égoïsme. Elle ne veut pas être le geai moqueur pour sauver des vies et donner un meilleur mode de vie à son entourage ; mais simplement pour récupérer son cher Peeta - d'ailleurs je ne vois pas tout ce que les garçons lui trouvent - puis pour sa petite vengeance personnelle. Alors évidemment, quand on déteste le personnage principal, surtout dans un livre raconté à la première personne, ça freine la lecture.
Et troisième et dernière raison : les longueurs. Franchement, sur 400 pages et des poussières, seules les 100 de la fin sont vraiment intéressantes et contiennent de la véritable action. Mais je ne parle pas de la toute fin, qui elle aurait largement put être écourtée, en tout cas à mon goût. Katniss qui fait la victime pendant quarante pages, merci, j'ai déjà donné. Non vraiment, c'était très dérangeant et ennuyant. Et ne parlons pas des deux premières parties du livre, qui est divisé en trois. Un résumé? Katniss au Treize, qui se tourne les pouces - et de temps à autres joue la victime - puis Katniss qui "mène" la révolte, se dégonfle, joue la victime, et puis finalement non, elle est repartie, et entre-temps, elle a foutu un vent au mec trop sexy pour le tocard taré.
Je sais que je dois avoir l'air sévère et peu sympathique, mais je ne peux pas m'empêcher de la détester ; malheureusement, ça arrive, et même moi j'en suis désolée. Parce qu'hormis ces points négatifs, le scénario et les idées sont sympas, beaucoup d'autres personnages paraissaient intéressants, mais sont restés inexploités, et l'écriture est fluide.
Mais je comprends que d'autres puissent apprécier, et je respecte ; malgré tout, je ne conseille pas la trilogie.

Ma note : 2/5

vendredi 1 juillet 2016

L'Elite, tome 3 : Dernière Epreuve - Joëlle Charbonneau

Cia a découvert les secrets du test.
Aujourd'hui, elle veut y mettre fin. Mais elle ne peut le faire seule. En qui peut-elle vraiment avoir confiance?
Pour le savoir, elle n'a qu'une solution : mettre au point son propre test et y soumettre son entourage.

Oui oui, finalement, il ne m'aura pas fallu longtemps pour craquer. Après les évènements forts en émotions et révélations du second tome, il m'était impossible de lire autre chose alors que la conclusion de l'histoire de Cia se trouvait dans ma pile à lire.
Et je peux vous le dire, ce dernier tome est aussi riche en révélations, émotions et action que le précédent. Toujours de la même façon, on est remis dans le bain d'une façon simple et efficace par l'auteure, les premières pages sont un peu longues si on enchaîne les tomes à la suite, mais très vite, tout s'accélère : j'ai adoré. C'est vraiment un jackpot pour cette trilogie dystopique : action à gogo, aucuns des personnages ne m'a exaspéré (enfin à part quand c'était voulu), et la philosophie un peu axée politique présente était géniale : bien construite, intelligente, avec ça, Joëlle Charbonneau m'a donné à réfléchir, autant par rapport à la Communauté Unifiée qu'à notre propre société actuelle. Comme le dit Cia lors de ses nombreuses réflexions internes, fréquentes mais pas assez longues pour devenir ennuyeuses, rien n'est tout noir ou tout blanc : le monde est fait de différentes teintes de gris. Et pourtant, pour moi, si cette trilogie devait se rapporter à l'une de ces teintes, se serait la plus claire. Je retiendrais de mes lectures de très bons moments très bien écrits, passés en compagnie de personnages intelligents comme Cia, Tomas, Raffe...Et je conseille l'Elite à tous les fans de dystopie, et même les autres, car cette série a le potentiel de séduire même les plus rebutés par ce genre.

Ma note : 5/5, coup de cœur

samedi 25 juin 2016

L'Elite, tome 2 : Sous Surveillance - Joëlle Charbonneau

Cia a survécu au Test. Elle est officiellement reçue à l’université qui forme l’élite du pays. Mais elle découvre l’enregistrement qu’elle avait fait à la fin du test, dans lequel elle racontait son expérience. Elle a du mal à croire ce qu’elle entend, surtout les doutes à propos de l’intégrité de Tomas, son petit ami. A l’université, elle intègre l’unité de sciences politiques mais elle est surveillée de près par la direction de l’université. Désormais Cia va devoir faire face à des menaces bien plus subtiles. Bien plus vicieuses. Et surtout à la plus grande d’entre elles : le doute.

