samedi 23 avril 2016

Young Elites, tome 2 : La Confrérie de la Rose - Marie Lu

Traître et trahie, Adelina est rejetée par tout le monde. Sa famille, ses amis, tous se sont ajoutés à la liste de ses ennemis ou de ses victimes, hormis sa sœur Violetta. A elles deux, elles veulent se venger des affronts qui leur ont été faits et elles commencent à réunir leur propre confrérie d'Elites.
Mais derrière cela, un autre dessein plus sombre se forme au fond du cœur d'Adelina. Son pouvoir la dépasse et elle devient son pire ennemi. Saura-t-elle résister à la noirceur dans laquelle elle puise sa force ou succombera-t-elle à une folie destructrice?

Comment vous dire, j'ai lu le premier tome il y a à peu près un mois de cela, et pourtant, l'attente était tellement difficile qu'on dirait que ça fait des siècles. Un bouquin sombre, à l'image de son personnage principal, au rythme haletant. Dès le début, Marie Lu a su me captiver avec une plume addictive et des personnages pas communs. Bien sûr, Raffaele est et restera toujours mon personnage préféré. Toutefois dans ce second tome, on peut apercevoir pas mal de changements de caractère, chez lui et chez les autres, mais principalement chez Adelina. Sa soif de vengeance la pousse petit à petit dans la folie, et c'est là la chose la plus importante de l'histoire : on ne suit pas le protagoniste mais l'antagoniste, au fur et à mesure de sa descente en enfer. Cela faisait bien longtemps que je voulais lire un tel livre, et maintenant que c'est fait, je ne suis pas déçue.
Avec la plume de l'auteure, on plonge immédiatement dans le décor fantastique, et on se remémore facilement les moments importants du tome précédent, sans que ça ne soit lourd. Aucune longueur -gros point positif. Et surtout, des situations frustrantes à gogo qui nous tiennent en haleine : à chaque nouvelle ligne lue, on veut savoir ce qu'il va se passer ensuite (et espérer que les dégâts causés pas Adelina vont être réparés, très vite si possible).
Un véritable coup de cœur à la hauteur de mes attentes.

Ma note : 5/5, coup de cœur

mercredi 20 avril 2016

Divided - Elsie Chapman

West Grayer a laissé derrière son ancienne vie, dans l'espoir d'obtenir enfin celle douce et agréable promise par son accomplissement. Mais le Conseil n'en a pas finit avec elle. Une offre alléchante et impossible à refuser. Mais pour obtenir sa récompense, West doit replonger dans son passé. Reprendre les armes, et découvrir les squelettes dans le placard du Conseil.

Finalement, tout juste après être sortie du premier tome, j'ai décidé de replonger, histoire de toujours avoir l'atmosphère et les événements récents en tête. C'était sûrement une mauvaise idée, déjà à cause de l'overdose de ladite atmosphère pesante, et aussi parce que du coup, la première partie du livre, qui est censée aider le lecteur à se remémorer, m'a parue très longue. J'ai trouvé donc beaucoup de longueurs, et tout s'enchaîne d'un coup à la fin, pour terminer sur des révélations prévisibles et pas si "plot-twist". Le scénario n'est tout de même pas mauvais, et le "fantôme du passé" dont on nous parle dans le résumé, qui n'en est pas tellement un, m'a assez surprise.
J'ai un peu moins apprécié West que dans le tome précédent, avec sa bêtise qui est parfois en contradiction avec son intelligence, mais elle reste tout à fait supportable, et même si sa relation avec Chord est très fleur bleue, ça passe quand même. J'ai beaucoup aimé en apprendre plus sur Baer et Dyre ainsi que l'origine de Kersh (si un préquel sur les Fondateurs sort, moi je l'achète immédiatement). Par contre, si il y a bien un personnage qui m'a plus qu'insupportée et que j'avais envie de claquer à chaque minute où il était présent dans l'histoire, c'est bien Dess. Ce petit garçon sans importance qui ne m'avait fait ni chaud ni froid dans le premier tome est devenu un petit garçon sans importance totalement exécrable, avec un comportement plus qu'immature qui ne colle pas avec l'éducation difficile des enfants de Kersh.
Alors que le côté action qui m'avait beaucoup plus dans le tome un est beaucoup moins présent dans celui-ci, je l'ai ressentie durant ma lecture qui, du coup, s'est faite plus longue. Néanmoins, vu le suspense mis en place à la toute fin, j'attends avec impatience la suite.

[EDIT : il s'agit en fait d'un diptyque, ce qui veut dire pas de suite. je suis donc assez déçue, j'ai beau plutôt apprécier les fins ouvertes, celle-ci semble presque bâclée.]

Ma note : 3/5

samedi 9 avril 2016

Dualed - Elsie Chapman

West Grayer vit dans la cité de Kersh, le seul endroit au monde qui n'est pas un véritable champ de bataille, repliée sur elle-même. Pour maintenir une certaine paix, ses dirigeants ont déclaré inconsciemment une autre guerre, intérieure celle-ci. Avant ses vingt ans, chaque citoyen doit se plier à la règle: tuer son jumeau génétique, identique physiquement, mais souvent très différent moralement, élevé loin de lui.
West a quinze ans. Le système lui retire une à une toutes les personnes qu'elle aime, et elle en vient à le questionner. Malgré tout, elle s'entraîne sans relâche, et elle pensait être prête. Pourtant, le jour où sa mission lui est enfin confiée, elle s'enfuit. Durant sa cavale, la proie et le chasseur sont indistincts. Tandis qu'elle se demande si elle est vraiment à la hauteur, elle doit tout faire pour survivre. A son double, à elle-même, et à tous les obstacles sur son chemin, y compris l'amour.