Bon d'accord, j'ai craqué. Juste après avoir fini le premier tome, j'ai acheté les deux autres, et bien sûr, ils m'ont fait de l'oeil depuis mon étagère et je n'ai pas pu résister. Et première impression après ma lecture (qui s'est finie un peu trop tard hier soir) : Waouh. Encore mieux que le premier tome! Ce qui est plutôt étonnant, sachant que le second tome d'une trilogie est en général un tome de transition. Et bien cette transition ne s'est pas faite ressentir : Action à gogo, on est vite plongé dans l'univers, on se rappelle bien les faits du tome précédent, quasiment aucune longueur, sauf au tout début, mais ça c'est normal. Et l'héroïne ne m'a presque jamais donné envie de la frapper! Elle prend des décisions réfléchies, qui reflètent son sens moral très -trop- élevé, et elle est très intelligente, tout en restant humaine et pas du tout exaspérante. Les autres personnages restent très bien aussi. Mais le must qui a fait de cette lecture un mini coup de coeur, c'est cette énorme révélation à la fin. Bon ok, je n'ai pas vraiment cherché, mais quand ça m'est tombé sur le coin de la figure, je ne m'y attendais pas du tout. 
Et encore mieux, la romance ne prend pas trop de place; juste ce qu'il faut.
Le scénario est très bien mené, avec un plume addictive qui nous fait tourner les pages sans qu'on s'en rende compte. Je recommande beaucoup cette trilogie aux fans de Hunger Games, L'Epreuve, Divergente et autres dystopies, auxquelles celle-ci ressemble beaucoup sans faire du copier-coller.
J'ai vraiment hâte de m'autoriser à me lancer dans le dernier tome, et enfin voir comment Cia peut se sortir d'un pétrin pareil.

Ma note : 5/5, coup de cœur

mardi 14 juin 2016

L'Elite, tome 1 : Résilience - Joëlle Charbonneau

Oserez-vous passer le Test ?

Profil idéal :
Être déterminé. Compétent. Débrouillard.
Et avoir de parfaites connaissances en sciences naturelles. Utile pour survivre.

Objectif :
Le Test récompense à la fois les guerriers et les sages. Les candidats qui ne réussiront pas les épreuves seront éliminés dans tous les sens du terme.

Les candidats peuvent-ils renoncer à passer le Test ?
Non. Une fois le Test commencé, une seule issue : réussir les épreuves.

La sécurité des candidats est-elle assurée pendant le Test ?
La Communauté Unifiée n'est pas en mesure de divulguer ce genre de détail.

Est-il déjà arrivé que des candidats meurent durant le Test ?
La Communauté Unifiée n'est pas en mesure de divulguer ce genre de détail.


Eh oui, pour une fois je reprends le résumé officiel du livre, parce que je le trouve parfait et j'avais peur de trop en dévoiler.
Je pense que je ne vais pas à avoir grand chose à dire sur ce livre, mais je vais commencer par le scénario. Il s'agit donc d'une dystopie, qui suit plus ou moins les grandes lignes caractéristiques au genre : je veux dire par là que l'originalité n'est pas très importante : une épreuve qui oppose des jeunes, tout amateur de young adult qui se respecte en est passé par là, et plutôt deux fois qu'une. Pourtant, il y a pas mal de rebondissements de situation, de révélations (surtout à la fin), et au niveau des personnages, ils ne sont, de mon point de vue, pas niais du tout : très bon point pour moi. Certes au début on n'a pas affaire avec des guerriers, mais une fois qu'ils sont confrontés au monde réel, les personnalités se révèlent, et ils sont loins de manquer de ressources. Sournois, intelligents, meurtriers, réalistes, mais aussi parfois gentils, il y en a pour tous les goûts. N'empêche je dois vous avouer que lors de cette lecture, mes pensées ont parfois été composées à base de "fils de poney" et autre en tout genre, surtout à la fin, mais jamais envers les personnages principaux qui sont très sympas à suivre. La quatrième partie du test, qui nous est annoncée dès le début, est une épreuve de survie, et j'ai trouvé que c'était un mélange de la trilogie de l'Epreuve de James Dashner et de Hunger Games, bien sûr. J'ai apprécié le récit du début à la fin, il n'y avait pas de longueurs, et le tout écrit avec une plume sans trop de fioritures, rapide à lire, et qui m'a beaucoup plue! J'ai donc très hâte de lire le prochain tome de cette trilogie.

Ma note : 5/5

samedi 14 mai 2016

Nil, tome 1 - Lynne Matson

Par une journée tout à fait ordinaire, en Géorgie, Charley est engloutie par une vague de chaleur et lorsqu'elle réouvre les yeux, elle se retrouve nue au beau milieu d'une étendue rouge comme le sang et désertique. Mais l'île sur laquelle elle a été téléportée comme par magie ne se résume pas à cela : elle comporte aussi de magnifiques plages de sable fins, où l'on peut admirer de magnifiques couchers de soleil, des bois qui regorgent de créatures diverses et variés....Charley découvre aussi que l'île est loin d'être inhabitée, et elle fait la connaissance d'un groupe de survivants qui l'aideront à lever le mystère sur cette île paradisiaque, qui se révèle être en réalité un piège mortel : vous n'avez qu'un an, jour pour jour, pour vous échapper de la même façon que vous êtes arrivés. Sinon, c'est la mort.

Nil est un peu éloigné du livre que je m'attendais à lire : il ne s'agit pas seulement de survie et de course contre la mort. Il y a aussi de l'enquête, et beaucoup d'amour. Beaucoup trop d'amour, et beaucoup trop niais, en fait; en tout cas à mes yeux. Bien que j'ai globalement apprécié ma lecture, la présence de deux choses que je déteste dans un livre - en tout cas quand c'est maladroitement écrit - l'a un peu ébranlée : cette romance niaise comme je l'ai dit plus haut, mais aussi la perfection des personnages principaux. Charley est une nana canon et intelligente, avec toutes les qualités qu'on pourrait demander, et Thad n'est pas en reste : grand blond aux yeux bleu, athlétique, avec un esprit de leader. Et puis évidemment, quand les deux se rencontrent, c'est le coup de foudre immédiat, et ils sont les seuls à ne pas s'en rendre compte. N'importe qui d'autre à leur place se serait roulé en boule et aurait pleuré toutes les larmes de son corps jusqu'à ce que mort s'ensuive, mais eux explosent des recors au niveau courage. Ou peut-être folie. A noté tout de même, il arrive parfois que mort s'ensuive sur Nil. Cette dernière se révèle par ailleurs être une déesse de la mort. C'est la maîtresse du jeu, l'île est son plateau et les personnages qu'elle y amène sont ces pions. Ce côté-ci, avec la survie et l'exploration, m'ont séduit. Et si on passe outre la niaiserie de la relation Charley-Thad, j'ai trouvé la fin géniale, et j'ai hâte de lire la suite, car il reste quelques mystères à résoudre et je me demande bien ce que l'auteure a en réserve pour nous.
En somme, un premier tome riche en émotions, mais pas assez fortes pour moi, et pas forcément celles que j'aurais voulu.

Ma note : 3/5

mercredi 11 mai 2016

Expérience Noa Torson, tome 1 : Ne t'arrête pas - Michelle Gagnon

Noa est une marginale du système et une hackeuse de grand talent. Jusque là, c'est ce talent qui l'a maintenu en vie. Quand elle se réveille sur une table d'opération avec une cicatrice en travers de la poitrine, son instinct prend le dessus et elle parvient à échapper à un commando prêt à tout pour la capturer. Mais cette fois-ci, ses capacités ne suffisent plus, et ses ennemis paraissent la retrouver peu importe où elle se cache. Il est temps pour Noa de faire des alliances malgré elle pour espérer s'en sortir.