Il s'agit là d'un thriller young adult bourré d'action et de sentiments, et bien sûr, je ne peux pas qualifier ma lecture de mauvaise, toutefois, je reste mitigée sur certains points.
Je n'ai pas trouvé de longueurs dans ce livre, ce que j'apprécie beaucoup. La plume de l'auteure est très agréable et plutôt facile à lire, avec ce qu'il faut de détails pour être plongé dans l'atmosphère. Le personnage de West, à qui on peut facilement s'identifier, est plutôt attachant, mais sans plus. Il y a un peu de suspens, mais il faut l'avouer, on connait l'issue de l'histoire dès le moment où on ouvre le bouquin.
Mais ce qui m'a le plus dérangé, c'est le contexte : malgré toutes les explications et justifications de l'auteure, j'ai un peu trouvé tout ça tiré par les cheveux. Durant ma lecture, il m'est arrivé de buter sur certains points, en me demandant "mais pourquoi ils/elle fait ça?". Certes, l'auteure tente de tout expliquer, mais il m'a surtout semblé qu'elle avait juste envie de faire toute cette histoire d'alter ego, de cavale, de missions, et a dû trouver un contexte convenable. C'est dommage, mais effectivement, il est difficile de prétendre pouvoir faire mieux.
Quoi qu'il en soit, j'ai bien aimé l'atmosphère, et le rythme de l'histoire, ainsi, du coup, que le livre dans son ensemble.
J'ai passé un bon moment avec West, et comme le second tome est déjà dans ma PaL, je vais sûrement le lire bientôt pour connaître la suite.

Ma note : 4/5

lundi 4 avril 2016

In The End - Demitria Lunetta

Après s'être enfuie de New Hope, abandonnant Baby, afin de sortir du radar du Docteur Reynolds, Amy reprend sa vie en autarcie dans l'Après avec un but : retrouver Baby. Pour cela, elle doit se rendre à Fort Black pour trouver le frère de son amie Kay qui pourrait l'aider à sauver sa sœur. Mais arrivée là-bas, elle est confrontée au mode de vie particulier de ces survivants, très différent de New Hope. Avec l'aide du peu de personnes bien intentionnées qu'elle trouve, comme Jacks ou Brenna, elle devra se débrouiller afin de mettre la main sur Ken, qui semble être un véritable fantôme. La recherche n'en est que plus pressant lorsqu'Amy apprend que Baby est plus en danger que jamais, tandis que le Docteur Reynolds est bien décidée à la neutraliser et que de nouveaux ennemis veulent la peau de la jeune femme.

Comme le tome précédent, In The End est composé de trois parties : les deux premières se passent à Fort Black, tandis que la dernière prend place à New Hope (ben non c'est pas un spoiler, on sait très bien que quoi qu'il arrive, il faudra y retourner).
Tout d'abord, l'atmosphère pesante de Fort Black était extrêmement bien réalisée par l'auteure. Tandis qu'on enchaîne révélations sur révélations, Demitria Lunetta garde un rythme endiablé au niveau de l'action, de quoi me réjouir. Dans cet endroit où la loi du plus fort règne, on découvre de nouveaux personnages très différents de ceux que l'on connaissait déjà.
D'abord du côté des "gentils", on a Jacks et Brenna. Cette dernière est une fille bien particulière, vu qu'en fait c'est pas trop une fille. J'ai adoré son caractère de battante, mais en revanche, j'ai été très déçue que sa relation amoureuse ne soit pas approfondie. Et puis Jacks. Torturé par la mort de sa petite sœur, bousculé par l'apocalypse, même si il a survécu par pure chance, c'est un débrouillard très charismatique qui fait tout son possible pour aider et protéger Amy (bien qu'au final, ce soit plutôt l'inverse). J'ai aussi adoré son personnage et sa relation avec Amy.
Du côté des "autres" (ils ne sont pas tous vraiment "méchants", mais la plupart ne méritent définitivement pas le titre de "gentil"), il y a Tank le psychopathe pédophile, son acolyte Peter (pas très exploité mais moi ça me convient, un psychopathe à la fois s'il vous plait-merci), mais aussi le Surveillant (un personnage qui représente bien les opportunistes très communs à notre société) et Doc. Pour Doc, je suis plutôt conflictuelle. Il appartient ni aux méchants ni aux gentils, on pourrait juste dire que c'est un pauvre type qui n'a rien à faire là et qui subit.
J'ai trouvé que tous ces personnages apportaient une grande diversité au diptyque, qui jusque là s'est restreint à représenter des héros et des méchants qui contrôlent le reste du commun des mortels (à savoir la population de New Hope). Grâce à ça notamment, au fil de la lecture, on ressent plus d'émotions différentes que celles recherchées dans In The After, selon moi; et c'est un bon point.
Quant à Amy, si parfois l'héroïne en vient à m'agacer, là ça n'a pas été le cas. Ses réactions étaient plus ou moins réalistes (ce à quoi j'attache beaucoup d'importance) quoique très héroïques, et elle reste en fait la même que dans le premier tome. Par contre, je n'ai pas apprécié Baby comme j'ai pu le faire dans In The After, dommage car elle était sûrement destinée à être très attachante.
La fin était satisfaisante, probablement pour tous les goûts, sans s'étendre dessus pour ne pas spoiler.
Quoi qu'il en soit, je recommande beaucoup de diptyque passionnant centré sur la dystopie et l'action, avec un brin de "zombies".

Ma note : 5/5