Depuis le bout de temps que ce livre me fait envie, le voilà enfin lu! A vrai dire, en lisant la quatrième de couverture, le mot "hackeuse" ne m'avait pas interpellé plus que ça; j'avais juste envie de lire un bon thriller. Et bien, ce livre est à la hauteur de mes attentes, avec même un bonus : le monde informatique. J'aime beaucoup quand ce genre de chose est intégré dans les romans Young Adult, et là, la tâche est exécutée à la perfection : on a vraiment l'impression que l'auteure sait tout à fait de quoi elle parle avec ses termes techniques tels que "bricker", "firewall"...Et le meilleur dans tout ça, c'est que tout nous est expliqué - au cas où un adulte passerait par là...
Ensuite, en voyant le récit à la troisième personne, pas aussi commun que la première dans les romans YA, je craignais d'avoir du mal à m'attacher aux personnages, mais pas du tout : Noa et Peter sont de véritables guerriers du Net, des battants, pas trop clichés ni trop héroïque, juste ce qu'il faut. Les autres personnages sont aussi sympathiques (enfin, ceux qui sont censés l'être, j'imagine).
Comme je suis loin d'être spécialiste en médecine ou quoi, le scénario m'a paru plus ou moins réaliste, comme les actions des personnages, et c'est toujours apprécié. Et puis, comme le dit l'auteure à la fin des Remerciements, bien que la PEMA n'existe pas - encore - dans notre monde, il y a malheureusement bien assez d'autres maladies pour la remplacer, et de même, de nombreux jeunes mis de côté par la société meurent tous les jours, la faute à pas de chance. Michelle Gagnon aborde très bien ces sujets à mes yeux et sensibilise de façon inaperçue.
Je concluerai donc en disant qu'on a là un thriller qui remplit toutes nos attentes, avec beaucoup de suspens, des personnages attachants, un bon scénario et en prime, des sujets bien renseignés, le tout écrit avec brio. Franchement, cette fin me donne envie de filer acheter le deuxième tome - voire le troisième en même temps!

Ma note : 5/5

samedi 30 avril 2016

Nom de code : Blackbird, tome 2 : Game Over - Anna Carey

Sunny, ou plutôt Lena, a retrouvé le garçon qu'elle voyait dans ses flashbacks. Après la trahison de Ben, elle s'est enfuie avec lui, mais ils savent que les chasseurs sont toujours sur leurs traces. La traque est loin d'être finie, et elle ne le sera pas tant que Lena ne les aura pas démasqués.

Le premier tome de cette duologie m'avait bien plu : un bon thriller qui nous tient en haleine, avec la particularité de la narration à la deuxième personne. Malheureusement pour moi, ce second tome n'a pas été à la hauteur du premier; ce fut une déception.
La narration n'est pas en cause : comme pour Cours ou meurs, je l'ai facilement ignorée. Le plus difficile à surmonter a sûrement été la longueur du début. Pas d'action, et les quelques révélations comme le vrai nom de notre héroïne sont sans grande importance. En fait, c'est le cas tout au long du livre : il n'y a pas de réelles révélations, ni de retournements de situations, rien du tout. Un peu de suspens vers la fin, mais rien de bien satisfaisant.
Ensuite, il y a eu la romance prévisible : plus importante encore que dans le premier tome, on se retrouve avec un triangle amoureux ennuyant et agaçant. Et puis les personnages étaient fades : Lena trouve toujours tout, on ne sait comment, mais elle est comme un Sherlock Holmes moderne; elle fait tout et sait tout. De nouveaux personnages ont été introduits, mais on se demande bien pourquoi, car ils ne sont pas du tout exploités -dommage- et n'ont aucunes réelles incidences sur l'histoire.
On peut même facilement retrouver pas mal de faux raccords, que je ne dirais pas pour ne pas spoiler, mais ce fut aussi très agaçant.
En bref, une suite et fin décevante et pour moi, loin de la bonne lecture qu'a été le premier tome.

Ma note : 2/5

mercredi 20 avril 2016

Divided - Elsie Chapman

West Grayer a laissé derrière son ancienne vie, dans l'espoir d'obtenir enfin celle douce et agréable promise par son accomplissement. Mais le Conseil n'en a pas finit avec elle. Une offre alléchante et impossible à refuser. Mais pour obtenir sa récompense, West doit replonger dans son passé. Reprendre les armes, et découvrir les squelettes dans le placard du Conseil.

Finalement, tout juste après être sortie du premier tome, j'ai décidé de replonger, histoire de toujours avoir l'atmosphère et les événements récents en tête. C'était sûrement une mauvaise idée, déjà à cause de l'overdose de ladite atmosphère pesante, et aussi parce que du coup, la première partie du livre, qui est censée aider le lecteur à se remémorer, m'a parue très longue. J'ai trouvé donc beaucoup de longueurs, et tout s'enchaîne d'un coup à la fin, pour terminer sur des révélations prévisibles et pas si "plot-twist". Le scénario n'est tout de même pas mauvais, et le "fantôme du passé" dont on nous parle dans le résumé, qui n'en est pas tellement un, m'a assez surprise.
J'ai un peu moins apprécié West que dans le tome précédent, avec sa bêtise qui est parfois en contradiction avec son intelligence, mais elle reste tout à fait supportable, et même si sa relation avec Chord est très fleur bleue, ça passe quand même. J'ai beaucoup aimé en apprendre plus sur Baer et Dyre ainsi que l'origine de Kersh (si un préquel sur les Fondateurs sort, moi je l'achète immédiatement). Par contre, si il y a bien un personnage qui m'a plus qu'insupportée et que j'avais envie de claquer à chaque minute où il était présent dans l'histoire, c'est bien Dess. Ce petit garçon sans importance qui ne m'avait fait ni chaud ni froid dans le premier tome est devenu un petit garçon sans importance totalement exécrable, avec un comportement plus qu'immature qui ne colle pas avec l'éducation difficile des enfants de Kersh.
Alors que le côté action qui m'avait beaucoup plus dans le tome un est beaucoup moins présent dans celui-ci, je l'ai ressentie durant ma lecture qui, du coup, s'est faite plus longue. Néanmoins, vu le suspense mis en place à la toute fin, j'attends avec impatience la suite.

[EDIT : il s'agit en fait d'un diptyque, ce qui veut dire pas de suite. je suis donc assez déçue, j'ai beau plutôt apprécier les fins ouvertes, celle-ci semble presque bâclée.]

Ma note : 3/5

samedi 9 avril 2016

Dualed - Elsie Chapman

West Grayer vit dans la cité de Kersh, le seul endroit au monde qui n'est pas un véritable champ de bataille, repliée sur elle-même. Pour maintenir une certaine paix, ses dirigeants ont déclaré inconsciemment une autre guerre, intérieure celle-ci. Avant ses vingt ans, chaque citoyen doit se plier à la règle: tuer son jumeau génétique, identique physiquement, mais souvent très différent moralement, élevé loin de lui.
West a quinze ans. Le système lui retire une à une toutes les personnes qu'elle aime, et elle en vient à le questionner. Malgré tout, elle s'entraîne sans relâche, et elle pensait être prête. Pourtant, le jour où sa mission lui est enfin confiée, elle s'enfuit. Durant sa cavale, la proie et le chasseur sont indistincts. Tandis qu'elle se demande si elle est vraiment à la hauteur, elle doit tout faire pour survivre. A son double, à elle-même, et à tous les obstacles sur son chemin, y compris l'amour.

Il s'agit là d'un thriller young adult bourré d'action et de sentiments, et bien sûr, je ne peux pas qualifier ma lecture de mauvaise, toutefois, je reste mitigée sur certains points.
Je n'ai pas trouvé de longueurs dans ce livre, ce que j'apprécie beaucoup. La plume de l'auteure est très agréable et plutôt facile à lire, avec ce qu'il faut de détails pour être plongé dans l'atmosphère. Le personnage de West, à qui on peut facilement s'identifier, est plutôt attachant, mais sans plus. Il y a un peu de suspens, mais il faut l'avouer, on connait l'issue de l'histoire dès le moment où on ouvre le bouquin.
Mais ce qui m'a le plus dérangé, c'est le contexte : malgré toutes les explications et justifications de l'auteure, j'ai un peu trouvé tout ça tiré par les cheveux. Durant ma lecture, il m'est arrivé de buter sur certains points, en me demandant "mais pourquoi ils/elle fait ça?". Certes, l'auteure tente de tout expliquer, mais il m'a surtout semblé qu'elle avait juste envie de faire toute cette histoire d'alter ego, de cavale, de missions, et a dû trouver un contexte convenable. C'est dommage, mais effectivement, il est difficile de prétendre pouvoir faire mieux.
Quoi qu'il en soit, j'ai bien aimé l'atmosphère, et le rythme de l'histoire, ainsi, du coup, que le livre dans son ensemble.
J'ai passé un bon moment avec West, et comme le second tome est déjà dans ma PaL, je vais sûrement le lire bientôt pour connaître la suite.

Ma note : 4/5